Coupe Gambardella : FC Nantes : Stéphane Moreau : « On se rapproche de ce que demande le haut niveau »
Après une demi-finale perdue face à Dijon l’année passée, les jeunes du FC Nantes retournent dans le dernier carré de la coupe Gambardella avec, à nouveau, l’objectif de rallier le stade de France. Sur leur chemin : le PSG, un mastodonte qui ne sera pas simple à faire tomber pour l’entraineur nantais
Qu’est-ce que ça représente d'arriver à ce stade de la compétition ?
C’est une bonne chose parce que ça reflète une certaine qualité. On a toujours cette envie d'aller plus loin. La Coupe apporte des matchs différents, des émotions à vivre instantanées parce que c'est sur un match sec.
Une finale au Stade de France, qu’est ce que ça représenterait pour ce groupe ?
Des émotions particulières. J'ai croisé Rémy Cabella qui jouait pour Montpellier en 2009 lors de la finale qu’on avait malheureusement perdu. On évoquait ces souvenirs. Dès leur jeune âge, ce sont des choses qui restent. C'est marqué à vie. Au-delà du défi de l'emporter et de gagner une coupe, ce qui compte ce sont les émotions qu'ils vivent. Les matchs à enjeux permettent d’avancer un maximum vers le monde pro. Ce sont des matchs de plus en plus exigeants. Il faut qu'ils aient aussi cette maîtrise émotionnelle et cette dimension tactique.
Quels sont les enjeux techniques de ce match ?
Il y a un déséquilibre par rapport au PSG : de qualité technique, de potentiel. C’est un des top clubs de la formation française. Ils ont pris une vraie dimension à ce niveau-là depuis plusieurs années, avec un coach pro qui ouvre des portes. Il va y avoir aussi un décalage d'âge. C'est assez rare, mais pour une fois, on sera plus jeune que le PSG. C'est un vrai défi, à la fois excitant et intéressant.
Cette équipe est toujours invaincue au mois d'avril sur la scène nationale…
Je m'appuie dessus parce que ça s'entretient. Ça doit décupler la motivation. On s'en sert pas mal. Ça reflète la capacité mentale de ce groupe. Il existe cette détermination à l'intérieur des groupes. C'est déjà refuser de perdre. C'est quelque chose d’important chez les jeunes d'avoir cet état d'esprit.
Les matchs comme la Youth League, une demi-finale de Coupe Gambardella, potentiellement un Stade de France, les quarts de finale du championnat U19, bientôt, ça apporte quoi dans la formation des jeunes ?
C’est du développement accéléré. On se rapproche de ce que demande le haut niveau. Dans la maîtrise, dans la concentration, dans la préparation aussi. Le niveau s'élève. Les conditions sont meilleures aussi, les terrains sont de meilleure qualité. Ce sont des bons moyens de pousser un les curseurs un peu plus haut pour que les jeunes avancent plus vite. On aurait envie d’avoir plus souvent des situations comme celles-là. Pour ça, on pourrait multiplier les confrontations contre des équipes étrangères, les tournois de haut niveau mais ça engage des budgets. On ne peut pas tout faire. Là-dessus, Paris a la chance de pouvoir faire des tournois contre le Bayern, la Juve, le Barça. Ils vont des tournois en Thaïlande, au Qatar, aux États-Unis. C'est une culture du haut niveau qui est instaurée très vite parce qu’ils sont capables d'engager beaucoup de moyens.

