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Le coach canadien, arrivé l’été dernier au Petit-Port, a connu la découverte des débuts, le creux de la vague aussi, avant un éclair de réussite illuminant l’hiver. Désormais, cap sur les play-offs, avec un tacticien expérimenté à la barre !

Oui, les Corsaires affectionnent visiblement de partir à l’abordage dans le dernier virage ! Toujours en ballotage fin janvier en vue de valider leur billet pour le top 8, les locataires du Petit-Port ont cravaché en fin de saison régulière, pour finalement s’adjuger une 7e place en D1 à l’arrivée, synonyme de quart de finale (lire par ailleurs). Une force de caractère soulignée par le stratège canadien Martin Lacroix, arrivé l’été dernier au chevet d’un collectif qui n’avait pas su (ou pu ?) aller chercher mieux qu’une 10e place en fin d’exercice 2018-2019.

« On a emmagasiné beaucoup de succès depuis la mi-décembre et c’est vraiment ce qui nous a permis de nous sortir de notre spirale négative. C’est bien simple, depuis Noël on a affiché le rythme d’un candidat au podium. Le premier objectif était de se qualifier en play-offs et c’est une bonne chose de faite, car on savait à quel point le challenge serait relevé dans cette division incroyablement dense. Non seulement nous avons sorti la tête de l’eau mais en plus, nous avons livré de grosses prestations en dehors de notre glace. Je pense aux 2 points pris à Neuilly (2e) mi-février, ou encore au point grappillé à Cergy-Pontoise (1er). Quand on voit que nous ne terminons qu’à 5 petites longueurs de la 3e marche du podium à l’arrivée… Pour réaliser cette dernière ligne droite, synonyme de performances, les gars se sont vraiment mis en mode play-offs. »

Des joueurs talentueux mais surtout des hommes forts

Autant dire que malgré la défaite à Marseille en clôture (0-3), le soulagement a été immense dans le vestiaire, au moment de valider une qualif’ pour les play-offs, obtenue malgré des remous. Cette « remontada » porte une signature : celle du tempérament, l’attitude des joueurs étant déjà scrutée à la loupe, lorsqu’il a fallu bâtir ce groupe, l’été dernier. « Outre évidemment le talent des joueurs, et ça on savait qu’il était indéniable, on s’est d’abord renseigné sur les qualités humaines de chacun. Et quand je vois l’issue aujourd’hui, je pense que c’est justement cette donnée qui nous a permis de relever le défi. Je ne parle pas uniquement du comportement de nos hockeyeurs les jours de match, mais de façon plus générale. Au quotidien, j’ai pu mesurer l’investissement de tous lors des entrainements, et ça, ça ne trompe pas… »

De quoi par exemple tirer un coup de chapeau à Frédéric Bergeron, Alexandre Perron-Fontaine ou Patrik Prokop, de réels leaders naturels, rejoints dans cette dynamique par des éléments comme Ondrej Martinka, « tous essentiels pour conserver le vestiaire intact. J’en ai connu des clubs dans ma vie, que ce soit en tant que joueur ou entraîneur, et je peux vous assurer que ce n’est pas toujours le cas. Ils ont réalisé un travail remarquable. Je tiens également à saluer la confiance accordée par nos dirigeants, qui n’ont jamais paniqué. Conserver le groupe choisi dès le départ a permis de calmer les troupes. Que cela soit le président, Hubert Dogemont, notre manager Bruno Maynard, ou encore Jean-Marc Rouxel (responsable des partenariats) : tous ont été incroyablement présents, un vrai soutien quotidien pour nous, en nous montrant qu’ils croyaient en cette équipe. »

 

« Un statut d’équipe désormais difficile à battre… »

Epaulés, unis, les guerriers nantais ont su se nourrir des embûches pour revenir avec insistance dans la danse. Cap désormais sur les rencontres à élimination directe, avec des ambitions légitimes… et affirmées. « Le navire a réussi à traverser la tempête sans couler. On en est ressorti plus forts, plus soudés, avec un statut d’équipe difficile à battre au moment d’attaquer ces play-offs », confirme Martin Lacroix. « Une chose est sûre aujourd’hui : nous sommes encore affamés et cela donne des envies de créer des surprises... »

 

Crédit photo : Gaëlle Louis