FC Nantes : Le “money time”, ennemi numéro un des Canaris
Battu dans les ultimes secondes lors de la 24ᵉ journée face à Lille, le FC Nantes confirme une tendance inquiétante : les jaunes et verts craquent trop souvent en fin de rencontre. Un mal qui revient souvent et qui coûte cher au classement et interroge la gestion des matchs.
Lors de la 24ᵉ journée de Ligue 1, le FC Nantes a une nouvelle fois vu des points leur échapper dans les derniers instants, sur un but tardif de Nathan N’Goy. Un scénario devenu presque habituel. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : Nantes a concédé 22 buts dans le dernier quart d’heure, dont 4 après la 90ème minute sur 26 matchs cette saison. Une fragilité qui place le club parmi l’équipe la plus en difficulté dans le “money time” devant Nice (15ème) et Metz (18éme). Avec 1,76 but encaissé par match, Nantes possède l’un des bilans défensifs les plus fragiles du championnat. Sans ces buts tardifs, les canaris pourraient aujourd’hui pointer plusieurs places plus haut au classement.
Le talon d’Achille des canaris
Si les débuts de matchs sont souvent solides pour les canaris, la seconde période est une tout autre chose. Fatigue physique, ajustements tactiques adverses mal gérés et pression mentale lorsque le score reste serré peuvent expliquer en partie ces fins de rencontres compliquées. L’équipe recule et subit davantage dans les dernières minutes, laissant apparaître des lacunes collectives.
Résultat : entre 9 et 11 points se seraient envolés après la 75ᵉ minute. Dans un championnat où chaque point compte pour la course au maintien, cette incapacité à sécuriser les fins de match pourrait bien devenir l’un des tournants majeurs de l’exercice nantais au risque d’une relégation en Ligue 2 à la fin de la saison.
Par Enzo Loemba Boudimou
