HBC Nantes : Gaël Pelletier : « On repart sur un nouveau cycle, sans repartir d'une pierre blanche »
Alors que le HBC Nantes continue de briller dans le paysage handballistique national et continental, le président du club nantais a renouvelé les ambitions du club malgré des changements conséquents dans l’effectif. Pour sa 17e campagne de Coupe d’Europe d’affilée et sa 74e année d’existence, les pensionnaires de la H Arena visent encore les trophées dans toutes les compétitions.
Que pensez-vous du nouveau format du championnat ?
C’est une nouvelle formule où on aura 30 matchs pour en préparer 3, à savoir les play-offs avec un aller-retour et une finale sèche à Bercy. Ça fait 3 saisons que le championnat se joue sur un match contre Paris, peut-être que cette saison ça sera le même cas de figure, mais cette fois-ci ça sera dans le cadre d'un play-off.
« Le HBC Nantes doit apprendre à avoir plus de rigueur, à devenir plus dominateur »
Qu’est-ce qui peut permettre au HBC Nantes de remporter le titre cette année ?
Ce sont des détails. Parfois, ça tient à beaucoup de travail et d'heures pour avoir plus de précisions. Je ne vais pas dire qu'il faudrait que la pièce tombe du bon côté parce que l'an passé, Paris a mérité a mérité sa victoire. Il n’y a pas de problème là-dessus. Le HBC Nantes doit apprendre à avoir plus de rigueur, à devenir plus dominateur, à tuer les matchs quand il a l'occasion de les tuer, à ne pas s'obliger à les gagner 2 fois ou 3 fois. Il doit savoir que lors d’un temps fort, il faut gérer le score de manière à s'économiser et à gagner un petit peu plus en maturité. Ces échecs vont nous permettre de réussir. Ce ne sera pas forcément cette saison mais cet objectif n’est pas disproportionné par rapport à la réalité du HBC Nantes.
Quel sera le budget du club cette saison ?
Il sera de 12 millions d’euros. C'est un budget qui continue de croître et sur lequel on s'appuie. On travaille à le faire grandir de manière à pouvoir concurrencer les plus grosses nations européennes. On est 8e au ranking de l’EHF. Je pense que les 7 clubs qui sont devant le HBC Nantes ont des budgets plus conséquents que les nôtres. Le budget ne fait pas tout, même si ça a une incidence sur les joueurs qu'on peut recruter. On travaille, on grandit. La courbe ne cesse de progresser sur un rythme qui ne faiblit pas. On est parti avec énormément de retard par rapport à nos concurrents. On a surperformé toutes ces dernières années. On va s'appliquer à continuer à le faire.
« On repart sur un nouveau cycle, sans repartir d'une pierre blanche »
De nombreux joueurs ont changé cet été…
Oui, c'est la fin d'un cycle. Avec 6 ou 7 recrues, on renouvelle plus d'un tiers du collectif. On repart sur un nouveau cycle, sans repartir d'une pierre blanche. L'histoire du HBC Nantes existe. Les joueurs qui viennent s'en imprègnent très rapidement. Ils connaissent le niveau d'exigence du HBC Nantes. Ils connaissent la ferveur de sa salle. Ils ont l'envie de bien figurer, et c'est ce que je leur ai demandé, d'être la première équipe à gagner soit un titre européen, soit le championnat.
Qu’est-ce qu’il faut éviter pour aller encore plus haut cette saison ?
Il ne faut pas avoir de la prétention. Ce n’est pas le cas des joueurs, ni de l'entraîneur, ni de toutes les personnes au club. On sait que ce qu'on a réussi à faire par le travail. Si on arrive à faire aussi bien ou mieux, ça sera aussi parce qu'on aura travaillé et très bien travaillé. Tout le monde l'a compris. Les joueurs qui nous ont rejoint sont là dans cet objectif de gagner : aucun n’est venu en se disant qu’il venait à la retraite ou dans un club qui n'avait pas d'ambition. Je n'ai aucune inquiétude. L'équipe répondra présent. Il y aura des petits réglages. Le jeu ne sera peut-être pas aussi léché sur les premières journées qu'il ne pouvait l'être sur le championnat l'année dernière mais tout cela va venir très vite.
Que changent les nouvelles formules en championnat et en Ligue des Champions en termes de stratégies ?
La concomitance des changements entre la Champions League et le championnat inverse un peu la donne. L'année dernière, on pouvait bien figurer en Champions League en s'autorisant une défaite. Cette année, on pourra s'autoriser une défaite en championnat, ou peut-être 2, même 3, sans que ça remette en cause l'objectif d'aller gagner le titre. Si on doit faire des choix, peut-être qu’ils se porteront plus sur la Champions League que sur le championnat. Cela étant, on va jouer les 2. Si on peut finir premier de la saison régulière, on le fera. Notre objectif est de finir dans les 2 premiers parce que ces équipes recevront au match retour des playoffs. Ça peut être plus favorable mais perdre en championnat ne remet pas en cause l'objectif final alors qu'en Ligue des champions, ça peut être le cas.
Propos recueillis par Thibault Marchand

