Ligue 2 : FC Nantes – Clermont : Kelvin Amian : « Il nous manque de la constance »
Positif malgré les déboires de son équipe, celui a terminé avec le brassard contre Saint-Etienne veut s’appuyer sur l’état d’esprit de son groupe face aux Verts pour lancer une série, avec plus de régularité.
Qu'est-ce qui manque selon toi à Nantes aujourd’hui ?
Il manque de la constance. Quand on mène au score, il faut garder le résultat ou ne pas perdre. Il faut être encore plus concentré, que ce soit défensivement ou offensivement. Les occasions qu'on a, il faut les mettre au fond, mais aussi ne pas prendre de but. Quand on mène
On a vu des matchs plutôt intéressants comme celui contre Reims, après il y a eu l'échec contre Dunkerque. Comment tu expliques que l'équipe affiche des visages différents en fonction des affiches ?
Je ne sais pas après pourquoi on est irrégulier comme ça. Il faut vraiment prendre match après match et montrer notre meilleur visage. Contre Saint-Étienne, on fait un bon match défensivement. On peut faire mieux avec le ballon, c'est sûr. On veut garder cette manière de défendre tous ensemble contre Clermont en exploitant mieux les ballons pour marquer.
Enchaîner 2 victoires consécutives, ça ne vous est plus arrivé depuis août 2024, comment tu l’expliques ?
C'est pesant. Je ne sais pas trop ce qui fait qu’on n'arrive pas à enchaîner les victoires. Il faut être positif, continuer à croire en nous, faire un résultat contre Clermont et après partir à Pau et faire un autre résultat.
As-tu l’impression qu’il vous faudrait un déclic ?
On a eu des matchs de déclic mais il faut garder cette concentration, cette intensité sur tous nos matchs après ceux-là. Si demain on fait un gros match contre Clermont et qu'on gagne, il ne faudra pas s’arrêter là. Il faut continuer à travailler, oublier le match et recommencer à 0 pour pouvoir enchaîner. Peut-être qu’on se repose trop sur nos acquis.
Sur ton positionnement, tu as commencé la saison plutôt à droite d'une défense à 3, là tu te retrouves à gauche. Comment tu te sens ?
De mieux en mieux sur ce côté gauche. Je suis un joueur qui sait s'adapter. Partout où on va me mettre, je donnerais le meilleur de moi-même. Je me sens bien. J’ai envie de continuer sur cette lancée-là.
Est-ce que tu penses que le groupe a pris la mesure de ce qu'est la Ligue 2 aujourd'hui ? Le groupe a peut-être cru que ce serait plus facile en début de saison…
Je ne pense pas mais un groupe, ça se construit. Beaucoup de nouveaux joueurs sont arrivés. Dans un grand club comme le FC Nantes, il faut savoir construire. C'est dur en tant que supporter de voir son équipe dans cette période parce que ça implique des défaites. Désormais, on a compris ce qu’est la Ligue 2 et on va réussir à avoir ces victoires.
Tu t'attendais à ce que ce soit aussi compliqué après une saison galère en Ligue 1 ?
Je savais que ça n’allait pas être facile parce que j'ai connu la Ligue 2 avec Toulouse. Je connais cette situation quand un club de Ligue 1 descend. Quand Saint-Étienne ou Montpellier sont descendus, ça n’a pas été facile d'entrée. La saison va vite mais il y a beaucoup de matchs. Après cette prise de conscience, on doit tout faire pour raccrocher le bon wagon et aller chercher le haut du tableau.
Personnellement, comment as-tu vécu cette relégation cet été ?
J’ai continué à prendre du plaisir en jouant au football même s’il n’y a pas eu les résultats qu'il fallait. Ça a fait mal de voir le club descendre mais j’ai vite switcher avec l’objectif de faire un beau parcours pour remonter en Ligue 1. Pour le moment, c'est compliqué mais il faut y croire. Dès qu’on va avoir ce déclic, on va pouvoir enchaîner les victoires.
Qu'est-ce qui te rend optimiste sur la suite de la saison ?
C'est l'état d'esprit et le contenu des matchs. Contre Saint-Étienne, j'ai senti un groupe uni. Il y a un bon état d'esprit, que ce soit aux entraînements ou lors du match. C'est ce que je retiens. J'ai senti que mes coéquipiers voulaient se battre pour gagner, même si ça n’a pas payé. C'est ce qui me fait croire qu’on va y arriver.
Tu as terminé le match de Saint-Étienne en tant que capitaine. Comment le coach fonctionne-t-il pour ses choix ?
Il a ses cadres. Je suis quelqu’un de discret, mais s'il y a des choses à dire, je vais les dire. J’essaie toujours d’être positif et d'encourager mes coéquipiers. Sur le terrain, mon rôle, c’est de parler avec l'arbitre, et de ne surtout pas abandonner, même quand c'est compliqué. Que ce soit avec le brassard ou sans, je me donne à fond.

