Antoine Lalouf, président du Nantes Métropole Athlétisme : « Monter en N1A, c’est notre unique objectif »

Engagé en Nationale 1B, la troisième division, le NMA espère retrouver l’antichambre nationale lors des interclubs se déroulant à Challans le 17 mai. Pénalisé par l’absence de certains de ses meilleurs athlètes, le club nantais a quand même des cartes à jouer pour terminer en tête de leur poule

May 15, 2026 - 08:50
May 13, 2026 - 12:57
Antoine Lalouf, président du Nantes Métropole Athlétisme : « Monter en N1A, c’est notre unique objectif »
@Jérémy Alluin - Lumylab

Président depuis l’année dernière, quel est votre objectif cette saison pour les interclubs ?

A mon arrivée, l’objectif c’était de restructurer le club et de recréer une ambiance de collectif. C’est réussi. Ça faisait plusieurs années qu'on n'avait pas fait autant de points que l’année dernière. C’était notre meilleur total depuis plus de 3 ans. On était proche de remonter en N1A. On a fini 2e de notre poule, la plus forte de N1B. Si on avait été dans une autre, on serait remonté en N1A l'année dernière. Après avoir consolidé nos faiblesses, c’est notre unique objectif cette année.

Le Nantes Métropole Athlétisme est atypique dans ses effectifs…

On est différent de tous les autres clubs sur le département. Le RCN et nous, par exemple, c'est le grand écart. On a des athlètes qui réalisent des performances de niveau international mais on a aussi des performances de très bas niveau. On n’est pas assez homogène. On a des disciplines fortes où on est reconnu depuis des années. Sur les haies, on est excellent. Sur la hauteur, on est l’un des meilleurs clubs français. Sur d'autres comme les lancers, on est en difficulté. Les grands écarts font que le NMA n’est pas à sa place. Il y a plusieurs années, on était dans les meilleurs clubs français, en élite B. Après avoir recréé des écoles de perche l’année, on a eu un entraîneur de lancer pour la première fois cette année. Ce n’est pas en un an qu’on va tout changer. On a quand même des difficultés à trouver du monde mais on est plus homogènes. Le RCN n’a pas d'athlètes de niveau international comme nous, avec des performances de plus de 1200 points mais grâce à leur nombre, il y a moins d'écart entre leurs performances les moins bonnes et les plus hautes.

Qui seront vos concurrents dans l’objectif à la remontée en N1A ?

Le Sa Toulouse Uc. En termes de points, c'est notre seul vrai concurrent parce que l’année dernière, il y avait plus de 2000 points d'écart par rapport aux autres. Toulouse avait fini 2e, comme nous, l’année dernière. On essaie de mettre des choses en place pour finir premier.

Quels seront vos athlètes phares lors de ces interclubs ?

Claren Ingoglia ne fait que progresser. Elle a un niveau international B. Elle est encore jeune. Elle concourra sur le 100 m haies. On devait avoir Jérémie Lararaudeuse, qui a participé aux JO en 2024et aux Mondiaux l’année dernière, mais il s’est blessé. Il ne sera pas remis. Son cousin, Orphée Topize, a intégré le club et est très prometteur. Il fait moins de 10 secondes sur le 100 m. Il sera avec nous pour sa première année au NMA. Cet hiver, il a performé en salle sur 60 m plats. Sur 100 m plat, il devrait être très fort.

Et sur les autres disciplines ?

Sur les lancés, on limite la casse. Sur le demi-fond, on reste performant grâce à notre directeur sportif, Patrice Binelli, un ancien cadre de la Fédération Française d’Athlétisme et sélectionneur pour les Jeux olympiques sur le marathon. Là où on n’est pas très fort, ce sont les lancers et la perche, surtout côté féminin. A la hauteur, on a plusieurs garçons qui sautent plus de 2m : Gustave Pasquet, Noé Del Proposto.

Vous croyez à cette première place ?

Au classement général, on est bien devant le Sa Toulouse Uc. Sur le papier, on est meilleur qu'eux parce qu'on a plus d'athlètes internationaux qui font plus de points. Le problème, c'est que la compétition tombe sur le weekend de l'ascension. Certains de nos athlètes s'entraînent aux États-Unis, Léa Navarro, Lilian Caron-Douillard, Julia David-Smith, l’une des meilleures françaises sur 5000m. Ces athlètes-là ne vont pas revenir en France pour les interclubs parce qu'ils font des études. En Angleterre, on a Nathalie Hooper qui fait de la perche, la première britannique. Elle ne sera pas là non plus. Dans les faits, au vu du weekend chargé et pas forcément bien placé, on peut se retrouver 2e à seulement 500 points des premiers. Ce n’est pas gagné.

Propos recueillis par Thibault Marchand

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