FC Nantes : Frédéric Guilbert : « La mission est très compliquée, mais pas impossible »
Arrivé lors du mercato hivernal, Frédéric Guilbert (31 ans) s’est engagé avec le FC Nantes après avoir résilié son contrat avec Lecce. Le défenseur est revenu sur son départ d’Italie, son état physique, ses ambitions personnelles et le défi du maintien en Ligue 1.
Tu es arrivé libre à Nantes juste après avoir rompu ton contrat avec Lecce. Comment s’est passée la fin de ton aventure avec le club italien ?
Malheureusement, je ne peux pas vous dire tous les tenants et les aboutissants, parce que je ne peux pas et je n’en vois pas l’utilité. Aujourd’hui, je suis très content d’être ici, dans ce club qui est pour moi un très grand club en France. Je suis ravi d’être là. Je sais que la mission est très compliquée, mais pas impossible.
Tu as peu joué en début de saison. Quelles en étaient les raisons ?
Il y a des choix qu’on ne comprend pas. Il y a des paramètres qu’on ne maîtrise pas, malheureusement. C’est aussi l’histoire d’une carrière mais il faut être rassuré : il n’y a pas de problème physique. Je me sens bien.
Le manque de temps de jeu est-il un handicap ?
Oui, c’est un paramètre à prendre en compte. C’est vrai que je n’ai pas beaucoup joué cette saison. Je suis un joueur qui va mettre les bouchées doubles pour revenir le plus vite possible. Dès lundi, je serai à la disposition du coach pour pouvoir prétendre à quelque chose. Après, il fera ses choix et je les accepterai.
Avais-tu d’autres propositions ? Comment le choix du FC Nantes s’est-il fait ?
Il y a eu des propositions sur la fin, des prises de contact. Tout est allé très vite à Nantes. A 14h30, j’étais dans ma voiture. A 16h, mon agent m’appelle. A 17h, j’avais donné mon accord. En une heure, c’était plié. J’arrive dans un grand club avec des supporters extraordinaires. Même si c’est compliqué en ce moment, il va falloir leur donner un peu de pain à manger pour qu’ils puissent nous soutenir. C’est un honneur et un plaisir d’être ici.
Tu arrives dans un climat de tension entre le club et les supporters. Le contexte extra-sportif ne t’a pas refroidi ?
Je sais que le contexte est compliqué, qu’il y a des conflits, mais ce sont des choses qu’on ne maîtrise pas. Aujourd’hui, ce qui compte, c’est ce qui se passe en interne, dans le vestiaire. C’est nous qui jouons. C’est à nous de faire en sorte que les gens qui nous soutiennent en aient aussi pour leur argent.
Tu es passé par Aston Villa en Première League et tu reviens de Série A. Que t’a apporté ton expérience à l’étranger ?
Même si cette saison a été plus compliquée, c’est une expérience de vie. Je suis parti avec ma famille, j’ai vu d’autres façons de faire, d’autres façons de vivre. J’ai connu des luttes pour le maintien en Angleterre, en Italie, et aujourd’hui en France. Cette expérience peut m’aider et aider l’équipe.
Propos recueillis par Thomas Amiot
