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Nîmes-Nantes 15h : Un ticket pour rester en Ligue 1 ?

Gare aux Crocos ! Adversaires directs dans la course au maintien, les Gardois ont repris du poil de la bête en s’imposant dans « une rencontre à 6 points », sur la pelouse de la lanterne rouge dijonnaise, mi-février (2-0). Depuis l'arrivée du nouvel entraineur, Jérôme arpinon, les nimois ont perdu une seule fois contre Monaco (3-4) pour 3 succés. De quoi se donner un (léger) bol d’air et surtout lancer la chasse…aux Canaris.
Les lacunes du NO sont ciblées : une porosité défensive (51 buts encaissés cette saison, pire bilan de L1), et une ligne offensive limitée (26 buts inscrits 17e attaque). A l’aller, le FC Nantes l’avait emporté, mais avait souffert dans le moneytime, terminant même cette partie à 9 (expulsions de Louza et Fabio). Le retour n’accouchera peut-être pas d’un festival de buts. Mais il se révèlera d’une importance capitale car les Nîmois avec 1 point d'avance pourraient en compter 4 en cas de victoire contre les canaris. Oui, il faudra se montrer tranchants dans ce match couperet.

 L’œil de notre expert… Olivier Quint

« Kombouaré va secouer ce groupe ! »

«Je n’ai pas été particulièrement surpris que Raymond Domenech soit débarqué. La mayonnaise n’a pas pris et cela n’étonne personne. Antoine Kombouaré est donc arrivé, et lui, il va secouer les Canaris ! Certes, il reste sur trois expériences compliquées en Ligue 1 (Guingamp, Dijon, Toulouse), mais je pense que sur le court terme, à savoir jusqu’à la fin de saison, il peut permettre de générer un sursaut. 16 matches sans la moindre victoire, ce n’était tout simplement plus possible, il fallait miser sur un manager capable de bouger le groupe. Ce n’était pas du tout le cas de Gourcuff et Domenech, des coaches davantage tournés vers la quête de plaisir, cherchant à mettre les joueurs en confiance. Une rupture a donc été entérinée… et on a pu mesurer un premier effet - immédiat - sur la pelouse d’Angers. On a assisté au Stade Raymond-Kopa à un changement de comportement des Jaune et Vert, qui ne se donnaient jusqu’alors pas les moyens d’aller chercher des résultats. Et quand tu tombes dans une telle spirale négative…
L’entame de match canon face aux Angevins témoigne de ce rebond, et mener par deux buts d’écart après 7 minutes de jeu a mis les Nantais en confiance, un atout dont ils manquaient cruellement ces derniers temps.
Pour revenir à Kombouaré, il a débuté à Nantes, il est attaché au club, il l’a dit dès son intronisation. Il a cette réputation d’être un entraineur au profil défensif, qui se base sur les duels, sur l’envie collective. Il parlait rarement de jeu… mais il l’a évoqué lors de ses premières interventions médiatiques. En tout cas, défensivement, il va serrer la vis… et c’est tant mieux !"

Une priorité : serrer la vis défensivement

Je trouvais que les Canaris défendaient très mal ces dernières semaines, concédant des buts « casquette », commettant trop souvent des erreurs individuelles aussi. Il faut donc en priorité retrouver une assise défensive stable, c’est la base de tout. Et la façon la plus efficace, rapidement, d’emmagasiner à nouveau des points.
Autres premiers indicateurs : à Angers, Kombouaré a tranché dans le vif. Pallois sur le banc, Touré remplacé à la mi-temps : le nouvel homme fort de La Jonelière a fait des choix tranchants… qui se sont révélés payants. Le message est clair : les Nantais doivent tous se remettre en question car les coaches passent certes, mais les joueurs restent, donc ils sont aussi responsables de la situation.
Car n’oublions pas de souligner l’essentiel : mi-février, le FC Nantes reste 18e de Ligue 1 et donc en sursis. Devant, Lorient a retrouvé de l’allant – par le jeu - en ce début 2021 et compte surtout un match en retard, autant dire qu’il va falloir batailler. Mais je pense que désormais c’est acté : les Canaris ont tous bien pris conscience qu’ils allaient jouer le maintien. Fin mars, il y aura un FCN-Lorient qui vaudra très très cher, mais d’ici là, il ne faudra surtout pas être décroché. Avant cela, il faudra d’abord tenter de distancer les deux relégables, à commencer par Nîmes, que les Canaris iront défier dans un match couperet pour boucler le mois de février.
En fait, les partenaires d’Alban Lafont sont désormais en quête d’une série positive, pour mettre la pression et chasser les équipes qui les devancent. Car ce sera le fil conducteur de la fin de saison : éviter impérativement les barrages. Le simple fait de devoir les disputer serait catastrophique. Jouer l’avenir de beaucoup de gens, à commencer par les salariés du club, sur une confrontation aller-retour, ce serait tout simplement affreux. Alors oui, pour éviter de trembler, il va falloir rapidement enchainer. »