HBC Nantes : Grégory Cojean : « On ne peut pas perdre 2 fois »
Au pied du mur après leur défaite face à Melsungen la semaine dernière et un écart de 5 buts, les Nantais et leur coach savent qu’ils doivent déjà s’imposer demain à la H Arena pour ne pas passer à la trappe dans cette nouvelle formule de Ligue des Champions.
Avec cette défaite et le 6-0 à l’aller en fin de match, vous vous êtes mis en difficulté pour la suite…
Effectivement, on a mal géré les 6 dernières minutes avec 2 pertes de balles, 2 tirs ratés à 6 mètres. On s'est vraiment déconcentré sur cette faute importante de table. C'est dommage d'avoir fini le match comme ça. On doit jouer le match retour. L’aller n’est pas totalement oublié, mais on doit basculer sur la rencontre de demain qui va être un gros match de Ligue des champions. On doit prendre les points en priorité et puis après on verra en termes de différences de buts. La priorité est de prendre 2 points et de gagner à domicile.
Vous avez quasiment le même nombre de tirs que Melsungen. Vous êtes tombés sur un grand gardien en face avec Nebojša Simić
En première mi-temps, on a 25 situations favorables pour 10 ou 11 arrêts de Simic. Sur le jeu d'attaque, il y a des choses très intéressantes. On a de bonnes situations qu'on gère un peu mal. Il y a beaucoup de situations où l'avantage est gagné, mais on l'exploite mal. Ce n’est pas un problème de projet mais il faut être capable de bien exploiter ce qu'on met en place. Dans le handball, un gardien peut inverser la tendance et le rapport de force. C'est le principe de ce sport qui est particulier. On a ce dernier rempart à franchir et on sait que Simic fait partie des top gardiens internationaux des dernières années.
Est-ce qu’il y a une pression supplémentaire dans ce match au vu de la formule ?
Oui, parce qu’on vient de perdre à l'extérieur et que c'est un match à domicile. On ne peut pas perdre 2 fois. On le sait. Depuis le début de cette poule, on a la pression. Le premier match à domicile contre Plock, il fallait absolument le gagner. Le 2e match à l'extérieur contre Vardar, on se disait que c'était le match à prendre à l'extérieur et qu'il ne fallait surtout pas perdre de points là-bas. Ça a été chaud. Les 2 fois, on gagne dans les dernières secondes. Tous les matchs sont à enjeu dans cette nouvelle formule de Ligue des champions. On est tous sous pression.
Y-a-t ’il une recherche trop systématique, trop rapide de Nicolas Tournat ?
Je ne sais pas si c'est rapide ou systématique mais Nicolas attire les ballons. Il les réclame aussi. On a surtout des moments où on ne lui donne pas les ballons au bon endroit. Avant de donner le ballon à Nicolas, il faut faire un certain travail et parfois ce travail préparatoire n’est pas bon. D'autres joueurs peuvent avoir un dernier geste, une dernière passe mauvaise. La situation est nette et la dernière passe n’est pas de grande qualité technique. Ce qui est sûr, c'est que quand un joueur a un doute entre tirer ou la donner à Nicolas, souvent, au vu de sa qualité, il lui la donne
Cette équipe de Melsungen n’est pas vraiment habituée à la Ligue des Champions… Ce n’est pas la meilleure équipe allemande…
Ce n’est pas du top championnat allemand puisqu'ils sont plutôt classés 4e, 5e ou 6e depuis des années. Ça reste un club qui a un gros budget, qui a été champion d'Europe l'année dernière. Ils ont 19 joueurs professionnels, beaucoup d'internationaux. Ça fait partie des clubs solides allemands. Ils utilisent énormément le jeu à 7, plus de la moitié du temps. Ça met un rythme très particulier dans le match et ils le maîtrisent très bien. C'est la base de leur jeu. En termes de rapport de force, c'est différent. Ils ont peut-être entre 10 et 15 combinaisons différentes sur le 7 contre 6. A l’aller, on a raté des shoots mais ils ont aussi cassé le rythme. Ils ont été très efficaces sur le jeu à 7. C'est compliqué de défendre 40 min à un de moins sur le terrain au handball.

