La saison exceptionnelle du NBH passée au zoom

Engagé à la rentrée avec la volonté d’effacer des années de disettes et deux derniers exercices très compliqués avec des maintiens obtenus sur le fil, le collectif nantais n’a pas eu le chemin le plus simple vers ces playoffs. Sa force ? Un groupe qui ne lâche rien et des individualités qui se sont mises au service du jeu, philosophie immuable de leur coach Rémy Valin.

Jun 19, 2026 - 09:56
Jun 10, 2026 - 13:19
La saison exceptionnelle du NBH passée au zoom

LES HOMMES FORTS DE 2025-2026

 

Mathys Kangudia, l’étoile montante

 

L’arrière nantais a fait plus que se révéler pleinement : il a crevé l’écran cette saison ! Avec déjà lors du dernier exercice des performances de haut vol à son actif, le joueur formé au NBH a fait mieux que réitérer puisqu’il s’est très rapidement installé dans le classement des Top Players de la division. « Il a su élever tous les curseurs et sait prendre ses responsabilités sans mettre de côté l’intérêt de l’équipe. Il mérite tout ce qui lui arrive aujourd’hui », résumait son coach avant les phases finales.

Deuxième meilleur scoreur de la division, troisième meilleur shooteur à 3 points, la dimension prise par Kangudia dépasse le cadre du compteur points. Sollicitant sans relâche les défenses et les poussant à prendre des risques, c’est une moyenne de plus de 5 fautes provoquées par match que le jeune Nantais ajoute à son bilan et à celui de son équipe, la meilleure d’Elite 2 dans ce secteur (23,8 / match). Costaud, à 21 ans, dans la tête et les jambes.

 

 

Bourhis – Van Eyck, le règne des discrets

 

Ce ne sont certes pas ceux qui vont offrir les actions les plus « flashy » de la bande mais ce groupe n’aurait pas la même palette et les mêmes options de jeu sans eux. Ultra complémentaire d’un Riddley fantasque et plus scoreur, le stratège à la mène Lucas Bourhis apporte un équilibre de choix dans les systèmes voulus par Rémy Valin. Capable de dégainer quand il faut, celui qui prolongera l’aventure dans la cité des ducs donne une consistance au jeu nantais comme rarement vue ces dernières saisons. Pas de secret : il sait mettre ses coéquipiers dans les meilleures conditions offensivement (près de 200 passes décisives) et le NBH s’installe comme troisième meilleure attaque du championnat avec plus de 85 points inscrits par rencontre.

Et en précieux relais, il trouve son couteau suisse, le longiligne ailier Néerlandais Dylan Van Eyck. En devenant indispensable cette saison, on retrouve l’international dans tous les secteurs. Deuxième meilleur scoreur de l’équipe, créateur de son shoot autant qu’il est capable d’animer le jeu offensif, soldat au rebond aux côtés de Dossou et Mienandi, le poste 4 ne rechigne pas à la tâche défensive. Une excellente nouvelle que sa prolongation également sous les couleurs de la cité des ducs.

 

 

Rémy Valin, constructeur et ciment

 

Garant du projet, arrivé en 2024 dans une période nébuleuse pour le club, Rémy Valin voit enfin pleinement une saison où les mises en place souhaitées portent leurs fruits. « On a besoin de temps », n’a eu cesse de rappeler le technicien durant toute la première partie de saison (lire par ailleurs). « Je crois en ce groupe. »

Et il lui a bien rendu. En travaillant main dans la main avec Joris Mercier, responsable du centre de formation, s’appuyant sur les forces en présence au quotidien, Valin a su créer un état de d’esprit et de travail avec une troupe n’ayant pourtant pas été ménagée par les pépins. Et pourtant, à chaque fois, l’orage a été essuyé. « C’est un bonheur de bosser avec ces mecs-là. Ils sont suffisamment réalistes pour savoir quand ça ne va pas, ce qui a déconné. Mais ils repartent de plus belle, sans charger l’ambiance. Sans ça, on ne peut pas aller chercher plus loin… et eux ont vraiment cette énergie. »

 

 

Le bonus : Nathan Soliman

 

Il est arrivé du haut de ses 16 ans et demi (il est né le 15 mai 2009) avec un professionnalisme déjà à toute épreuve et une seule envie : aider et apprendre. Phénomène depuis son plus jeune âge, prospect NBA pour la draft 2028, le Nantais Nathan Soliman est déjà dans tous les viseurs mais n’a pas choisi le NBH par hasard. Depuis le début de son ascension, son entourage veille à ne pas griller les étapes afin de ne pas brûler les ailes en construction de ceux qui voit déjà en lui la future grande sensation du basket tricolore…

A l’heure où la majorité de ses homologues pensent surtout à assurer leur bac de Français, Nathan est plongé dans un catalyseur de croissance avec ces playoffs d’Elite 2 ! Et parfois, le « gamin » s’est retrouvé dans le dur face à l’adversité et des opposants du double de son âge. Alors, l’ailier fort est retourné au charbon. Avec à la clé des productions de choix dans cette course au playoff, à l’instar de ses 14 points et 18 d’évaluation contre La Rochelle à domicile, ou son sang-froid ultra précieux à Poitiers dans le match 1 de la demi-finale (meilleur marqueur avec 16 points et 5 rebonds, 17 d’évaluation).

Gaëlle Louis #Journaliste sportive - Asus ascendant Canon - dress code : chasuble fluo et badge plastique en collier #handball #basket #gymnastique (Insta : glphotographies)