HBC Nantes : Grégory Cojean : « C'est le dernier moment d'aération avant un long périple »
Thibaud Briet blessé et opéré, la réorganisation qui s’en suit, le programme jusqu'à la reprise avec l’intégration des internationaux, Grégory Cojean livre l’avancée de la préparation du HBC Nantes, moins d’un mois de la reprise du championnat.
Comment sont les joueurs physiquement ?
Au regard des matchs, de ce qu'ils ont dégagé, avec l'enchaînement des premiers matchs, on a su répondre physiquement même si le début était un petit peu poussif en défense contre Szeged. On était plutôt en jambe. Je n'ai pas senti de fatigue. Je n'ai pas senti des joueurs baisser la tête trop vite. Il y a eu des rotations, mais je trouve que les mecs étaient bien. Thibaud Briet a subi une opération pour une blessure au pouce droit.
Combien de temps espères-tu que son absence va durer ?
Le moins possible. On verra sa capacité de récupération. C'est toujours la même chose dans ce type d'opération. Dans un premier temps, il faut attendre que ça cicatrise bien, notamment la cicatrice extérieure. Il va stopper l'activité physique parce qu'il ne doit pas suer. Quand ce sera suturé, il va pouvoir reprendre l'activité physique. Et puis la dernière étape, c'est qu'il puisse reprendre le handball.
Son absence implique une réorganisation défensive. Vous avez été contraints de travailler tous les systèmes…
Il faut toujours trouver du positif dans le négatif. Cette blessure malheureuse se passe en début de préparation. Ça nous donne du temps pour se réadapter, pour travailler. Ça responsabilise tous les autres joueurs, que ce soit sur le poste d'arrière gauche ou sur l'aspect défensif. C'est ce que j'ai ressenti à la blessure de Thibault. Les autres se sont dit qu’ils allaient devoir assumer. C’est positif dans l'absolu. Avoir Thibaud blessé à ce moment-là, ça nous permet de nous construire sans lui, plutôt que d'être surpris par une absence dans un moment décisif de la saison.
Quelle a été votre réorganisation ?
On a travaillé avec Matej Gaber et René Antonsen dans l’axe central en défense. Rapidement André Wenkegheu a pris la place de René parce qu’il a pris une béquille à la cinquième minute. On est resté avec cette père pendant 50 minutes.
L’absence de Thibaud Briet peut changer la donne sur le nombre de changements attaque défense…
Bien sûr. Hormis Romain, qui peut le remplacer poste pour poste : en défense centrale et en attaque, les autres défenseurs centraux sont des pivots. Ça va nécessiter l'association de deux pivots.
Vous avez choisi une pause avant d’entamer un dernier run dans la préparation…
C'est comme ça qu'on procède depuis quelques temps. On donne une grosse charge de travail physique sur les trois premières semaines de prépa avec 17 séances entre la reprise le mercredi matin et la fin du premier bloc. C'est assez dense en termes de volume. La semaine suivante, on était à deux matchs et cinq séances. De retour de Hongrie, on a continué à travailler. J’ai fait le choix de densifier avant de leur laisser un vrai break pour souffler et se ressourcer physiquement et mentalement. Je pense que c'est important pour tout le monde, pour les Espagnols, pour tous ceux qui arrivent de loin. Ils vont aller reprendre un petit bol d'air familial, prendre l'air dans leur pays et revenir. C'est quelque chose que je fais depuis quelques années et qui fonctionne bien. Quand ils reviennent aussi, ils savent que c'est parti. On va vivre ensemble pendant quelques mois. C'est le dernier moment d'aération et de récupération avant un long périple.
Propos recueillis par Gaëlle Louis

