FC Nantes : Remontada mode d'emploi
Après un début de saison raté, parler de montée semblerait presque risible. Les 2 dernières semaines du mois d’août ont été mouvementées et plusieurs espoirs pourraient naître de ces changements. A court comme à long terme…
Ce que tout supporter nantais espère, c’est qu’il y ait un avant et un après Rodez. 5 buts encaissés à La Beaujoire, 4 en deuxième période, ce scénario catastrophe a fait plonger les Canaris bon derniers de Ligue 2. Pourtant, depuis, la dynamique a changé. Avec 6 nouvelles recrues en 10 jours et un nouveau coach, l’espoir et la confiance retrouvent leur place à La Jonelière. Dès son arrivée, Grégory Poirier a tiré un bilan froid des performances des Jaunes et Verts : « Certains jeunes ne sont pas à leur niveau en ce moment, des joueurs d'expérience non plus. Quand vous créez des dynamiques, les jeunes sont mieux encadrés et ils sont hyper performants. On doit inverser cela. Ils en sont capables et je vais croire en eux. Il y a une remise en question totale à avoir, pour les jeunes comme les cadres ». Une remise en question qui semble avoir porté ses fruits à peine quelques jours après son arrivée face à Guingamp. Si l’issue du match peut paraître cruelle, la réaction provient d’une confiance retrouvée comme l’indiquait Mathieu Cafaro : « Le coach nous a apporté de la fraicheur mentale. Il nous a remis la tête à l’endroit ». Pour Lucas Perrin, « il faut conserver cet état d’esprit. Si on y parvient, on va remonter au classement, c’est sûr ! ».
« L’objectif reste le même »
Le technicien de 44 ans ne s’était pas caché lors de sa présentation : « L'objectif reste le même. Il y a encore beaucoup de matchs. On doit déjà faire basculer nos matchs vers la victoire mais ça peut aller vite dans le foot. Il faut améliorer la situation sur du court terme. Je ne peux pas non plus tout révolutionner immédiatement ». Une phrase qu’il a pu regretter ensuite tant il a voulu s’appuyer sur ce qui avait été fait lors des matchs précédents. Avec 2 buts encaissés en 15 minutes, force est de constater qu’il a eu tord mais le FC Nantes « a eu une vraie réaction en seconde période », d’après l’entraineur. « L’équipe est un peu malade. On n’a pas de réussite et on doit optimiser les moments clés mais on va progresser, c’est évident ». Les armes pour progresser, le natif de La Rochelle les a. Familier d’un système à 3 défenseurs, les recrutements de Fodé Doucouré et Amin Cherni, deux pistons, dans les dernières heures du marché vont lui permettre de bâtir sa tactique. Si l’entraineur appelle à la prudence, déclarant que « certains joueurs ne sont pas à leur niveau », Grégory Poirier ne manque pas de souligner qu’« un nouveau souffle a été trouvé. Il y a quelque chose de nouveau qui est arrivé. On sent qu’on va être fort ». Autre corde à son arc : la profondeur d’effectif. Déclarant que la quantité manquait à son arrivée, désormais, l’ancien coach du Red Star peut compter sur plus de 20 joueurs de qualité Ligue 2, dont des secteurs surchargés comme au poste de latéral droit ou au milieu de terrain. Un aspect positif pour la nouvelle tête des Canaris qui se satisfaisait d’une « concurrence qui apportait un supplément d’âme ».
« C’est un coach qui sait sublimer ses joueurs »
Lancé dans une mission remontée après seulement 3 journées, réussir dans la difficulté, le nouveau technicien des Canaris l’a déjà fait. Il a emmené le FC Martigues de la 4e à la 2e division en 2 saisons. Prenant la suite d’Habib Beye, le nouvel entraineur nantais a maintenu le Red Star, à peine promu, en deuxième division en 2024-2025 avant de les mener jusqu’aux play-offs de Ligue 2 la saison suivante avec l’un des plus petits budgets du championnat. Grégory Poirier, c’est un « vrai leader, un vrai meneur d'hommes, pour Julien Ielsch, commentateur sportif sur Canal + et suiveur du club francilien. « C'est quelqu'un qui sait sublimer ses joueurs avec peu de peu de moyens ». En pleine ascension, le technicien avance le couteau entre les dents, déterminé à utiliser les moyens mis à sa disposition pour découvrir la Ligue 1. Sa méthode : « un mélange entre rigueur, fermeté et bienveillance. Il faut avoir un rapport humain et analyser les contextes ». Le contexte à Nantes est électrique. Aura-t-il les ressources pour le dompter ?
Thibault Marchand

