fbpx
L’actualité du sport nantais, 100% GRATUIT Version papier & numérique
Slider
NICOLAS PALLOIS : “PERSONNE N’EST IRREMPLAÇABLE”
Depuis mi-février, revoilà Nicolas Pallois… et clairement ça se voit. A 32 ans, le plus expérimenté des joueurs de l’effectif (165 matches de L1) porte désormais le brassard, un statut sur-mesure. A l’image de ses interventions sur le gazon, le « roc » de la défense des Canaris se montre tranchant lorsqu’il prend la parole. En martelant un discours fédérateur.
Comment avez-vous vécu ce début d’année 2020, où vous étiez « out », en raison d’une inflammation des adducteurs ? A vrai dire, cela faisait un moment que j’attendais ce retour (sourire). J’ai été éloigné des terrains pendant un mois et demi donc ça fait du bien aujourd’hui de retrouver l’aire de jeu et mes coéquipiers, tout simplement. J’avais déjà vécu ce genre d’épisode à Bordeaux, j’étais alors blessé au pied et j’avais manqué 5 mois de compétition (en 2015-2016), avant de finalement revenir pour disputer la fin de saison. Je n’ai pas forcément trouvé le temps long, j’ai bien travaillé avec les kinés au quotidien pendant cet intervalle, même si une pubalgie, avec l’inflammation qui en découle, ce n’est pas évident à gérer comme blessure… Aujourd’hui je suis bien rétabli, je ne ressens plus de douleur. Il y avait un protocole à suivre entre 4 et 6 semaines, je ne voulais pas revenir trop vite à la compétition, au risque de rechuter. Maintenant, je ne demande qu’à jouer. « JE ME SUIS TOUJOURS DONNÉ À 100% SOUS CE MAILLOT » Lors de votre absence, le FC Nantes a sérieusement marqué le pas, notamment en championnat. On imagine que c’était frustrant d’être sur le flanc et de voir vos partenaires en délicatesse… J’ai suivi cette période en tribunes ou devant la télévision, et ce n’est jamais évident de juger les prestations des coéquipiers dans cette configuration. Il y a eu de bonnes choses, d’autres moins. Le constat est là : il nous manque des points aujourd’hui, on a traversé une série négative donc il va falloir rebondir d’ici la fin de cet exercice 2019-2020. Beaucoup d’observateurs, mais aussi de supporters, estiment que ce moins bien nantais a coïncidé justement avec votre indisponibilité. Y voyez-vous un lien de cause à effet ? Vous savez, personne n’est irremplaçable dans un collectif… On dispose d’un groupe de qualité, le coach peut compter sur tout le monde et il a fait ses choix pendant que je n’étais pas là. Désormais, je suis apte et prêt à donner le maximum pour le groupe. Statistiquement tout de même, le FC Nantes prend davantage de points quand vous êtes présent en charnière centrale… Eh bien j’espère que je vais jouer alors (rires) ! Ce ne sont que des statistiques, des chiffres. Me concernant, j’ai toujours abordé chaque échéance avec la même mentalité : chaque week-end, je me pré- sente sur le terrain pour gagner, pas pour viser le nul ou perdre. Je me donne systé- matiquement à 100%, j’ai toujours été comme cela au fil de ma carrière. A Nantes, j’ai toujours été animé par cet état d’esprit, et ce sera toujours le cas. Alors oui, je pense que les supporters apprécient cet investissement, sûrement… Ces dernières semaines, le FC Nantes a affiché un visage parfois plus attrayant face au Top 5 (face au PSG ou Marseille par exemple). Vous confirmez ce sentiment ? Oui, nous sommes peut-être plus à l’aise lorsque nous affrontons des équipes qui jouent véritablement au ballon. Face à Dijon (3-3) puis Metz (0-0) en février, on s’est heurté à des formations qui allongent le jeu, les adversaires étant alors très présents, agressifs, sur les deuxièmes ballons. Toutefois, on ne calcule pas en fonction de nos contradicteurs, on a un seul objectif en tête : avancer. Que ce soit Marseille, Paris, Reims ou Metz en face, peu importe : j’aborde chaque match avec la même ambition : au terme des 90 minutes, les 3 points sont envisageables…