Stade Nantais : Pierre Aubert : « Tous les mecs sont en mode commando ! »

L’enfant de Laporte contribue depuis son retour de blessure à l’embellie de son équipe qu’il souhaite aider à décrocher le plus beau résultat de son histoire.

Mar 18, 2026 - 10:14
Mar 16, 2026 - 15:17
Stade Nantais : Pierre Aubert : « Tous les mecs sont en mode commando ! »
@Gaëlle Louis

D'un point de vue personnel, c'est une saison qui a commencé doucement avec une reprise repoussée. Comment avez-vous vécu la première partie de saison compliquée ?

Comme beaucoup de joueurs l'ont dit : c'était dur de voir l'équipe en contre-performance et d'être en tribune. Cela a un peu traîné, à cause d’une douleur musculaire récalcitrante en fin de préparation. Je suis donc retourné voir les spécialistes, gardant toujours cet espoir de reprise à l’automne...

 

Vous faisiez partie du gros contingent de blessés. Votre retour à la compétition a fait du bien au groupe, de l’aveu même de votre entraîneur Florent Bonnefoy…

Je pense que ça a fait du bien aussi parce qu'on était dans des périodes en début de saison où l’on était au mieux 6-7 à l'entraînement... et qu'il fallait en mettre 7 sur la feuille. Sans mise en concurrence des mecs, tu ne peux pas trop travailler collectivement et cela a créé des difficultés. On a retrouvé un peu de fraîcheur sur novembre, ce qui nous a permis de tenir car on savait aussi qu'en janvier, on avait beaucoup de retours prévus. Individuellement j'étais un peu dans cette bulle en me disant : « Il y a beaucoup de matchs dans la saison, je vais avoir ma chance. » Et quand je l'ai saisie, j'ai essayé de me donner à fond pour le groupe.

 

 

« Envie d'aller plus loin que l'année dernière »

 

 

Et là vous remontez petit à petit !

Moralement ça nous fait du bien parce qu'il ne fallait pas craquer, savoir pourquoi on a échoué. Il y a des trucs qui allaient bien aussi, tout n'était pas noir non plus... Même moi qui ne suis pas patient naturellement, je me disais « serre les dents, ça va repartir. » Les mots de Flo sont de nous rappeler, victoire comme défaite, que tout est remis en cause après le match le lundi, avec une nouvelle semaine qui redémarre et il faut foncer pour aller chercher des points.

 

Parce que toutes les équipes veulent jouer les phases finales…

… et nous on a envie d'aller plus loin que l'année dernière, d’aller en demie et en finale. On sait qu'il faut se placer le mieux possible au classement afin de recevoir, si on est barragiste. Maintenant, on sait qu'avant d'arriver en phase finale, il faut faire le boulot à domicile et enfin aller chercher ce succès à l'extérieur. L'année dernière on a fini 4e, pour l'instant on est 5 : c'est donc négatif. On se doit, avec les moyens qu'on a du club, les objectifs et l'ambition que porte Philippe (ndlr : Saulnier, le président) d'être au-dessus et tout faire pour emmener le club le plus haut possible.

 

L’accession est toujours dans les têtes ?

Je pense que l'année dernière malheureusement, on a raté notre chance pour l'accession : on n'est pas passé loin en jouant quand même Niort (ndlr : déjà maintenu sportivement en National, le club Deux-Sévrien a déposé le bilan le 3 mars dernier) chez eux. On doit se souvenir de ce match, avec cet échec en quarts, pour rebondir. Il faut repartir de l'avant, regarder un peu le futur : on est une équipe assez jeune par rapport aux autres années. L'ambition du club, c’était de justement former des joueurs qui jouent en équipe première et qui soient moteurs dans cette équipe pour faire remonter le club au niveau où il doit être. En tant qu'ancien (sourire), j’ai connu pas mal de montées déjà, donc c'était plutôt chouette de vivre ça. Et puis, on n'est jamais à une montée en plus dans une carrière.

 

Beaucoup de joueurs arrivent en fin de contrat cette année…

Oui, mais on a tous ce leitmotiv, peu importe la suite, d'emmener le club le plus haut possible. Ce serait un gage de réussite et de mission accomplie, de monter cette saison… On est encore dans une construction d'équipe première compétitive pour voir au-dessus. Après la trêve hivernale, il y a eu un switch, on était en mission (rire) ! Il y a toujours une bonne humeur aux entraînements, malgré la concurrence, parce qu'on est beaucoup à se connaître depuis 8-10 ans. C'est un groupe qui a changé, mais pas forcément dans la mentalité. Un groupe où l’esprit de compétition est sain. Il y a beaucoup de cas de mecs blessés. Là, je vois Samuel Boissinot qui est convalescent et qui ne veut qu’une chose : revenir le plus vite possible ! Tous les mecs sont en mode commando parce que tout le monde sait qu'il y a moyen de faire quelque chose de grand cette année.

Propos recueillis par Gaëlle Louis

Gaëlle Louis #Journaliste sportive - Asus ascendant Canon - dress code : chasuble fluo et badge plastique en collier #handball #basket #gymnastique (Insta : glphotographies)