FC Nantes : Ignatius Ganago : « Je n'ai pas oublié ce que ce club a fait pour moi »

Revenu d’un prêt en MLS à la mi-saison, le Camerounais est rapidement redevenu un titulaire à La Beaujoire. Déjà auteur de 3 buts importants, l’attaquant rappelle son attachement au club. Généreux dans l’effort, le joueur de 27 ans ne veut pas voir le FC Nantes en Ligue 2.

May 7, 2026 - 15:01
FC Nantes : Ignatius Ganago : « Je n'ai pas oublié ce que ce club a fait pour moi »
@Thibault Marchand

Après votre victoire face à Marseille, vous avez vécu un ascenseur émotionnel avec la victoire d’Auxerre à Angers.

C’est difficile. J'espérais un autre résultat. On ne va pas cracher sur ce qu'on a fait contre Marseille. On a fait un gros match. Il reste encore deux matchs. On va se focaliser sur nous et donner le maximum pour les gagner.

Vous y croyez encore ?

Moi, oui. Je pense que le groupe aussi. On sait que les chances sont minimes mais tant que mathématiquement c'est possible, on va jouer à fond et essayer de gagner les matchs.

Le match contre Marseille montre que ce FC Nantes était peut-être capable de mieux…

On savait qu'on pouvait faire beaucoup mieux. Les matchs avant Marseille, on n'était pas mauvais mais les résultats ne suivaient pas.

Est-ce que c’est ta meilleure période au club depuis ton retour en janvier ?

C'est ma meilleure période quand je marque et qu’on gagne derrière. Je suis content mais j'aurais voulu faire plus. J'ai toujours tout donné. Nantes, c'est mon club.

Tu pensais être titulaire pour cette fin de saison en revenant ?

J'en avais envie. Il fallait que je me donne les moyens de l'être. Je sais qu'il faut se battre pour sa place. Le coach me fait confiance. Je suis content

Tu as eu une période sans jouer en MLS. Il y avait des doutes sur ta forme physique mais tu es vite revenu...

On a eu des vacances longues parce que le championnat s'est terminé en octobre. Je savais que j’allais revenir ici. Je me préparais déjà pour mon retour. J'ai fait des tests. J’ai dit que j'étais prêt à jouer. J'avais travaillé avant. Je n'avais pas de doute là-dessus.

Comment t’es-tu préparé avant de revenir ?

Quand j'ai terminé la saison aux États-Unis, en octobre, je ne suis pas directement allé en vacances. Je suis resté là-bas. J'ai continué à bosser parce que je revenais d’une blessure au mollet. Je ne suis allé en vacances qu'en décembre, au Cameroun. Là-bas, je me suis entouré de personnes de confiance, que je côtoie souvent. J'avais un programme fourni par mon club aux Etats-Unis

Quand tu arrives à la mi-saison dans ce contexte difficile. Tu as dû te préparer mentalement pour rentrer dans le schéma maintien ?

Forcément je m’y préparais. J'ai regardé pratiquement tous les matchs de la première partie de saison. Certains résultats étaient difficiles à comprendre parce que l'équipe jouait bien mais il n’y avait pas de résultat. A mon retour, c’était pareil. Il y a eu une période où on a fait des bons matchs en défendant bien et derrière, à la dernière minute, on prenait un but. C'est compliqué. J'avais ça en tête et c'est pour ça que je ne suis pas directement allé en vacances. J'ai essayé de bosser avant de couper.

Qu'est-ce que cette expérience t’a apporté sur le plan personnel ?

J’ai pris confiance en moi, en mes qualités. Le coach avait confiance en moi. Il me laissait de la liberté sur le terrain. Il parlait beaucoup avec moi. J’ai su me libérer là-bas, montrer mes qualités.

Contre Le Havre, tu marques sur penalty. A ce moment, il y a un vrai échange avec le public. Ton nom a été scandé. On a le sentiment qu'il y a une vraie relation entre le public de la Beaujoire et toi…

Forcément, avant que je revienne, j'ai parlé avec mon agent, je lui disais que je voulais tout faire pour que le club se maintienne. Je n'ai pas oublié ce que ce club a fait pour moi. Il m'a soutenu dans les moments les plus compliqués. Lors de ma blessure, quand j’ai eu des problèmes personnels. Le club a été là pour moi. La moindre des choses, c'est de m’arracher tous les jours. Je n’ai vraiment pas envie de voir le club en Ligue 2.

Tu vas retrouver Lens, une équipe que tu connais bien, qui fait un parcours extraordinaire. Comment envisages-tu ce match ?

Ce ne sera pas un match facile. Ils font une saison exceptionnelle. Ils dégagent une vraie force collective. C'est rare. On sait très bien que ça va être difficile. On n'a pas d'autre solution que de gagner là-bas.

Comment on aborde ce genre de match ?

Pour l'instant, on est en Ligue 2. On n'a pas grand-chose à perdre. Il faut tout donner et ne pas faire de calcul. Si on ne gagne pas, c'est mort.

Tu as mis 2 buts marquants contre Qarabag et Angers en 2022-2023 ? Est-ce que ce sont les plus grands moments de ta carrière ?

Qarabag, c'était bien, mais le plus important, c'était Angers. On était presque en Ligue 2. Redonner le sourire à tout le monde, c’était vraiment génial. Voir tout le monde rentrer sur le terrain, c’était incroyable. Si je pouvais revivre ça, je ne dirais pas non. Je prie pour que ça arrive encore.