Dockers : Le Flag : un sport mixte et accessible
Sans plaquages, le flag, se jouant en 5 contre 5 sur un demi-terrain de football américain, fait son trou chez les Dockers. Avec une équipe composée de femmes et d’hommes, les Nantais réalisent l’une des meilleures saisons de leur histoire récente dans cette discipline créée pour l’accessibilité
La section flag a été créée en 2012 chez les Dockers. Avec une vingtaine de licenciés à Nantes pour 1 tiers de filles et 2 tiers de garçons, ce sport permet de mettre en compétition des hommes et des femmes. Un aspect apprécié par Soizic Viau, joueuse de l’équipe depuis 2018 : « c’est intéressant de se mesurer à tout le monde. Développer la mixité dans le sport, c’est important ». Avec cette particularité en plus, le flag regroupe toutes les composantes du football américain. Jeu de gagne terrain avec des phases en attaque et en défense dans lequel le but est d’attraper des ballons et de courir vers l’autre côté du terrain. La seule différence : aucun plaquage n’est autorisé au flag, un atout pour la Nantaise : « Ce qui m’a plu, c’est de jouer au football américain mais sans se blesser, sans plaquage. Le jeu de ballon est très intéressant. Il y a beaucoup de stratégies en attaque et en défense, beaucoup de rôles ». En remplacement des contacts, 2 fanions accrochés à la ceinture des joueurs qu’il faut arracher pour arrêter la progression adverse. Les stratégies d’évitements sont au centre du jeu, ce qui rend le flag accessible à tous. Pour Dominique Vallée, coach de l’équipe mixte depuis 2025-2026 : « Le flag a un côté plus dynamique, plus fantaisiste. On peut se permettre plus de liberté et faire des choses plus spectaculaires. Sans les plaquages, ça rend la performance athlétique plus intéressante. Il y a toujours une belle action qui permet de prendre du plaisir ».
Une saison au-delà des attentes pour les Dockers
Nommé entraineur principal cet été après 2 saison compliquées de l’équipe mixte, Dominique Vallée basait son discours sur la progression avant la première journée en octobre : « Au début d’année, le but n’était pas de gagner tous les matchs mais de grandir en tant qu’équipe, d’être meilleur en fin d’année qu’au début ». Après avoir terminé deuxième de la première phase régionale s’écoulant jusqu’en janvier, les Dockers se sont qualifiés pour la première division des play-offs de conférence Nord. Sur les 3 journées qui ont suivi, les Nantais ont passé la vitesse supérieure en terminant premiers. Un résultat qui leur permet d’accéder aux demi-finales de conférence Nord sur un match sec. Avec en vue une finale de conférence et pourquoi pas une finale nationale en juin pour une saison qui dépasse déjà toutes les attentes pour l’entraineur des Dockers : « L’objectif, c’était de se qualifier en play-offs et d’aller le plus loin possible. On n’a pas la plus grande expérience mais on a une équipe complète et on a déjà eu de bons résultats cette saison. Maintenant qu’on a atteint nos objectifs, on va jouer tous les matchs à fond pour aller le plus loin possible ».
Le Flag aux Jeux Olympiques 2028
Au programme des de Los Angeles, à l’inverse du football américain, le flag prend de l’importance. Anciennement associée à une porte d’entrée vers ce sport plus populaire pour permettre aux jeunes d’apprendre sans les contacts, les mentalités évoluent comme l’indique le coach nantais : « On peut commencer le flag à 10 ans contrairement au foot américain où le sport est basé sur les plaquages. Maintenant, ça se développe beaucoup plus. Le flag prend le dessus au niveau des fédérations. La communication est axée dessus en France. C’est plus accessible. On peut monter une équipe avec 15 joueurs contre une trentaine pour le football américain ».
Thibault Marchand

