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La crise liée au COVID a évidemment impacté tous les clubs et associations sportives, mais le secteur féminin risque de connaître des dommages collatéraux encore plus profonds. S’adapter et ne pas laisser les écarts se creuser : Dame de Sport et sa présidente Emilie Séry sont bien décidés à agir tout terrain !

La crise liée au COVID a évidemment impacté tous les clubs et associations sportives, mais le secteur féminin risque de connaître des dommages collatéraux encore plus profonds. S’adapter et ne pas laisser les écarts se creuser : Dame de Sport et sa présidente Emilie Séry sont bien décidés à agir tout terrain !

Pour Emily Séry, la présidente de l’association DDS, les 8 semaines de confinement synonymes de silence radio dans la sphère sportive, doivent désormais laisser place à un horizon plus dégagé. « Dès le déconfinement, plusieurs structures ont pris contact avec nous pour savoir quelles actions pouvaient être menées. Bien évidemment, sans calendrier de reprise ou de lisibilité concernant les championnats, tout se retrouve en attente. Pour beaucoup de clubs, se pose également la question des reconductions de partenariats... »

Si Dame de Sport n’a pas été impacté dans ce registre, la première question a justement été de savoir comment animer, faire vivre des partenariats, si aucune action ne pouvait se tenir. Alors, puisque le mot d’ordre durant tout le confinement et au sortir de cet épisode sanitaire aura été « adaptation », DDS s’est totalement inscrit dans cette mouvance.
« Il fallait repenser nos actions, déterminer une façon de les mettre en place autrement. Forcément, cela comporte des limites dans l’animation sportive, mais on doit envisager toutes les possibilités dans un tel contexte. Une chose était de toute façon évidente à nos yeux : il était hors de question d’envisager une année sans que rien ne se passe. »

 

Et puisque le sport féminin ne se cantonne évidemment pas uniquement aux simples aires de jeu, il sera aussi question cet été d’occuper le « hors terrain ». « Bien sûr, cela ne dépendra pas que de nous, mais aussi de la façon dont les clubs vont rebondir. Comment composer avec les conditions sanitaires actuelles ? Les clubs seront-ils prêts à travailler autrement ? ».  L’avenir le dira, en attendant DDS reste d’attaque.

La preuve : cette parenthèse imposée aura permis de faire germer de nouveaux projets... et d’en faire avancer d’autres. « Dès février dernier par exemple, l’ouverture du sport à tout club ou association souhaitant nous rejoindre avait été discuté. Les statuts ont été revus et corrigés et il est désormais possible de prendre contact avec Dames de Sport pour tous les clubs représentant le sport féminin, qui souhaiterait faire la promotion de leurs activités ». Les perspectives s’élargissent donc, le socle aussi.

Le FC Nantes, nouveau club ambassadeur !

Pressentie depuis quelques mois, une nouveauté s’invite dans le panorama : les « trois mousquetaires » que sont le Nantes Atlantique Handball, le Volley Ball Nantes et le Nantes Rezé Basket seront désormais accompagnés par un quatrième acolyte, à savoir les footballeuses du FC Nantes (qui évoluent en D2 féminine). Une recrue de choix aux côtés des historiques de DDS. « Bien que tronquée, la saison 2019–2020 a permis aux filles du FC Nantes de nous découvrir et de se mettre dans le bain. Nous sommes extrêmement heureux de les accueillir officiellement. C’est un nom qui pèse énormément. Nous avions déjà des vitrines extraordinaires et je trouve qu’il n’est pas assez dit que Nantes est une véritable exception, puisque ces clubs ambassadeurs représentent la métropole à l’échelle internationale, et même en Champions League ! Leurs performances apportent une immense crédibilité et encore plus de visibilité à nos actions. Il est temps, d’ailleurs, que les clubs prennent conscience de tout cela... jusque dans les bureaux. Ils peuvent et ils doivent se soutenir mutuellement. »

 

Salaires, partenariats et médiatisation comme axes de développement du sport féminin

Une façon de soulever une problématique : aujourd’hui, le sport professionnel féminin accuse un retard cuisant sur son homologue masculin, à commencer en termes de partenariats privés. Rééquilibrer la donne est donc un leitmotiv pour DDS, qui entend aussi que les mœurs évoluent concernant les inégalités salariales et la maigre médiatisation de certaines disciplines. Mais, c’est dans son ADN, Emilie Séry ne perd jamais espoir : « Tout est une question d’éducation ! Et attention, je ne parle pas que de nos actions menées dans les écoles, les collèges. C’est également aux fédérations de prendre en compte ce travail de sensibilisation en le budgétisant, il faut aussi s’appuyer sur des dirigeants proposant un discours mettant en avant la pratique sportive féminine. On a fait récemment un constat extrêmement décevant en Ille-et-Vilaine : sur ce territoire, Saint-Grégoire Rennes Métropole Handball a été le seul à se montrer concerné, réactif aussi, alors que nous étions prêts à inscrire d’autres structures dans l’élan. Cela ne nous empêchera toutefois jamais de continuer à vouloir mettre en lumière toutes ces sportives, qui le méritent. D’ailleurs, début 2021, nous allons lancer un appel à projets, concernant les sports individuels comme collectifs, avec une enveloppe à la clé pour permettre de financer l’initiative qui nous semblera la plus porteuse. » A vos marques... Prêtes ?... Brillez !

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