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On attendait Jean-Kévin Augustin, on ne voit que Randal Kolo Muani depuis des semaines ! Véritable révélation des Jaune et Vert, l’avant-centre enchaine les titularisations, au point d’être déjà considéré comme indéboulonnable. Dans la hiérarchie, il a doublé, voire évincé Renaud Emond et Kalifa Coulibaly. Et dans le cœur des supporters nantais, il est d’ores et déjà adopté. Zoom sur l’invité surprise de cette fin 2020.

 

Par Mikaël Berthommier et Cyril Gonet

Né en décembre 1998… comme Mbappé !
Les deux joueurs sont nés la même année, mais Kolo Muani précède le champion du monde de 15 jours (il est né le 5 décembre). Autre clin d’œil : le numéro 23 des Canaris a vu le jour à Bondy… théâtre des premiers exploits de l’actuelle superstar parisienne. Randal, lui, a débuté son aventure ballon rond au FC Villepinte (Seine-Saint-Denis), et son ascension fut moins express, la faute à un gabarit souvent jugé trop frêle. Aujourd’hui, son 1,87 mètre fait pourtant le bonheur du FC Nantes. A l’aube de ses 22 ans, l’heure de la revanche a sonné.

Sitôt revenu, sitôt sélectionné

Prêté la saison dernière à l’US Boulogne en National, « RKM » ne comptait que 17 apparitions en Ligue 1, début décembre (6 en 2018-2019 et 11 cette saison). Les qualités et les performances du longiligne attaquant ont pourtant déjà tapé dans l’œil du sélectionneur de l’Équipe de France Espoirs, Sylvain Ripoll. Le 8 octobre dernier, Kolo Muani honorait sa première cape avec les Bleuets, et dans le costume de titulaire s’il vous plait, comme son coéquipier nantais Alban Lafont (succès 5-0, face au Liechtenstein, NDLR). Trois sélections plus tard, le 16 novembre, il ouvrira même son compteur en paraphant un succès français, face à la Suisse (3-1), lors des éliminatoires de l’Euro U21 2021 de l’UEFA. Prochaine cible à atteindre pour « Kolo », les JO de Tokyo ?

Frustré par le VAR

Déjà auteur de deux buts cette saison en championnat, le néo-buteur nantais aurait pourtant pu doubler son ratio ! Des décisions arbitrales (d’ailleurs parfois très discutables…) contre Monaco, puis Saint-Etienne, ont retardé l’heure de sa première célébration. Le VAR, certainement l’adversaire qui lui a donné le plus de fil à retordre en cette première partie de saison.

Une prolongation en discussion

Sous contrat à La Jonelière jusqu’en juin 2022, Randal Kolo Muani est devenu « bankable » avec ce début de saison canon. C’est simple : depuis cet été, sa valeur marchande a été quasiment multipliée… par 10 (de 300 000 euros en août dernier à 2,5 millions d’euros aujourd’hui, selon le site transfermarkt, NDLR) ! Autre effet domino : ses performances prometteuses ont rapidement incité le board nantais à envisager une prolongation (de 3 ans ?), avec une nette revalorisation salariale à la clé. Assez pour le convaincre de rester ?

Il sait tout faire !
                                                                                                                                                                                                                          Quand Christian Gourcuff parlait de son joueur, désigné Canari du mois en octobre par les supporters nantais, il ne tarit pas d’éloges à son égard : « Je trouve sa progression épatante et il progresse match après match », révélait par exemple publiquement le coach finistérien, début novembre, en conférence de presse. « Randal a un très bon timing sur le jeu de tête, se déplace très bien, est intelligent, va vite. Techniquement, il a un registre très large. C’est justement l’harmonie de ses qualités qui le rend très intéressant ». 
Une palette évidemment encore perfectible, à l’image de ses stats, que l’on espère voir encore gonfler d’ici la fin de l’année…

CV Express

Randal Kolo Muani
Né le 5 décembre 1998 à Bondy
1,87m, 73kg
International Espoirs français (4 sélections, 1 but)
Ses stats en Ligue 1 cette saison : 11 rencontres (2 buts, 2 passes décisives), 20 tirs tentés (Nantais prenant le plus sa chance en championnat)

Le but de Randal Kolo Muani contre Brest en octobre dernier.