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La saison dernière, on aurait pu légitimement les baptiser « les Surpre’Nantes », les volleyeuses du VBN grimpant sur la 2e marche du podium en championnat, comme en Coupe de France, malgré un groupe totalement remanié et l’arrivée d’un nouveau coach. 12 mois plus tard, Cyril Ong et sa troupe persistent et signent, se positionnant cette fois comme de sérieux prétendants pour s’adjuger le sacre en Ligue A Féminine. Elles peuvent désormais compter sur un vécu commun… et sur un esprit revanchard, pour tracer leur chemin vers le succès. C’est d’ailleurs la teneur du discours de Sylvain Quinquis, le manager général du club.
 
 
Un objectif déjà validé, celui de rester Européennes, agrémenté d’une actuelle 2e place leur garantissant de l´être. Décidément, ces jeunes femmes sont comme leur coach : claires, nettes, précises « et très régulières, ce qui est plutôt satisfaisant », glisse le manager général Sylvain Quinquis, retiré des parquets depuis la saison dernière et orchestrant désormais en coulisses ce volley « à la nantaise ». « Il est très plaisant de les voir se battre, progresser, se donner autant. Au regard de cette place de dauphines et du parcours qu’elles réalisent, on se doit logiquement d’en vouloir plus. Cinq équipes vont se battre pour le titre et nous ferons partie de celles-ci (lire par ailleurs). »
Depuis deux saisons à façonner un groupe construit avec les moyens du bord, techniciens et dirigeants du VB Nantes ont tout simplement placé les curseurs à 200 % sur l’échelle des ambitions.
Aussi, l’image positive, saine, se dégageant des différentes strates du club, que ce soit sa fiabilité générale ou tout simplement l’état d’esprit véhiculé par les joueuses, ont fait évoluer les regards des observateurs. « Nous avons des dirigeants extrêmement attachés à leurs engagements, pour qui les valeurs sont primordiales. Lorsqu’une fille arrive chez nous, elle peut ressentir cette implication et cette exigence. Elle vient à Nantes car on affiche une certaine légitimité sur le plan sportif, comme en dehors. Il ne faut pas oublier que les joueuses, présentes ou passées sous nos couleurs, sont les ambassadrices du club… », ajoute Sylvain Quinquis.
 
Sylvain Quinquis : « Si l’on peut servir de tremplin, c’est fantastique ! »
La sécurité et l’épanouissement émanent donc de la philosophie prônée, à savoir d’une dimension humaine rattachée à tous ceux qui gravitent dans la sphère VBN.
Reste que l’évidence est là et la montée en puissance de cette équipe, double finaliste sur les compétitions nationales la saison passée, ne souffre d’aucune contestation : aujourd’hui, les Passion’Nantes font partie des patronnes de cette Ligue A Féminine. La recette du succès ? Elle tient d’abord à des éclosions florissantes, à l’image de celles des jeunes internationales tricolores Lucille Gicquel (22 ans) et Amandha Sylves (19 ans), affirmant tant sur les registres individuel que collectif « des potentiels ne demandant qu’à être optimisés, car elles sont assurément sur la bonne voie », assure Quinquis. « Nous avons fait des paris, Cyril (Ong, le coach) donnant sa chance à des filles qu’il estime pouvoir mener à bien les missions inhérentes aux différents postes. Si l’on peut servir de tremplin, c’est fantastique ! Nous sommes loin d’être parfaits, tout le monde garde les pieds sur terre, et comptez sur nous pour exploiter les échecs que l’on a connu en 2019 pour être encore plus fort et plus solide. »
Pour une partie de l’effectif, la frustration emmagasinée au printemps dernier ne sera donc qu’un moteur supplémentaire pour aller chercher ce titre qui fuit le VB Nantes après cinq finales nationales (2 en 2014, Coupe de France en 2016, 2 en 2019, NDLR). Une ultime marche à gravir se profile donc à l’horizon. Une tâche extrêmement ardue évidemment,
mais ce collectif nantais semble bel et bien armé pour enfin soulever un trophée. Alors Mesdames, on vous lance nous aussi un défi : rendez-vous en finale… avec le dénouement que vous savez !
Crédit photo : Gaëlle Louis