Cyclisme : Louis Barré : « Chez Visma, je sais que je suis bien entouré »

Formé à l’UC Nantes Atlantique (UCNA), le natif de Divatte-sur-Loire rejoint la Visma Lease-a-Bike, la deuxième meilleure équipe du plateau cycliste professionnel, en provenance d’Intermarché-Wanty. Avec un contrat jusqu’en 2028, le puncheur français passe un cap et affiche ses nouvelles ambitions.

Feb 23, 2026 - 09:54
Cyclisme : Louis Barré : « Chez Visma, je sais que je suis bien entouré »

Ton départ d’Intermarché-Wanty se fait à la suite de la fusion avec Lotto. Tu étais encore sous contrat avec l’équipe belge. Tu aurais pu rester là-bas ?

Ils voulaient que je reste. S’il n’y avait pas eu de fusion, je serais resté parce que j'avais encore un contrat. J'ai eu des offres d'équipe parce que la fusion a été plus longue que prévu. Ça a pris beaucoup de temps. J'ai commencé à discuter avec des grosses équipes. J'ai été tenté de partir. C’est pour ça que j’ai signé à Visma.

Ta nouvelle équipe est l'une des 2 meilleures équipes du World Tour. Qu'est-ce qui change par rapport aux autres équipes dans lesquelles tu es passé ?

Beaucoup de choses. C'est le plus gros budget parmi les équipes que j'ai connu. Il y a beaucoup plus de staff. C’est une manière un peu différente de travailler. C’est plus pointu dans de nombreux domaines. L’équipe est composée d’experts. En tant que coureur, on a juste à écouter et suivre les conseils. Il y a plusieurs domaines où j'essaie de m'améliorer : la nutrition, l’entraînement, le sommeil. Je sais que je suis bien entouré.

L’année dernière, tu as fait plusieurs belles performances sur des classiques vallonnées. 3e de l’Amstel Gold Race, 6e du Grand Prix de Montréal. L’équipe a annoncé t’attendre sur ces profils. Tu participeras aux ardennaises cette année. Quels objectifs tu te fixes cette saison ?

Ce sont mes objectifs premiers : les courses comme l'Amstel Gold Race, Liège-Bastogne-Liège, la classique San Sebastian, celle de Montréal et les classiques italiennes. J’ai aussi des objectifs plus intermédiaires avec des courses par étape d’une semaine. J'aimerais bien me tester sur un classement général sur l’une de ces courses ou remporter des étapes si je ne peux pas jouer le général.

« Disputer le classement général sur une course d’une semaine, c'est dans mes cordes. »

A propos de ces courses d’une semaine. L’année dernière, avant les deux dernières étapes, tu étais plutôt dans le jeu lors du Dauphiné. Qu’est-ce qu’il te manque pour tenir 8 jours ?

Sur le Dauphiné, j'étais 7e du général avant les 2 dernières étapes. J’avais passé une étape de montagne. Il restait les deux plus dures. Il me manquait de l’expérience en haute montagne, du travail sur les longs cols. On va essayer de bosser là-dessus cette saison. Jouer pendant une semaine à fond, je ne l'avais pas fait avant. Ça m’a déjà apporté de l’expérience. Il y aura quelques courses qui me conviennent mieux que le Dauphiné avec moins de haute montagne. On verra ce que ça donne mais disputer le classement général sur une course d’une semaine, c'est dans mes cordes.

Tu as participé à ta première Grande Boucle l’été dernier. Dans un effectif comme celui-ci, la concurrence va être rude pour être au départ en juillet 2026 ?

L'effectif est très compétitif, c’est sûr. C'est plus difficile d'avoir sa place mais je peux y aller. Il faudra montrer de belles choses. Tour dépend aussi de la stratégie de l'équipe et des coureurs qu’elle souhaite emmener. Ce qui est sûr, c’est que ça pousse tout le monde vers le haut. A l’origine, je ne devais pas faire de Grands Tours cette année. Récemment, j’ai appris que je pourrais peut-être faire le Tour de France. La décision viendra plus tard parce que plusieurs coureurs sont en balance pour y participer.

« C’est l’un de mes rêves de carrière d'avoir le maillot tricolore. »

L’année dernière, tu fais 6e des championnats de France. Le parcours des Nationaux 2026 à La Tour-du-Pin pourrait te convenir. C’est dans un coin de ta tête ?

Oui, clairement. Le championnat de France doit être un peu plus dur cette année, pour des profils puncheur comme le mien. J’y pense parce que c'est l’un de mes rêves de carrière d'avoir le maillot tricolore. Je vais m'entraîner pour. L’année dernière, j'étais tout seul face à des équipes comme Décathlon-AG2R et Groupama FDJ. Avec Bruno Armirail, Christophe Laporte et Axel Zingle dans mon équipe, on pourrait se retrouver à plusieurs dans le final. Avec un parcours plus dur, je devrais avoir plus de chances de l’emporter.

Tu démarres ta saison le 28 février et le 1er février sur les classiques Drôme – Ardèche. Tu es prêt à jouer devant directement ?

J'espère. C'est l'objectif. Ce sont des courses qui me correspondent bien. Il faudra voir la stratégie de l'équipe. On peut essayer d'être en surnombre sur ces courses-là. Ma forme commence à monter progressivement. J'ai perdu un peu de temps parce que j'ai eu une douleur aux genoux à la suite des changements de matériel. Ça commence à aller beaucoup mieux. On verra bien mais la forme devrait être bonne.

Propos recueillis par Thibault Marchand

Le programme de course provisoire de Louis Barré

  • ·        28 février : Ardèche Classic
  • ·        1er mars : La Drôme Classic
  • ·        7 mars : Strade Bianche
  • ·        10 au 30 mars : Stage altitude à Ténérife
  • ·        6 au 11 avril : Tour du Pays-Basque
  • ·        19 avril : Amstel Gold race
  • ·        22 avril : Flèche Wallonne
  • ·        26 avril : Liège-Bastogne-Liège
  • ·        28 avril au 3 mai : Tour de Romandie