Nantes Basket Hermine : EJ Dambreville : « J’ai toujours voulu faire des vidéos sur mon parcours »

Toujours enjoué et volontaire, l’arrière américano-dominicain ne marque pas que des points sur le terrain, faisant l’unanimité en dehors des parquets, où il est très actif sur sa chaîne youtube pour raconter son quotidien de professionnel. Un joueur qui a les pieds sur terre et qui a accepté de partager son parcours avec générosité et humilité, et de revenir sur une grande frayeur en novembre, au milieu de ses partenaires.

Feb 24, 2026 - 11:21
Feb 16, 2026 - 12:54
Nantes Basket Hermine : EJ Dambreville : « J’ai toujours voulu faire des vidéos sur mon parcours »
@Gaëlle Louis

Beaucoup de tes coéquipiers louent ta bonne humeur et ton état d’esprit. Tu es du genre « cool » ?

Oui, c'est ce que j'essaie de faire. J'essaie de m'amuser avec la vie, en ayant les pieds sur terre. Je joue avec beaucoup d’énergie, je suis une personne très passionnée. Ça peut être bien parfois, ça peut désarçonner certaines personnes (rire). Mais à la fin de la journée, j'essaie de m'amuser avec l'amour, la joie, l'énergie positive, d'apprécier le moment. Et j'essaie de ne pas prendre tout pour garanti.

Tu es comme un poisson dans l’eau au NBH !

C'est toujours plus facile de faire partie d'une équipe comme ça. Nous avons une bonne alchimie humainement, avec une vision similaire sur ce que nous souhaitions faire ensemble. Puis nous sommes vraiment dans un bon environnement de travail, pas seulement pour le succès sportif, mais aussi pour prendre beaucoup de plaisir sur le parquet. Et tout cela peut permettre aux gars d'être eux-mêmes.

 

C’est l’ingrédient essentiel pour se montrer patient et conserver une belle entente afin de ne pas tomber, parfois, dans la frustration d’un résultat négatif ?

Bien sûr. Pour beaucoup d'entre nous, nous ne nous sommes rencontrés que cette année, on apprend encore à se connaître, comme pour les automatismes. Donc ça peut être dur parfois... Mais je pense que lorsque nous nous éloignons de ce genre de pression du résultat, ça nous permet d'aller plus vite. La volonté reste que les changements par rapport à la saison dernière soient un plus. Alors parfois, on a tellement envie de faire mieux… On veut en faire trop parfois (sourire). Personnellement, je sais que je peux faire mieux pour aider les gars. Et quand je n’y arrive pas, oui, cela peut être un peu frustrant. Mais je dois me rappeler que c'est seulement une partie de la journée. J'ai eu beaucoup d'up et down dans ma vie.

 

On te sent toujours très philosophe face aux événements, pris à chaque fois comme une leçon…

J’en ai vécu pas mal, oui (sourire). Ma famille, mes amis, Dieu et l'univers m'ont aidé à arriver là où je suis. Et je suis super reconnaissant pour ça. Et je vais continuer à me battre tant que je respirerai ! Donc je fais tout pour avancer avec ça en tête.

 

« Rien ne m'est donné, j'ai sacrifié beaucoup »

 

Tu as vécu une sacrée frayeur et tu l’as partagée avec tes coéquipiers fin novembre, en déplacement !

Avant d'arriver en France, j'avais eu beaucoup de stress avec la mort de ma grand-mère et j'ai essayé de gérer ça. Sauf que ce jour-là, pendant ce voyage, j’ai eu mal au ventre, comme un virus et j'étais très anxieux. Je ne me souviens pas du tout être tombé net dans le bus mais les gars et le staff m’ont raconté : ils ont craint une crise cardiaque ! J’ai passé des examens, tout va bien et je suis heureux d'être encore là (sourire). C'était effrayant mais je me dis que je suis chanceux qu'il y ait eu des gens autour de moi et que je n’étais pas seul.

 

Tu abordes ton quotidien de basketteur, sur Youtube et ta chaîne @EJBUTTA. Que représentent aujourd’hui les médias sociaux ?

J'ai toujours grandi en regardant Youtube. J’ai toujours voulu faire des vidéos sur mon parcours. Je n'ai jamais été le meilleur, le plus explosif, le plus rapide… mais j'ai toujours voulu être un joueur professionnel. Je voulais partager à l'intérieur et à l'extérieur du basket pour inspirer les jeunes.  Si vous croyez dans votre objectif, et que vous vous battez pour être le meilleur, vous pouvez l'accomplir. Je suis un exemple de cela. Je ne suis pas venu de la meilleure situation. Rien ne m'est donné, j'ai sacrifié beaucoup.  J'ai travaillé dur pour mes objectifs.

 

Et tu laisses une empreinte pour la suite, la possibilité aussi pour les proches et fans de te suivre ?

Ma première année au Danemark, j'étais si loin de ma famille. Une fois dans l'avion, il n'y avait plus de retour possible (rire). C’est ce pour quoi j'ai toujours travaillé. C’était terrible, hors de ma zone de confort. Les vidéos, ça donne un moyen de me voir et de savoir que je suis bien et ce que je fais. Cela me donne quelque chose à faire à l'extérieur du parquet, être créatif. Et puis je ne suis pas le seul : David (Gassaud) a également un channel très populaire sur les réseaux sociaux (@Jesuisdaiki). C'est vraiment amusant d'avoir quelqu'un d'autre qui le fait aussi. C'est cool.

 

Une façon de témoigner de ton quotidien, de partager ta bulle ?

Personne n'a jamais vécu ça chez moi. Les amitiés que j'ai créées au Danemark, je les ai encore aujourd'hui. Je suis reconnaissant. C'est pourquoi c'est important pour moi d'avoir les meilleurs collègues comme c’est le cas ici à Nantes. Ils sont ma famille. Ça veut dire beaucoup pour moi.

 

Recueilli par Gaëlle Louis

Gaëlle Louis #Journaliste sportive - Asus ascendant Canon - dress code : chasuble fluo et badge plastique en collier #handball #basket #gymnastique (Insta : glphotographies)