Elite 2 : Poitiers 85 - 75 Nantes Basket Hermine : Aux portes de la finale d'Elite 2
Tombés en prolongation à la Trocardière lors du match 2, les Nantais n'ont pu rééditer l'exploit de s'imposer à Poitiers lors de la belle (85-75), en demi-finale d’accession. Un goût amer après une épopée où ils sont passés par tous les sentiments.
Fini le temps des copains et de l'aventure, reste désormais celui des regrets. Et ce n'est pas ce troisième round contre Poitiers qui marquera le plus la cruelle issue de la saison nantaise, qui s’est achevée le 9 juin en demi-finale d’accession, après être revenu de nulle part en championnat pour se qualifier en play-in puis en playoffs, puis en demi-finales, et toucher du doigt la finale contre l’Elan Béarnais.
Le combat en match 3 ultime fut serré au moins une mi-temps, mais omment se remettre de cette désillusion, deux jours plus tôt, quand nos Nantai étaient potentiellement qualifiés jusqu’à ce shoot adverse au buzzer qui offrait à Poitiers un dernier souffle sous la forme d’une prolongation. Maudite issue du match 2, quand le job avait été fait sur le parquet de l’Arena Futuroscope lors du match 1, déjà en prolongation.
Match 3 : un 10-1 fatal au retour des vestiaires
Match 2, la Troc’, les mots du coach Rémy Valin étaient sans appel après la défaite de sa troupe 79-88 (a.p.), alors qu'elle menait de 3 points à 12 secondes de la fin… « Cela fait mal à la tête et, en plus, on perd Dylan Van Eyck », soupirait le technicien de la cité des ducs, en effet privé de son précieux poste 4 néerlandais. « On a lâché beaucoup de jus et l’énergie s’est inversée… Je n’ai pas trouvé que les joueurs étaient tous sur le même niveau d’investissement défensif et de dureté. On a le droit de louper des lancers francs mais on ne peut pas prendre un 3 points comme ça ! On a 12 secondes pour faire faute et un joueur dribble 8 secondes… »
Riddley et ses collègues ont eu la qualification entre les mains, ils ont été capables malgré un match parfois cahin-caha de garder le cap. Comme ce fût le cas tout le long de cette saison épique. Le constat pour tous était clair : cette belle à Poitiers ne devait pas être au calendrier. Et pourtant, ce sont bien les Poitevins qui mettront le cap chez l'historique Pau-Orthez, qui a réussi à se qualifier face à Orléans en deux matches, non sans suspense.
Bousculés toute la première mi-temps mais dans les clous à la pause au tableau d'affichage (47-47) de ce match 3, le retour des vestiaires s'est avéré catastrophique pour le NBH, encaissant un terrible 10-1. Un run dont Bourhis et les siens ne se remettront pas.
A l'automne, ces Nantais étaient loin d'être à la lutte pour les play-in / play-offs mais l'histoire démontre que finalement, cet objectif n'a jamais quitté leurs esprits. Et c'est probablement, malgré les failles, ce qui a fait leur force. « Je suis en colère », avouait Valin après la défaite sur son parquet, « mais cela ne m'empêche pas d'être fier d'eux. » Il ne tient qu’au NBH version 2026-27, profondément remanié, de prolonger de nouveau le plaisir la saison prochaine et regoûter ces sensations si rares ces dernières années. La marche était trop haute cette fois, même si, sur un malentendu, l’invité surprise aurait pu faire un sacré casse du siècle.
Gaëlle Louis

