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C’est sans conteste l’une des satisfactions de la seconde partie de saison dernière. Pedro Chirivella, le métronome du jeu nantais, est désormais l’homme de confiance de « Monsieur Kombouaré ». Celui qui avait quitté les bords de la Mersey avec les louanges de Jürgen Klopp a tout pour devenir le chouchou de la Beaujoire.

 

Tu avais fini la saison dernière blessé. Es-tu bien remis aujourd’hui ?

Pedro CHIRIVELLA : Ça va mieux, même si ce n’est pas parfait. J’avais rendez-vous chez le chirurgien début septembre pour faire le point. Je devrais pouvoir enlever ma protection assez rapidement. Je me suis fracturé la main dès la 3e minute de jeu, durant le barrage aller face à Toulouse. Quand j’ai entendu un « crac », j’ai tout de suite su qu’il y avait quelque chose de cassé. Après notre premier but, je suis allé voir le physio et on a strappé ma main. J’ai failli demander à être remplacé tellement la douleur était forte pendant 20 minutes. À la mi-temps, j’ai pris des anti-douleurs. Les physios ont fait pression sur ma main pour que je ne puisse plus la bouger. La douleur était toujours présente mais j’ai serré les dents. Après le match, je suis allé passer un scanner qui a confirmé ce que l’on pensait : la main était fracturée. Mais le barrage retour avait lieu quelques jours après. C’était le match le plus important de notre saison… On a repoussé l’opération pour que je puisse disputer cette rencontre.

Pour ta première saison avec le club, tu as connu 4 entraîneurs différents (Gourcuff, Collot, Domenech, Kombouaré). Il y a eu ce match de barrage face à Toulouse. Difficile de faire pire, non ?

Oui, c’était le pire scénario possible. Si on vous demande ce que vous ne voulez pas… Clairement, changer trois fois d’entraîneur et perdre autant de matches ! J’ai eu beaucoup de mal à garder confiance.

Y a-t-il eu un moment dans la saison où vous vous êtes dit : « Si on continue comme ça, on ne va pas pouvoir se maintenir en Ligue 1 » ?

Pas mal de fois… Ce sentiment nous a accompagnés une bonne partie de l’année. On avait bien commencé, lors des deux premiers matches face à Nîmes et Bordeaux. Dès le rendez-vous contre Monaco, qui était bien meilleur que nous, les choses ont commencé à se déliter. Après six ou sept journées, on avait peu de points. Le groupe a perdu confiance et il y a eu une petite fracture avec le coach (Christian Gourcuff). Je pense que c’est pour cela que la direction a changé d’entraîneur. Raymond Domenech est arrivé mais on n’a pas gagné un seul des huit matches qu’il a dirigés. Et puis « Monsieur Kombouaré » a pris le relais avec son staff en changeant les méthodes auxquelles nous étions habitués.

Cette arrivée semble avoir eu une influence sur ta production. Avec Christian Gourcuff, tu jouais de façon plus latérale. Depuis que Coach Kombouaré est là, tu presses plus haut, en effectuant des passes quasi systématiquement vers l’avant…

L’entraîneur a mis en place une autre stratégie. Christian Gourcuff voulait une équipe gardant le ballon, conservant la possession. Les passes n’étaient pas toujours efficaces. Antoine Kombouaré a été très clair : il opte pour un football de contre-attaque rapide. Nous avons les joueurs pour jouer vite. Au milieu, l’objectif est de récupérer le ballon rapidement et d’aller immédiatement vers l’avant. C’est comme ça que nous sommes réellement dangereux.

On a pu voir ce schéma contre Lyon, surtout en deuxième période. Tu ne cherches pas la passe facile sur les côtés, on t’as vu tenter de longues transversales pour créer le danger.

Tout cela est possible quand la confiance est là. Quand tu perds confiance, tu te rabats sur les choses simples. Tu essaies de ne pas perdre la balle. A contrario, quand tu es sûr de tes forces, tu veux faire la différence, casser les lignes… C’est cela, la principale différence entre l’année dernière et aujourd’hui.

Quel impact a eu Antoine Kombouaré sur le mental du groupe ?

Il a un gros caractère, une grosse personnalité. Nous avons un groupe de joueurs talentueux. Il manquait sans doute quelqu’un pour nous pousser plus durement. Kombouaré a établi une liste de règles très claires en dehors de l’aire de jeu. C’est l’une des explications de notre rétablissement, selon moi. Quand vous avez des règles, un cadre, vous agissez plus en équipe.

Quelles sont ces règles ?

Se respecter les uns les autres, être à l’heure, ...

 

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