Nantes Basket Hermine : Nathan Soliman, sur les traces de Wemby, rien que ça !
Dans la continuité d’une stratégie qui pourrait les conduire dans les play-in-play-offs, le NBH a enregistré l’arrivée jusqu’à la fin de saison du – très – jeune grand espoir du basket français Nathan Soliman. Un message fort. A 16 ans et demi, déjà dominant à N1 avec le Centre Fédéral, il a reçu l’autorisation de quitter l’INSEP en avance pour venir s’aguerrir dans la Cité des ducs. Avant, très certainement une suite brillante à l’étage supérieur et en NBA…
Il a posé les premières pierres de son parcours en terres nantaises où, passé sous le maillot du Rezé Basket 44 et du NBH, il avait également rejoint le pôle régional avant de partir au Pôle France. Le tout à 13 ans et demi ! Deux ans d’avance, une performance unique dans l’histoire de la fédération. Il faut dire que Nathan Soliman - 17 ans en mai - défie tous les standards. « L'arrivée de Nathan va nous apporter une plus-value basket, une rotation supplémentaire, un aspect concurrentiel dans l'équipe aussi, bien évidemment, tout d'abord au niveau des entraînements. On est tous très heureux d'accueillir un tel potentiel, un futur prospect comme Nathan au NBH », confirme le coach nantais Rémy Valin, dont la progression des jeunes joueurs a toujours été le fil rouge dans sa carrière de technicien. « En tant qu'entraîneur, je suis très content de pouvoir travailler avec lui, D'autant plus qu'on a un groupe jeune et sympa. On le lance, mais il va falloir qu'il nous aide (sourire). Sur son poste de jeu, pour moi, il va jouer un peu partout, ce qui est bien pour son développement. C'est un joueur qui peut faire pas mal de choses sur un terrain, un peu à la manière d'un Mathys Kangudia, on laisse beaucoup de liberté aux jeunes. Avec l'arrivée de Nathan, on est définitivement l'équipe la plus jeune du championnat (rire) ! »
Valin : « Le but ? Qu'il soit bon et emmagasine de l’expérience »
Dans la continuité de son projet (lire par ailleurs), le staff technique du NBH continue de faire confiance à un jeune pour donner un coup de collier dans cette longue dernière partie de saison. Et si légitimement, Valin assure qu’ « il n'y a « une assurance de temps de jeu pour personne, accueillir un talent aussi précoce que Soliman, ce n’est pas pour qu’il porte les serviettes ! La hiérarchie, elle se fait d'elle-même. Le but, c'est qu'il soit bon et qu’il « emmagasine de l’expérience. »
Le retour aux sources du jeune homme, en pourparlers avec le club nantais depuis décembre, est apparu comme une évidence. « Je pense que le club est très bien entouré. Et le groupe très jeune est aussi un élément dans ma réflexion. Il y a beaucoup à faire avant la fin de saison », reconnaît ce dernier, qui portera dans la même division un maillot que son papa William avait revêtu durant deux saisons (2012-2014). « L’INSEP m'a beaucoup apporté en maturité. J'ai été obligé de grandir plus vite, physiquement aussi, parce que très vite, on se retrouve à jouer en E18 France, puis en N1, qui est un bon niveau quand même, avec des joueurs plus âgés, expérimentés. Je pense que c'était une bonne décision de sortir pour découvrir un nouveau mode de fonctionnement et me préparer au monde professionnel. Je n'ai pas vraiment d'appréhension, honnêtement : j'ai plus des attentes. Je pense que c'est une Ligue qui est très physique. Ça va beaucoup plus vite, beaucoup plus haut que la N1. Je m'attends à des joueurs avec des impacts beaucoup plus puissants. »
Le bac… puis la Draft NBA 2028 ?
Celui que les médias qualifient souvent, déjà, de futur Wembanyama « n'attache pas beaucoup d'importance à ce statut », conscient qu’il n’a pas encore prouvé au plus haut niveau. « Je ne suis pas très présent dans les médias et sur les réseaux sociaux. Je ne prête pas forcément attention à cet engouement autour de moi. Je reste concentré sur les choses essentielles, c'est-à-dire le basket et l'école... malgré tout. Je suis en Terminale. Je passe mon bac. Mais après, je sais gérer. Je ne m'inquiète pas du tout. Je vais l'avoir sans problème. On est encore en train de voir comment on va projeter mes derniers mois. »
Un objectif qui ne semble en rien perturber l’adolescent qu’il est encore et dont la rigueur a de quoi sidérer son monde. En avance pour tout, avec autant de prudence et d’investissement, Nathan Soliman sait qu’il doit « se dépasser à chaque instant, mettre de la rigueur tout le temps pour performer sur le terrain. Et continuer de mettre son jeu en place, aussi, en extra-basket, ce qui me permet d'éviter les blessures. »
La tête et les jambes pour un avenir de l’autre côté de l’Atlantique ? Cela n’a plus rien d’un simple rêve mais cela ressemble à un projet pour celui qui avant de s’envoler pour une potentielle NBA Draft 2028 a encore devant lui deux saisons pour continuer à pousser dans l’Elite.

