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Pour Renaud Emond et Marcus Coco – à une échelle moindre pour le Belge toutefois – l’aventure jaune et verte a commencé par une galère, une blessure les coupant d’entrée dans leur élan. Les revoilà, alors comptez sur eux pour se donner à 100% dans cette prépa’. Car clairement, ils afficheront l’ambition de s’inviter dans la rotation. Voire dans la peau de titulaires ?

La page 2019-2020 désormais tournée, Marcus Coco et Renaud Emond peuvent enfin se projeter.
Débarquer dans un nouvel environnement nécessite évidemment un temps d’adaptation. Alors, s’acclimater devient épineux lorsque l’on a à peine eu le temps de faire les présentations…
Victime d’un coup du sort avec une rupture des ligaments croisés en ouverture du championnat en août dernier, Marcus Coco a dû prendre son mal en patience. Son retour à la compétition, espéré au printemps, a même dû être ajourné. Après une saison blanche, le numéro 8 nantais (lié au club jusqu’en 2023) le sait : son comeback sera scruté, à la hauteur des espoirs placés en lui.
« Espoir », c’est d’ailleurs le terme qui revient régulièrement le concernant, puisqu’à 24 ans, le Guadeloupéen affiche déjà un CV gonflé (130 matches de L1, 8 buts) et a côtoyé la fine fleur du football tricolore (Rabiot, Tolisso, Kimpembe, Pavard etc.), au fil de ses 17 sélections en équipe de France… Espoirs !
Rapide, percutant, bon dribbleur, l’ailier aura clairement une carte à jouer pour s’inviter régulièrement dans le onze… et au passage retrouver sa complicité technique avec Ludovic Blas, son alter ego à Guingamp. Pour Gourcuff, ce retour est quasiment synonyme de recrutement, le coach se voyant doté d’une nouvelle arme pour animer son dispositif offensif, à commencer dans les couloirs. Pour alimenter par exemple… Renaud Emond, en pointe ?

Emond, taillé pour le costume ?

Arrivé dans un relatif anonymat en janvier dernier (contrat jusqu’en 2022), le Belge est également sorti de sa zone de confort, en franchissant la frontière. Mobile, il avait signé son baptême du feu à La Beaujoire par un but, en trompant avec opportunisme Lopes d’une tête coupée, face à l’OL en 16e de finale de Coupe de France (défaite 3-4). Encourageant, sauf que derrière, l’ancien finisseur du Standard de Liège a notamment laissé passer l’occasion…. de mettre définitivement le mur jaune dans sa poche, en témoigne un duel décisif manqué face à Keylor Navas, lors de la réception du PSG (1-2). Une blessure au mollet est ensuite venue le contrarier, avant la fin de saison que l’on connait. Évidemment, il est trop tôt pour juger sur pièce, mais le board nantais prospecte depuis des semaines pour dénicher la perle rare, le recrutement d’un numéro 9 étant jugé prioritaire. On le sait, Kalifa Coulibaly n’est plus vraiment en odeur de sainteté et devrait s’envoler si un deal acceptable était trouvé. Quant à Emond, il n’aurait pas encore totalement convaincu Gourcuff, pas forcément à l’initiative de sa venue l’hiver dernier. Toutefois, le Belge aura des arguments à faire valoir : sa taille (1, 86m), son habileté dans la zone de vérité, ou encore son sens collectif. Emond en a conscience : dans les semaines à venir, il devra vraisemblablement composer avec la concurrence. A 28 ans, il semble toutefois en pleine maturité pour exister. Et booster – enfin - le visage offensif nantais ?

Edouard Chevalier, avec Amélie Viaud, Hugo Meyniel et Edouard Bouvet