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HANDBALL
Le H doit se remettre la tête à l’endroit (par Gaëlle LOUIS)

Plombé par une série de quatre défaites, le H a stoppé l’hémorragie en s’imposant face à Tremblay. Avec la pandémie, le chaudron reste vide et cette situation pèse sur le moral des troupes, pour lesquelles le mois de décembre a été particulièrement rude…

S’il y a un cadeau que les Violets espéraient trouver au pied du sapin, c’est la confiance. Et quelques tubes de vitamine C, histoire de tenir le coup dans les semaines à venir. Car c’est un calendrier dantesque qui attend les handballeurs du H !

Le dernier mois de l’année 2020 a été des plus tristes pour une équipe moins tranchante, moins mobile, moins pétillante. En somme, moins « H » ! Alberto Entrerríos ne pouvait que déplorer la répétition des mêmes erreurs. Et la persistance des mêmes maux. « On a connu les mêmes problèmes que face à Paris, Zaporozhye ou Limoges, résumait l’entraîneur espagnol. On manque de lucidité. Les joueurs sont concentrés durant la semaine mais une fois que le match démarre, tout se complique. Ils se mettent en difficulté tout seuls. On fait de gros efforts pour revenir une fois, deux fois, trois fois. À ce moment-là, on craque. On est trop faibles, trop friables. On reproduit toujours les mêmes erreurs. C’est aussi une question de mental. Je vois des gars qui s’impliquent mais qui manquent de clairvoyance, d’expérience et de sang-froid. Il faut savoir calmer une action. Et ensuite bien la finir. Ce n’est pas une équipe qui manque de concentration ou d’engagement mais il y a un manque de confiance au niveau individuel et des imprécisions dans l’expression collective. »

Revenir au score, cela demande des efforts. Et la fatigue s’accumule. Cette usure apparaît de façon évidente. Le pivot Dragan Pechmalbec est sur-sollicité. Mais le garçon ne regarde évidemment pas à la dépense (d’énergie) et il avait jeté ses dernières forces dans la bataille pour boucler le programme de fin d’année face à Tremblay (32-25). « La seule issue était de gagner, soulignait après ce dernier rendez-vous victorieux l’ailier droit espagnol David Balaguer. On avait besoin de se vider la tête après plusieurs semaines compliquées. On va se remettre au travail et essayer d’éliminer peu à peu tout ce qui ne va pas. Tout ne peut pas être réglé du jour au lendemain mais nous avons été combatifs, volontaires et ça, c’est un point très positif. L’équipe ne lâche pas. On ne baissera jamais les bras. Maintenant, il faut peut-être montrer un peu plus les crocs. Je considère qu’il ne faut pas regretter ni s’excuser d’afficher trop de caractère. Certains fantômes ont peut-être rejailli à un moment donné mais ce n’est pas dans la nature des joueurs de ce groupe d’abandonner. On en veut vraiment et on tenait à le montrer. »

Une situation délicate en Ligue des champions


Le H a donc refait surface après les revers très décevants essuyés face au Motor Zaporozhye (31-32 à la H Arena, 29-28 au retour). La solidité mentale était clairement, ce jour-là, dans le camp des Ukrainiens. Une formation sans complexes et qui a implacablement tenu les Nantais en échec.

Les coéquipiers d’Aymeric Minne renoueront avec la Ligue des champions le 4 février. Ils doivent disputer leur match en retard à domicile contre les Slovènes de Celje (battus chez eux). La double confrontation face à Zagreb figure également au programme. Se pose la question de savoir si tout ce beau monde pourra boucler la phase de poules d’ici le 4 mars, ce qui est loin d’être évident… Et si toutes les équipes se retrouvaient qualifiées pour les 8es de finale ? L’EHF y réfléchit.

Rappelons qu’initialement, les deux premiers de chaque groupe étaient qualifiés directement pour les quarts de finale et les deux derniers éliminés. Avec un changement de formule, l’établissement du classement dépendra des matches non disputés et des points accordés sur tapis vert. Tout cela déterminera les oppositions en 8es de finale (1A-8B, 2A-7B, etc.). Pour le H, c’est la quasi-certitude d’écoper d’un adversaire hyper costaud mais son classement dans le groupe B ne laissait pas de doute sur la question.

On parlait plus haut d’un calendrier dantesque. Difficile d’imaginer programme plus chargé puisque 10 rencontres sont inscrites au menu du mois de février (la finale du championnat du monde aura eu lieu le 31 janvier au Caire). Certains parlent d’une hérésie mais la formation de Loire-Atlantique espère survivre à cette cadence infernale après avoir récupéré plusieurs éléments. Les retours d’Aymeric Minne, Olivier Nyokas et Alexandre Cavalcanti étaient déjà actés en décembre. Le groupe attendait de retrouver Eduardo Gurbindo, Rock Feliho, son capitaine immuable, qui a clairement laissé un vide en défense mais aussi dans les têtes lors des dernières joutes de l’année 2020, et la révélation du début de saison, Thibaud Briet, dont l’impact a terriblement manqué sur la base arrière. Testé positif à la Covid-19, ce dernier avait reçu le feu vert pour reprendre sa place mais il a été victime d’une entorse à la cheville fin novembre, lors du dernier entraînement avant de s’envoler pour Celje.
Ce repos total d’un mois n’a évidemment pas arrangé les affaires d’Alberto Entrerríos. Mais la spirale infernale de la défaite a pris fin l’avant-veille de Noël et avec la nouvelle année, il est temps de passer et de penser à autre chose. De relever la tête et de regarder droit devant.

 

Mouvements
Alexander Shkurinskiy premier de cordée

La saison était à peine lancée que les premiers bruits de transferts se faisaient entendre dans la Lidl Starligue. Le H a pris les devants afin d’assurer l’avenir de sa base arrière, en souffrance cette année. Il fallait composer avec un budget lui aussi malmené.
Un grand blond avec un jogging noir, un accent qui sent bon la Volga, un passeport qui complète la mosaïque des nationalités chez les Violets… Le Russe Vitaly Komogorov (29 ans, 1,96 m) est de retour en Loire-Atlantique. Il y avait effectué un séjour éclair en 2015-16, en provenance de Volgograd. On peut parler d’une expérience des plus mitigées mais cela n’a pas refroidi le staff nantais. Car depuis, le garçon s’est épanoui dans le championnat roumain.

Il aura de la compagnie sur la base arrière gauche avec son compatriote Alexander Shkurinskiy. L’international russe est arrivé fin décembre pour remplacer Olivier Nyokas (34 ans) qui ne fait pas partie des plans d’Alberto Entrerríos pour la saison prochaine. Shkurinskiy (25 ans, 1,93 m) évoluait dernièrement chez l’une des vieilles connaissances du H, le HC Meshkov Brest (Biélorussie).

Le départ annoncé de l’international tricolore Olivier Nyokas annonce une phase de rajeunissement. Comptez, à bâbord, sur les 21 ans de Thibaud Briet et les 24 d’Alexandre Cavalcanti, auxquels s’ajoutera donc le quart de siècle de Shkurinskiy. Crédité de solides prestations en Ligue des champions (autour de 50 réalisations par an), ce dernier se voit offrir l’occasion de briller dans l’une des ligues les plus relevées d’Europe. C’est un garçon athlétique et tranchant offensivement. Un petit vent de fraîcheur bienvenu dans un effectif qui bougera encore, à coup sûr.

Du côté des gardiens, il ne s’agit pas de remplacer complètement la paire en place. Quid de Cyril Dumoulin, nantais depuis 2016 ? Le champion d’Europe et champion du monde (36 ans) n’a pas renouvelé son contrat. Pour son comparse Emil Nielsen (23 ans), la tendance était à un départ il y a quelques mois. C’est-à-dire avant la fin de son bail de trois ans. Il faut dire que le garçon a tapé dans l’œil des grosses écuries outre-Rhin et de l’autre côté des Pyrénées, notamment le colosse barcelonais.

Mais le scénario qu’on avait connu lors de sa signature au HBC Nantes à l’été 2019 ne se répétera pas (il avait fallu débourser une coquette somme pour s’attacher les services du jeune portier à l’allure bonhomme du club de Skjern). Le Barça attendra, un éventuel tandem avec la référence Gonzalo Pérez de Vargas aussi. Nielsen, l’un des chouchous des supporters violets et de la H Arena, ne quittera la cité des ducs qu’en juin 2022.

Le natif d’Aarhus est parfaitement intégré et heureux en Loire-Atlantique, aux côtés de son compatriote Sebastian Augustinussen. Ses performances haut de gamme en témoignent.

 

 

Insolite
Pechmalbec brille en mode « jeu vidéo »

2 299 joueurs de la Lidl Starligue ont eu la joie de se découvrir dans le jeu officiel de la compétition, « Handball 21 », disponible sur PS4, XBox et PC. Un opus qui rappelle « FIFA 21 » mais à la sauce petite balle pégueuse. Ce jeu a été testé le temps d’un tournoi, du 23 novembre au 14 décembre, par les 30 clubs représentant la LNH. Il y avait un « gamer » online par club et pour Nantes, c’est le pivot Dragan Pechmalbec qui s’y est collé. Ce compétiteur dans l’âme a fait honneur à ses couleurs en portant le HBC jusqu’à la finale, après avoir sorti Billère au 1er tour et Ivry en 8es. Durant l’ultime soirée de la compétition, il a enchaîné trois victoires et remporté la finale contre l’Istréen Vasko Sevaljević. Bravo !

 

Le chiffre 0

Comme le nombre de Violets qui devaient participer au championnat du monde de handball en Égypte, du 13 au 31 janvier. Dans la liste élargie du sélectionneur tricolore Guillaume Gille figuraient le pivot Dragan Pechmalbec et le demi-centre Aymeric Minne, deux des hommes en forme du groupe d’Alberto Entrerríos. On aurait bien vu les deux Nantais se faire une petite place chez les Bleus… Dommage ! Deux anciens de la maison ont effectué le voyage au pays des pyramides : Nicolas Tournat et Romain Lagarde. Ils espéraient ramener la sélection au sommet du handball planétaire. La France avait terminé 3e du dernier Mondial, en 2019, en battant l’Allemagne 26-25. En finale, le Danemark avait dominé la Norvège 31-22.

 

Jeunes
Cinq pousses nantaises dans l’incubateur

Parce qu’il n’y a pas que l’équipe de France A, signalons que les espoirs du handball national se sont réunis à la Maison du Handball de Créteil (pour les U21) et à Thuir, dans les Pyrénées-Orientales (pour les U19), afin de préparer les Mondiaux de ces deux catégories. Ceux-ci doivent logiquement se tenir l’été prochain, respectivement en Grèce et en Hongrie, si les conditions sanitaires le permettent. Cinq pensionnaires du centre de formation du H ont pu s’illustrer durant ces stages. On espère les retrouver dans les deux groupes cet été !
U21 : Baptiste Damatrin (ALG, 29.4.2000), Lucas De La Bretèche (DC/ARG, 19.11.2001), Théo Monar (PVT, 6.6.2001).
U19 : Mattéo Fadhuile-Crépy (DC/ARG, 14.5.2002), Ernest Pineau-Rossi (ARD, 30.1.2003).