Nantes Basket Hermine : Rémy Valin : « On ne peut pas se cacher »

Après une saison historique qui les a mené jusqu'aux demi-finales du championnat, les Nantais ont mis les moyens cette saison pour ne plus être une surprise à ce niveau. Avant de démarrer leur saison à Antibes, l'entraineur du NBH évoque les ambitions des siens.

Sep 21, 2026 - 16:09
Nantes Basket Hermine : Rémy Valin : « On ne peut pas se cacher »

Avec l’intégration de nouveaux joueurs et le départ de cadres, comment s'est passé le début de la préparation ?

Ça s'est très bien passé parce que tout le monde connaît la division. On a recruté des joueurs dont on a des garanties sur la mentalité. Il y a quand même des éléments très forts qui sont partis en fin de saison dernière. D’autres arrivent. Il faut qu'à un moment donné, tout le monde trouve sa place et qu'on tire tous dans la même direction. C'est ce qu'on a pu voir sur certains matchs. 50% de l'équipe a été renouvelée. Il y a des moments où ça dévie un peu. On a fait des supers choses avec le match contre Cholet, la 2e mi-temps contre Blois, la 2e mi-temps contre Vichy. On a joué le basket qu'on devrait produire pendant toute la saison. A côté de ça, il y a des moments un peu moins bien. On ne se connaît pas encore tous. C’est une période de rodage où on manque de repères collectifs. Les joueurs ont tendance à repartir sur ce qu'ils avaient l'habitude de faire avant. Il faut arriver à créer cette osmose.

C'est un niveau qui est semblable ou supérieur à celui de la fin de la saison dernière ?

C'est différent parce que ce ne sont pas du tout les mêmes joueurs. L'année dernière, on avait un ailier qui faisait 2m6, Nathan Soliman. Il y avait Mathys Kangudia qui avait un jeu très à lui, une liberté et une surconfiance, en plus de son talent. En fin de saison dernière, il ne faut pas oublier qu’il y a eu toute une progression pendant un an. Les joueurs n’avaient pas le même niveau au début et à la fin de la saison. On voit la présaison de Christopher Manerlax, après un an de remise en condition physique. Défensivement, ce qu'il est capable de produire depuis le début de la prépa, c’est assez impressionnant. Ce n'est pas du tout la même équipe. Les jeunes joueurs restent jeunes mais ils ont fait 45 matchs la saison dernière, dont 7 de play-off. Les victoires et les défaites sont des expériences acquises. Les victoires à Poitiers, le 3e match gagné à Blois, ce sont des matchs qui font passer des caps incroyables à des joueurs par rapport à la saison régulière. Ils se sont rendu compte de l'intensité de ces matchs-là. Ça leur donne des repères sur le haut niveau qu'il faut avoir pour gagner. Et puis on a fait venir des recrues qui sont des tauliers de la division.

Le président annonce un objectif top 5. Où vous situez vous ?

Bah moi je suis toujours concentré sur le match d'après. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas se cacher. On a un bel effectif. Il faut toujours vivre les choses au présent parce qu'on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. Sur le marathon d'une saison qui dure 10 mois, on a toutes les armes pour bien figurer. C'est une pression positive. Notre effectif est long. On a 2 joueurs sous contrat stagiaire. On a 12 joueurs, de l'expérience. On sait tous pourquoi on est là cette année, mais on reste dans le cadre d'un développement. Il n’y a pas que les joueurs mais la structure également qui se développe. On a pris un préparateur mental en plus, il y a un nouveau travail avec la diététicienne, le staff médical, la préparation physique. C'est un tout qui avance. On a forcément des ambitions.

La défaite contre Angers, c’est un faux pas dans la préparation ?

Ça fait partie des moments faibles d’une saison. On était fatigués du tournoi de Blois, notamment sur la 2e mi-temps. On a pioché. On a quand même 2 joueurs en moins sur ce match-là. On tire sur les joueurs qui ont fait tout le tournoi. Ce match-là doit nous servir parce qu'on part dans la mauvaise direction. On doit se raccrocher à notre collectif. Quand on a une nouvelle équipe, il faut arriver à avoir cette maturité pour reprendre le bon chemin ensemble, notamment quand on shoote 5 fois à 3 points en une mi-temps, ce n'est pas possible. Ça veut dire qu’on ne fait pas circuler la balle tout simplement. Défensivement, on fait des très grosses erreurs. Je préfère avoir une préparation tronquée qu’une préparation idyllique où tout se passe bien. Le jour où tu te prends le mur, tu ne sais peut-être pas comment réagir. Là, on sait déjà ce qu’on doit travailler avec cette équipe.

Vous avez aussi eu un match de préparation annulé…

Ça a été très bien accueilli par les joueurs parce qu’on aurait joué à 6. On aurait tiré sur les 6 d'Angers, de Blois. Si c'est pour se retrouver avec 2 autres blessés… Ils n’ont pas triché pendant la prépa. Depuis le premier match, notre équipe met de l'intensité. On relance beaucoup. C'est énergivore. Ce weekend était plutôt une bonne chose en fait.