Le NBH n’a jamais été aussi près de jouer les prolongations
Le Nantes Basket Hermine a repris au meilleur des moments sa marche en avant. Après une superbe série et un gros stop à domicile contre Aix-Maurienne puis à Poitiers, les hommes de Valin ont mis les bons ingrédients pour faire pencher fortement la balance vers une qualification pour le playin.
Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu le public nantais aussi enthousiaste. Et pour cause : son NBH devrait renouer avec le frisson des printemps plein de surprises neuf ans après leur dernière participation en playoffs et cette finale perdue en 20217 contre Boulazac.
Avec les défaites conjuguées de Gries, de Châlons-Reims et de Denain, le NBH se voit catapulté à un septième rang plein de promesses. Même si Rémy Valin voit encore des failles a rapidement compter pour s’éviter toute déconvenue… « Les équipes que l’on va rencontrer seront encore plus fortes. L’ambition passe par l’amélioration de notre jeu. Gommer toutes nos erreurs de balles perdues par exemple si on veut exister par la suite. Ce que je leur dis, c'est qu'aujourd'hui on travaille pour, déjà, une, se qualifier en play-in… On a une finale contre Antibes (14e) et après un match à Vichy (4e) », résume le coach nantais.
« La septième place, c'est quand même un avantage monstrueux »
Punis par Maurienne (77-96) et échouant à Poitiers (80-74), Hugo Mienandi et ses collègues avaient toutefois rebondi avec caractère à Evreux (85-89). Et si face au SCABB (88-70) ils ont parfois surdominé, leurs périodes de relâchement n’ont pas définitivement rassuré leur entraîneur. « Il faut être plus sérieux sur les règles défensives ! On fait des erreurs, on doit être capable de rester sur ce qui a été travaillé car il y a des pertes de balles qui ne doivent pas exister ! Je l'ai déjà dit, on ne s'est pas battu toute la saison pour essayer de se qualifier et après faire de la figuration contre des équipes qui vont être très fortes, donc ça passe par ne pas perdre les ballons, par être capable de tuer les matchs quand on le peut. »
S’empêcher toute baisse de concentration et d’intensité, tenir le rythme pour continuer à mataraquer la défense adverse : les Nantais connaissent leur péché-mignon, régulièrement capables du meilleur comme du pire… « La septième place, c'est quand même un avantage monstrueux, parce qu'on reçoit, on ne se déplace pas. En cas de victoire, on a cinq jours de plus pour préparer. Entre terminer 7e ou 10e, il y a une grosse différence. » Ce serait pour le club nantais la huitième campagne de phases finales en 32 saisons de Pro B. Inutile de dire à quel point elle est attendue.
Gaëlle Louis

