Lena Chameaux, capitaine et passeuse des Neptunes : « On doit être identifiées comme l’équipe pénible à jouer »
Pour vous, c’est une sorte de retour aux sources, que ce soit dans la division, avec un maillot qui reste le même pour la troisième saison de rang… mais avec dans les jambes une belle expérience en équipe de France !
Mi-août c’était une reprise apaisée parce qu'on a réussi nos objectifs de la saison dernière et réussi à accéder à la Ligue AF cette année ! Le club met vraiment tout en place pour que l'on soit dans les meilleures conditions possibles. Ça ne devait être qu'une transition, cette année avec tous les enjeux que ça représentait. Le fait de retrouver déjà les coéquipières, le maillot, et puis de se dire « c'est pour la D1 » lançait naturellement la dynamique. Pour ma part, même si, en effet, j’ai arrêté plus tard, j’avais peur que cela fasse un break très long… mais ça a été finalement (sourire).
Dans votre rôle de capitaine, vous accordez un soin tout particulier à l’intégration des recrues. Mission accomplie ?
Complètement ! Bien que certaines ne connaissent pas la France, elles sont rodées aux exigences de l’élite et ont une vraie capacité d’adaptation. Mais ce qui est intéressant est que très vite, nous avons parlé le même langage sur ce que nous souhaitions faire de cette saison ensemble. On a plusieurs jeunes aussi qui sont restées et je le dis souvent, ce sont nos petits rayons de soleil, toujours là pour redonner un coup de peps ou nous faire sourire, c’est très précieux d’avoir cela. Je sens dans le groupe qu'il y a une bonne osmose. Vraiment, je me sens assez confiante et je trouve que tout le monde a vraiment sa place dans le groupe !
L’exercice 2026-27 est lancé, facer aux championnes en titre. Quelles sont les premières impressions qui se dégagent ?
Franchement, je suis fière de ce que l’on a montré, tant dans le volley que le caractère. Il y a encore énormément de travail, évidemment, mais je sais que l’on était dans le vrai. Je suis surtout heureuse d’une chose, que l’on se soit battues jusqu’à la fin. On doit être identifiées comme l’équipe pénible à jouer, celle qui ne laisse aucun ballon facile. On a eu des moments un peu trop longs dans le down qui nous ont coûté trop cher mais sans cela, nous n’étions pas loin de prendre un point au VMA. Cela va vite venir car je sûre d’une chose : on a toutes des mentalités de « winneuses » (rire) !

