FC Nantes : Vahid Halihodzic : « On doit se préparer à faire des exploits »

A l’aube d’une énième rencontre capitale pour le maintien du FC Nantes en Ligue 1, l’entraineur nantais espère une victoire contre Brest pour rester en vie et relancer une dernière dynamique dans cette saison.

Avr 17, 2026 - 16:55
FC Nantes : Vahid Halihodzic : « On doit se préparer à faire des exploits »
@Thibault Marchand

Avant une semaine à 3 matchs, comment se porte l’équipe ?

Fabien Centonze s’est blessé au genou à l’entrainement, là où il avait déjà eu des problèmes. Tylel Tati est suspendu et blessé à la cuisse. Rémy Cabella et Mohamed Kaba ont des problèmes musculaires, une entorse au genou pour Alexis Mirbach et une opération pour Kelvin Amian, écarté jusqu’à la fin de saison. Sur certains postes, on va être juste, notamment au milieu.

Le sort s’acharne sur le FC Nantes avant de recevoir Brest…

C'est facile de pleurer, de trouver des excuses. On est au pied du mur. Si on ne gagne pas ce match c'est presque fini. Un match nul ne suffit pas. Sur nos trois derniers matchs, on n'est pas passé loin. Même à 10 à Metz, on aurait pu gagner. Contre Auxerre, on aurait dû gagner. L'équipe a montré de l’engagement, du caractère. On n’a pas été réaliste. Contre Brest, seule la victoire nous permettrait de rester en vie.

Vous êtes arrivé pour faire l'Union sacrée avec les supporters. Vous n’avez pas compris leur attitude sur ces matchs ?

Je suis déçu. Le moment crucial pour moi c'est quand on a mené 2-1 contre Strasbourg. Je peux comprendre qu’ils soient frustrés mais on parle du sauvetage du club. Les joueurs ont peur de La Beaujoire. Ils ne se sentent pas chez eux.

Vous ne vous attendiez pas à vivre cette situation ?

J'attendais beaucoup plus. Entre 5 et 7 points sur les 3 premiers matchs. J'avais beaucoup d'ambition. Ce n’est pas passé. Désormais, il faut qu’on reprenne du plaisir à La Beaujoire. Il n'y a que deux victoires cette saison. Ce n’est pas acceptable.

Qu'est-ce qu’il vous manque ?

Il faut marquer, c'est tout. On a des occasions mais on panique. On travaille défensivement et offensivement, sur le pressing. On n’arrive pas à maîtriser le ballon. A l’entrainement, on le fait pourtant. En semaine, c’est parfois du haut niveau mais on n’arrive pas à le reproduire.

Matthis Abline a un peu disparu ces derniers temps. Vous pourriez vous passer de lui ou son talent reste indispensable pour l'équipe ?

Son talent est indiscutable mais on peut se passer de lui. Je suis déçu parce que c'est le joueur qui peut faire cette différence dans cette équipe : avec une passe, un dribble ou un but. Dans notre situation, c’est à lui de prendre les choses en main. On n'a pas beaucoup de joueurs qui sont capables de faire la différence individuellement. Je ne suis pas content de son niveau. Il avait pourtant bien démarré contre Strasbourg. Il a fait un super match. S'il reproduisait sa performance, on aurait 2 victoires de plus.

Vous affrontez Brest, qui marche bien ces dernières années...

Ça rend la mission encore plus compliquée. Ce que cette équipe a fait l'an passé en Champions League, c'est super. Il n’y a pas de stars. Collectivement, l'engagement physique, la générosité qu’ils mettent sont assez impressionnant, avec quelques bons joueurs. Contre Marseille, ils ont gagné facilement. Le match d’après, ils passent à côté. Ils sont parfois irréguliers. Chez nous, ce sera un derby. Ce doit être une motivation supplémentaire. Il faut qu'on soit prêt pour cette bagarre, comme ce qu'on a fait à Auxerre.

Vous croyez encore au maintien ?

Jusqu'au dernier moment, on va se battre. On doit se préparer à faire des exploits contre Paris, Rennes ou Lens et battre Marseille à La Beaujoire. On ne peut pas bafouer l'image de ce club. Il faut respecter l’histoire du FC Nantes. On ne peut pas faire n'importe quoi.

On parle souvent d'un club un peu en crise, parce que les résultats n'ont pas été à la hauteur pour la section professionnelle masculine. A côté, les jeunes déroulent depuis plusieurs années. Les féminines ont grimpé les étapes. Le club ne semble pas si dysfonctionnel dans d'autres segments du club. Pourquoi ça ne marche pas avec les garçons ?

La dernière fois que j'ai quitté Nantes, c'est à cause de ça. Diriger un club sportif de haut niveau, ça demande d’avoir de l’argent bien placé, des compétences bien en place. Pour diriger un club, il faut être là.