Nantes Basket Hermine : PROJET JEUNES « La relève est un moteur supplémentaire à la performance »
Souhaitant davantage intégrer les jeunes ainsi que le responsable du centre de formation Joris Mercier au quotidien de l’équipe professionnelle depuis son arrivée en octobre 2024, l’entraîneur des pros Rémy Valin se réjouit de sa stratégie, bénéfique pour les pros comme pour la relève.
Des Espoirs qui performent dans leur catégorie et réalisent une poussée de croissance auprès des pros : quels ont été les premiers signes positifs de cette organisation ?
Rémy Valin : Pour moi, c'est déjà le dynamisme de l'entraînement : quand tu t'intègres à tout le monde, tu peux faire beaucoup de choses. Et puis, les jeunes sont moteurs aussi, même les espoirs car ils challengent les pros… et ils gagnent des matchs ! Donc pour leur progression, pour leur motivation au sein de la structure, c'est bien d'être en contact avec des pros tous les jours. Cette unité de travail amène de la solidarité à un état d'esprit global, positif.
Joris Mercier : C'est un double fonctionnement qui leur permet d'avoir le fil conducteur, et d'avoir un objectif dans leur projet. Ils savent qu'ils peuvent se rapprocher de ça, ils ne se sentent pas exclus, ils se sentent intégrés. Cela leur amène le niveau d'intensité car il faut répondre au niveau de densité physique, à un niveau individuel supérieur qu'ils n'ont pas en championnat espoir. Donc bien évidemment, ça les aide à progresser. Ce qui est hyper intéressant pour moi dans le quotidien : c'est la double vitesse pour nous.
La formation au NBH, cela devient un fil conducteur ?
R.V. : Oui, totalement. J'ai envie de travailler comme ça maintenant et à l'avenir. Après 20 ans de coaching, il faut essayer de nouvelles choses. Je trouve que c'est hyper motivant, même pour les entraîneurs. C'était aussi important de changer de mode de fonctionnement. On leur montre le chemin et on les emmène avec cette dynamique d'entraînement pro. Et en plus de ça, on est là pour individualiser, pour pouvoir préciser certaines choses, parce que c'est important d'avoir les deux aspects. Un jeune joueur qui arrive à un entraînement pro ne va peut-être pas être au même niveau de prise de décision que le week-end en championnat. Et puis effectivement, je pense qu'on a aussi un groupe pro qui permet ça en termes de qualité humaine.
J.M. : C’est en tout cas une source de motivation pour rester à Nantes, aussi. Je le vois chez les plus jeunes. Parce que dans la formation, il y a toujours des moments où ils sont en difficulté. Une progression, ce n'est jamais linéaire. Ils peuvent se dire « je peux m'accrocher ». Et c'est plus facile pour nous de l'expliquer. Parce que c'est concret.
Cette année, quelles étapes ont été passées et quel axe d’optimisation seraient à envisager ?
J.M. : Je pense qu'on a plutôt bien rééquilibré le groupe. On a réussi à faire venir d'autres joueurs puisque l'effectif a été renouvelé à 50% et ils répondent aussi aux attentes de Rémi dans les entraînements. Ceux qui étaient déjà là l'année dernière avaient déjà une idée de la philosophie, de la dynamique de travail. Ce sont des joueurs qui étaient déjà au club depuis quelques temps pour certains. Il y a une complémentarité plus importante aussi.
R.V. : Je trouve aussi oui, dans les profils de jeu et dans l'état d'esprit. On a un petit truc en plus, encore. L'année dernière, on était très contents des deux signatures, que ce soit de Raphaël Boum ou de Narcisse Kuyo, c'est sûr. Une fois que l'état d'esprit est là, la philosophie est cadrée. Quand les mecs adhèrent à ça, il n'y a plus que la préparation individuelle à rajouter, dans la prépa physique, les vidéos. Je pense qu'on optimise au maximum ce qu'on a. Mais après, c'est toujours pareil. On peut toujours faire mieux de toute façon. Tout cela ne peut être apporté par des humains en plus (sourire).

