FC Nantes : Kita au conseil d’administration de la LFP : quel est son rôle ?

Loin d’être en odeur de sainteté dans les travées de La Beaujoire, le président nantais a renforcé son rôle au sein des instances françaises du football. Elu au conseil d’administration de la LFP le 10 septembre 2025, quel est vraiment le rôle du franco-polonais qui n’a jamais semblé vouloir abandonner son club, comme on lui réclame sans répit à chaque match ?

Mar 30, 2026 - 10:31
FC Nantes : Kita au conseil d’administration de la LFP : quel est son rôle ?
@Thibault Marchand

En début de saison, le propriétaire du FC Nantes faisait partie des 4 candidats en lice pour combler les 3 sièges laissés vacants par Jean-Pierre Caillot, président du Stade de Reims, après la descente du club en Ligue 2, et des départs de Damien Comolli et Jean-Pierre Rivière de leurs postes à Toulouse et Nice. L’homme de 72 ans a pris place dans ce nouveau conseil d’administration avec le remplaçant à la présidence niçoise, Fabrice Bocquet et Loic Féry, dirigeant du FC Lorient. Les 17 membres de ce conseil sont à la tête des décisions prises par le football en France. Dès son arrivée sur ce siège, Waldemar Kita a pris part à des décisions stratégiques sur l’avenir de la Ligue 1. Le 15 septembre, pour sa première participation aux réunions, le dirigeant nantais a notamment assisté à une présentation sur les premiers chiffres de la chaîne Ligue 1+ en participants aux débats sur les options envisagées pour les saisons à venir. Entre discussion sur la diffusion du sport en France, prises de décisions sur les questions politiques, économiques et sportives du championnat, les membres de ce conseil d’administration ont un vrai pouvoir pour l’évolution de la Ligue 1. Ce sont par exemple ces membres qui ont décidé d’organiser le Trophée des Champions 2025-2026 au Koweït le 8 janvier 2026, de la répartition du budget de la LFP pour la saison sportive et du repêchage de l’US Boulogne CO en Ligue 2 à la suite de la relégation administrative de l’AC Ajaccio en juillet 2025.

Défendre les intérêts du FC Nantes devant la LFP

En dehors des questions générales, ce siège permet au président nantais de faire valoir les intérêts nantais dans chacune des dispositions entreprises. Lors de certaines réunions en début d’année, les représentants de l’OM et de l’AS Monaco ont, par exemple, demandé lors de ces réunions de reporter leurs rencontres programmées à proximité de leurs journées de Ligue des Champions. Une situation bien familière au FC Nantes au regard du match décalé entre le PSG et les Canaris, initialement prévu entre les matchs aller et retour du club parisien contre Chelsea en huitième de finale de la compétition. Si la demande des champions européens en titre n’est pas passé par une réunion du Conseil d’administration, Waldemar Kita aurait pu défendre les intérêts de son club grâce à sa position. Ayant déjà occupé ce poste de septembre 2019 à janvier 2024, l’hommes d’affaires n’avait pas fait de demandes lors de la saison européenne des Canaris en 2022-2023. Outre les votes sur les droits TV et les règlementations, l’homme de 72 ans avait notamment fait part de ses réticences sur l’utilisation accrue de l’assistance à l’arbitrage vidéo juste avant sa démission de son poste.

Un siège jusqu’en 2028 ?

La composition du conseil d’administration a été renouvelée pour 4 ans le 10 septembre 2024 par un vote de l’Assemblée Générale de la LFP, réunissant l’ensemble des clubs des deux premières divisions françaises et ceux évoluant en National avec le statut professionnel. Le président nantais devrait conserver son poste jusqu’en 2028, en cas de maintien du club en Ligue 1. Une descente devrait entrainer son départ, étant donné qu’il ne serait plus représentant d’un club de Ligue 1 McDonald’s. Si l’un des deux ambassadeurs des clubs de Ligue 2 BKT : Bernard Joannin, de l’Amiens SC, et Pierre-Olivier Murat, du Rodez AF, venait à partir, le dirigeant nantais pourrait alors se représenter pour peser à nouveau sur les décisions du Conseil d’administration. A noter, certaines directives importantes discutés lors de ces réunions en comité réduit sont validées par l’Assemblée Générale de la LFP. Sans siège, les clubs conservent un pouvoir décisionnaire.

Thibault Marchand