Neptunes de Nantes : Sylvain Quinquis : « On a construit sur une base qui performe déjà »

Après un magnifique doublé et ce retour tant attendu dans l’élite féminine, les Neptunes ont opéré dans leur recrutement un nouveau virage, en adéquation avec leur retour dans le gratin. L’historique technicien nantais Sylvain Quinquis insiste sur les valeurs dont doivent faire preuve les nouvelles têtes.

Jul 20, 2026 - 11:10
Jul 10, 2026 - 13:04
Neptunes de Nantes : Sylvain Quinquis : « On a construit sur une base qui performe déjà »
@Gaëlle Louis

Après deux étés extrêmement mouvementés, cette intersaison sereine a dû faire du bien...

Complètement ! On a pu orchestrer le recrutement avec une vraie ligne directrice sans avoir à envisager différents scénarios car on savait exactement où on allait, déjà, financièrement. Ce sont évidemment des contraintes, mais j’avais déjà des idées de profils et les confirmations ont pu se faire sans précipitation.

 

Vous aviez, lors de l’été 2025, expliqué qu’il était toujours plus compliqué de s’adapter à une descente que l’inverse…

Et je le confirme ! Dans une remontée, on sait ce qui va nous attendre, quel est le niveau d’exigence, quel est la configuration du championnat. En plongeant dans cette D2F, c’était l’inconnu pour nous. Alors bien évidemment, la D1F est un tout autre monde dans la professionnalisation et dans le niveau, mais on a tous hâte d’être de retour et d’entendre le premier coup de sifflet. On a eu un voyage périlleux pour y arriver mais on a atteint notre objectif.

 

 

« Aller chercher du plus sur ce qui était déjà mis en place »

 

 

 

Par rapport au projet exposé, on a pu constater que vous conservés une ossature pour attaquer le challenge de la SP6.

Notre équipe pour 2026-27 est en effet construite sur une base de joueuses qui avait déjà performé ensemble. Cela veut dire qu’il y a déjà des choses de faites dans les liaisons, dans les affects, et de mon côté, elles savent très bien quelles sont les attentes du quotidien et ma façon de fonctionner. La volonté était donc d’aller chercher du plus sur ce qui était déjà mis en place. Il n’est pas question de changer, d’ailleurs, notre mode de fonctionnement. D’autant que je pense que c’est vraiment la qualité qu’on a eue toute l’année aux entraînements qui a été fondatrice de notre retour en première division. Le rythme, les demandes, intégrer régulièrement des garçons dans les séances : tout cela va rester au programme pour la reprise.

 

La première recrue à avoir été annoncée a été la Canadienne de Rennes, Adriel Goodman. Elle semble être l’exemple parfait du profil que vous recherchiez ?

C’est en effet une joueuse que je suis depuis deux ans. Elle est ambitieuse, elle a énormément progressé et possède une marge loin d’être atteinte. Elle a des affinités, déjà, avec certaines filles présentes dans le groupe. C’était donc pour nous très cohérent dans le projet de lui proposer de nous rejoindre. Quand on regarde sur l’ensemble des arrivées, on a vraiment des joueuses par poste qui vont être très complémentaire avec les filles déjà en place.

 

« à un moment donné dans la saison, il faut que les jeunes du centre de formation soient prêtes à entrer en jeu ! »

 

Ce sera également un groupe, comme la saison dernière, complété par les jeunes du centre de formation ?

Pour atteindre le nombre de 14 sur la feuille de match, pour continuer à les faire progresser, car on l’a bien vu : à un moment donné dans la saison, il faut qu’elles soient prêtes à entrer en jeu ! Bien qu’elles n’aient pas, naturellement, les mêmes responsabilités à porter que les professionnelles, j’ai hâte de les voir passer de nouveau cap comme ont su le faire une Nora Legrand (départ pour Béziers) ou une Ana Davaï (qui poursuit aux Neptunes).

 

 

« On se rend compte qu’il y a quand même toujours ce pool de 4-5 équipes de haut de tableau qui ne bouge pas »

 

 

Durant cette saison de purgatoire en Deuxième division, s’est effectué pas mal de remue-ménage à l’étage supérieur. Allez-vous retrouver une division changée, avec une hiérarchie chamboulée ?

C’est vrai que ça a pas mal bougé, qu’il y a eu des problèmes financiers pour certains clubs (les quatre ayant fait appel ont toutefois reçu leur confirmation par la LNV, ndlr). On se rend compte qu’il y a quand même toujours ce pool de 4-5 équipes de haut de tableau qui ne bouge pas. On retrouve évidemment Mulhouse, Paris-Levallois et un Nancy-Vandoeuvre qui fait mieux désormais qu’être un simple poil à gratter. Sans oublier Cannes qui revient vraiment bien, avec un recrutement ambitieux avec le retour dans le championnat de France de la pointue des Bleues et ancienne Nantaise Lucile Gicquel. Quoi qu’il en soit, on connaît suffisamment bien cette division pour savoir à quoi s’attendre chaque week-end ! 

 

Gaëlle Louis #Journaliste sportive - Asus ascendant Canon - dress code : chasuble fluo et badge plastique en collier #handball #basket #gymnastique (Insta : glphotographies)