Mona Barthel : “Avec l’expérience que j’ai, je me coache toute seule”
Tête de série numéro 1 de l’ Engie Open Nantes Atlantique, l'Allemande est la grande favorite du tournoi. Avec son expérience, elle saura comment s’auto-coacher pour arriver au bout.
Dans les tribunes du court central du SNUC, on pourrait croire que l’homme qui l’accompagne est son entraîneur. Or, c’est une toute autre histoire. “C’est un ami. Beaucoup de personnes pensent que c’est mon coach, mais ce n’est pas le cas”, déclare Barthel. Il s’appelle Dominik Pfeiffer. Son rôle est d'accompagner Mona Barthel pour les transports et les échauffements. “Il m’aide beaucoup. C’est toujours agréable d’avoir quelqu’un qui vous entoure. D’habitude, je voyage assez souvent seul”, explique l'Allemande. Même si Dominik Pfeiffer n’apporte pas de conseil tactique. Il est un soutien mental important pour Mona Barthel. Un détail clé pour la suite du tournoi et la confiance de la joueuse allemande.
L’expérience comme arme principale
Dans ce tournoi ITF, Mona Barthel est la femme la plus âgée. Elle a déjà joué de nombreux grands chelems. Avec ses 35 ans, le contraste est saisissant avec les autres joueuses qui sont nettement plus jeunes. Ce statut de tête de série numéro une ne lui fait absolument pas peur. “Je me suis déjà retrouvé dans cette situation à de nombreuses reprises. Quand on est tête de série numéro une, il ne faut pas penser aux chiffres”, analyse-t-elle. Sur le terrain, Mona Barthel fait parler toute son expérience. La 185ème joueuse mondiale s’appuie sur sa connaissance de son jeu et son corps pour faire la différence. “Depuis 4 ans, je n’ai plus vraiment besoin de coach. Avec l’expérience que j’ai accumulée dans ma carrière, je me coache toute seule”. Pour les jeunes joueuses, un coach est vital. Un point de repère et de confiance pour entrevoir la victoire. De son côté, Mona Barthel n’a plus besoin de cela. “Je connais tellement bien mon jeu et mon corps. Je sais comment gérer un match et faire ce que j’ai à faire pour le remporter”, dit-elle.

