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Alors que le FC Nantes va disputer à huis-clos son premier match de préparation de la saison mercredi soir à Pornic, Nantes Sport revient sur la première conférence de presse organisée le 1er juillet à la Jonelière. Dans un contexte de défiance grandissante parmi les supporters des Canaris, Franck Kita a abordé l’ensemble des sujets qui touchent l’équipe. Un exercice de communication bien rodé mais aussi un déni de la réalité "Tout va très bien madame la marquise" pour celui qui continue de dire qu’il « adore le club » et que « le FC Nantes n’est pas vendre ». 

La contestation

(une banderole hostile des supporters à la reprise à la Jonelière « On ne lâchera jamais ! #KITAOUT »)« Il y aura toujours une frange de supporters qui ne sera pas satisfaite de notre travail. On fait du mieux possible. Ça fait 15 ans que nous sommes là, donc on a l’habitude. Il y a eu des hauts et des bas, on en a parlé avec le coach et les joueurs. »

Le maintien de l’équipe dirigeante en place

« Moi, j’adore ça. Sincèrement. Le président adore ça aussi. On a vraiment ça en nous. Cela me rendrait terriblement triste de partir. On a passé 15 ans ici. Si on voulait partir, on l’aurait fait avant. Tout n’est pas facile mais il faut des moyens financiers énormes pour lutter avec les grandes équipes. On est passionnés mais pas masos.
C’est dans la difficulté qu’on voit les vrais hommes. Et c’est enrichissant malgré tout. On ne peut vivre ça nulle part ailleurs. Demain, où est-ce que je vais vivre ça ? C’est une bonne leçon de vie, aussi. On ne peut pas avoir plus d’émotions que celles que l’année dernière nous a offertes. Je ne pense même pas à partir. Je suis à Nantes à 100 %. Je n’arrive pas à penser à autre chose. Je ne me projette pas ailleurs qu’au club. »

La saison dernière                                                                                                                                                                                                                                                                                             

« On a tous beaucoup appris. C’était une expérience hors normes, qui nous a soudés. L’apprentissage a été énorme. Il y a eu des séries où on gagnait et à l’inverse, des périodes plus compliquées. L’arrivée d’Antoine (Kombouaré) a permis de réaligner les astres. C’est la personne qu’il nous fallait. Il faut savoir apprécier le moment présent et c’est l’une des choses que le coach Kombouaré m’a apprises. On doit rester humbles et continuer de travailler. Évidemment, il y a eu une « happy end ». Sinon, je ne tiendrais pas le même discours. Avec du recul, j’apprécie l’expérience mais sur le moment, c’était tendu. On a connu une saison cauchemardesque. Tous les vents étaient contraires !
C’est tout un club qui s’est maintenu. Pour les salariés aussi, c’était très difficile. Mais une saison comme celle que l’on vient de vivre réunit les gens. La solidarité a prévalu, du kiné aux employés administratifs en passant par les intendants. Ça a été dur pour tout le monde. Pour un grand club comme Nantes, passer d’un budget de Ligue 1 à un budget de Ligue 2 aurait provoqué un séisme. »

Antoine Kombouaré

« Un club, c’est plein de choses. Mais la clé du système, c’est le coach. Depuis l’arrivée de Kombouaré, nous avons eu des résultats très positifs. Nous étions 7es sur la période qui a suivi sa nomination comme entraîneur. Nous aurions même été 4es en cas de victoire face à Montpellier (38e j.). Relever la tête comme les joueurs l’ont fait, c’est incroyable. Je constate qu’on ne s’était pas trompés plus que cela à leur sujet.
Des erreurs ont été commises, c’est indéniable. Mais pas sur les joueurs. Si Antoine était arrivé plus tôt, nous n’aurions pas connu un tel scénario. La stabilité, c’est le maître mot. Après, quand ça ne se passe pas bien, vous ne pouvez pas continuer de subir, perdre sans réagir. La décision du mois de décembre (le limogeage de Raymond Domenech) devait être prise. »

Les finances du club

(Le club est passé devant la DNCG et il a été signifié au FCN une interdiction de recrutement)
« Nous avons contracté des prêts, en plus du prêt garanti par l’État (PGE). C’est toujours un tabou de parler des finances d’un club mais la situation exige de la transparence. Le budget a sensiblement baissé : 65 millions d’euros contre 75 la saison dernière. Les droits télé ont baissé, il n’y avait personne dans les stades, il y a eu la crise sanitaire… Nous avons essuyé plus de 45 millions d’euros de pertes la saison passée. Il faut faire attention tout en vivant le plus normalement possible. Nous n’avons pas fait de folie ces dernières années. Pour ce qui est de la masse salariale, elle est adaptée et assez homogène. On ne peut pas nous reprocher de ne pas tenir nos engagements vis-à-vis des salariés. C’est dans l’ADN de mon père, qui a créé des emplois partout où il est passé. On a plein de défauts mais on tient nos engagements. »

Le déterrement du cercueil

« Je pars du principe qu’il y a eu des erreurs des deux côtés. On a forcément fait des erreurs. Je pense que vous ne vous rendez pas compte de l’impact que ça peut avoir, le fait de voir des milliers de personnes qui vous enterrent… C’est d’une agressivité rare. Je n’ai jamais vu une telle violence. Si on veut que les choses se calment, il faut faire son mea culpa. Je m’excuse – ainsi que le président – si on a fait quoi que ce soit de répréhensible. Essayons d’être constructifs et d’aller de l’avant. Le club n’est pas à vendre. Nous allons rester là. Autant que cela se passe bien. Tout le monde aurait été triste de voir le club descendre en Ligue 2. J’ai entendu dire qu’une descente en L2 aurait permis une vente… Il ne se serait rien passé ! Ça aurait été un drame économique et une vente n’aurait pas été possible. Il n’y en a qu’un qui aurait toujours été présent : le président. Les pertes financières auraient été tellement importantes qu’il ne se serait rien passé. Il y a eu des fantasmes autour de cela. On aime tous le FC Nantes et c’est cela qui importe. Après 15 ans, il n’y a pas grand-chose qui peut me faire peur. »

L’objectif pour la saison prochaine

« On peut très bien jouer les barrages à nouveau ou viser plus haut. Je pense qu’avec la saison que l’on vient de vivre, le maintien est un objectif sensé. »

La relation Mogi Bayat-FCN

« Tous les clubs ont un réseau d’agents préférentiel. C’est un excellent agent, extrêmement présent sur le marché. Chaque club travaille avec qui il veut, quand il veut. Les six derniers joueurs qui sont venus au FC Nantes n’avaient pas Mogi Bayat comme agent. Ce n’est absolument pas le directeur sportif officieux. C’est un ami qui travaille beaucoup avec le club. Le choix des joueurs est validé par le coach, qui a du caractère et du tempérament, ce qui est très bien. Il n’est pas là pour me faire plaisir. Heureusement que Mogi Bayat n’était pas l’agent de Jean-Kévin Augustin ! Sinon, on en aurait énormément parlé. Vous lui donnez trop d’importance. Vous pensez que le coach et le président se laissent dicter quelque chose par qui que ce soit ? Aucun des entraîneurs expérimentés passés par le club ne s’est fait imposer un joueur. Ça n’existe pas. »

L’avenir de Kolo Muani

« C’est un très bon joueur, sur lequel le coach s’est beaucoup appuyé la saison dernière. On ne souhaite pas le vendre et nous faisons tout pour qu’il reste. Après, c’est le mercato. En football, tout est possible. Aujourd’hui, nous ne sommes pas vendeurs. On fait tout pour qu’il prolonge. On s’y emploie depuis longtemps. Si on n’arrive pas à le faire prolonger, autant profiter de son talent pendant un an. C’est le genre de joueur pour lequel il faut faire des efforts, c’est clair. Il faut se mettre d’accord sans tomber dans la démesure. Deux scénarios sont possibles en cas de non-prolongation : une vente cet été ou un départ libre à la fin de la saison prochaine. Nous serons exigeants sur l’indemnité de transfert, c’est évident. Il fait partie de nos meilleurs joueurs. Pour ce qui est de sa présence aux J.O., on aurait pu dire non, car il ne s’agit pas d’une date FIFA, mais on a choisi de dire oui. Le coach a donné son accord. »

Le collectif nantais

« C’est notre 15e saison. On me pose la question de la vente plusieurs fois par an. Et au final, il ne se passe rien. Je ne regarde rien, le club n’est pas à vendre. Après, on est dans le foot. On peut toujours être à l’écoute. Nous ne sommes que de passage, comme tout le monde. Encore faut-il qu’il y ait une offre intéressante. Vous savez, on sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on peut avoir…
Bien sûr, il y a des opportunités qu’on ne peut pas refuser. Il faut faire preuve de bon sens. Si on ne peut pas avoir mieux, si on ne peut pas avoir plus et que demain, quelqu’un peut faire grandir le club en triplant son budget, il faudra être attentif et discuter. Mais il faut que ce soit quelque chose d’extrêmement sérieux car on aime ce club. Il y a des sponsors qui arrivent et d’autres, comme Synergie, qui ont prolongé. Ça vient, ça part, c’est comme ça. Proginov (NDLR : l’entreprise de Philippe Plantive) est toujours sponsor. Les rumeurs, ça ne me perturbe vraiment pas. En tout cas, j’ai appris beaucoup de choses. Quand on a un genou à terre, il ne faut vraiment rien attendre de personne. On voulait tuer la bête. C’était assez intéressant… »

La pétition ONESTNANTES

« Je trouve ça bien que le club ait autant d’amoureux. Mais pour le reste, cela ne me fait ni chaud, ni froid, ça ne intéresse pas. »

Le triplement du loyer de la Beaujoire et le centre d’entraînement

« Les négociations avec la mairie se sont très bien passées. On a conclu un deal pour 2 ans, comme pour la Jonelière. On adore tous la Jonelière mais les nouvelles normes pour les centres de formation font que nous ne sommes plus dans l’élite du football français. On ne peut pas réaliser certains aménagements pour répondre au cahier des charges. Il n’y a pas de guéguerre avec la métropole. Les exigences des pros, des jeunes et de l’équipe féminine augmentent. »