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Jean-Baptiste Lecrosnier, le Nantes Basket Hermine a repris le chemin des paniers depuis 1 mois maintenant (lundi 04 août). Comment se sont passé les retrouvailles ?

 

Cela a été une reprise un peu particulière après les événements qu’on a tous vécus. J’ai retrouvé des joueurs en bonne condition physique : cela a été une bonne surprise. Mais les garçons n’étaient pas restés inactifs durant toute cette longue période. Nous leur avions donné des exercices à faire et ils s’en sont aussi donné également. Il y a eu beaucoup de plaisir à nous retrouver, énormément d’envie et d’excitation à reprendre ensemble. Nous sommes tous des passionnés.

Vous êtes à la tête du NBH pour la 3éme saison consécutive. Vous avez gardé 70% de l’effectif. Cela témoigne d’un projet ambitieux ?

Je pense qu’il est important de stabiliser les joueurs pour performer et obtenir des résultats. Ce n’est pas toujours facile d’y parvenir dans un sport où les contrats sont souvent annuels. Nous y sommes parvenus jusqu'à maintenant grâce à une volonté partagée avec les dirigeants et les joueurs. Et j’en suis très content. Il y a une vision commune sur le projet du club et je remercie notamment le Président Thierry Brochard et Audrey Sauret, le manager général de l’équipe. Sur les 30% de l’effectif qui ne sont pas restés, il y a d’une part la responsabilité de l’entraîneur qui fait des choix sur certains postes. Et celle des joueurs qui en font pour leur carrière. Petit à petit, on affine l’effectif, on apporte quelques retouches pour performer davantage. Pouvoir conserver une grande partie de son effectif, c’est aussi gagner du temps à la reprise, faciliter l’intégration des recrue et cette alchimie collective essentielle pour gagner.

Vous pouvez nous parler un peu des deux recrues ?

On a fait signer pour 2 ans un joueur espagnol, Xavier Forcada. https://www.lnb.fr/fr/prob/joueurs/xavier-forcada-A30950.html. Il nous arrive de Roanne. C’est un meneur de jeu très créatif avec une double compétence. Il peut utiliser les écrans pour lui ou sortir des écrans. Je suis très content de son arrivée et son intégration. Je le suivais depuis un moment. On a également recruté un américano nigérian, le rookie Josh Ajayi https://usajaguars.com/sports/mens-basketball/roster/josh-ajayi/8316 en provenance du championnat universitaire américain (Confédération South Alabama). C’est sa première expérience professionnelle et sa première expérience en dehors des Etats-Unis. C’est un joueur au poste de 5, de petite taille, capable de jouer en 4 également. C’est un garçon athlétique, tonique.

Vous avez fini la saison dernière précocément, avec une victoire historique en Leaders Cup et la promesse avortée de Plays-Off qui s’annonçaient passionnantes. On remet ça cette année ?

On a joué une saison satisfaisante mais qui n’a pu être menée jusqu’au bout. Au 19 mars, on avait quand même déjà joué 37 matches. C’est beaucoup. La Pro B, c’est une division très compliquée notamment sur le plan physique. Il faut donc être prêt. La qualité de la préparation est essentielle : c’est un objectif en soi. Après, l’objectif, c’est d’être présent pour le premier rendez-vous : la Leaders Cup qui commence le 12 septembre et pour le 1er match de championnat contre Lille début octobre. Etre prêt, cela veut dire gagner. Chaque match est un vrai combat. J’ai un effectif de 8 joueurs pro, avec pas mal de joueurs capables de jouer sur 2 postes. C’est une polyvalence que je souhaitais et qui nous permettra des formules plus créatives et susceptibles de gêner davantage les adversaires. La créativité est importante pour gagner. On n’est pas là pour réciter des gammes. L’objectif, c’est forcément d’abord de gagner le plus de matches possibles. Et ce faisant, faire venir un public de plus en plus nombreux.