Le NBH doit cultiver l’envie d’avoir envie
Neuvième d’Élite 2 à la trêve, le Nantes Basket Hermine est dans ses objectifs de classement. Mais pour Rémy Valin et son staff, le mot d’ordre est clair : le groupe doit gagner en régularité et en intensité afin de donner sa pleine mesure et enfin lorgner sérieusement les playoffs.
En attaquant 2026 chez des Béliers quimpérois en grande difficulté (19e), se remettre dans les starting-blocks avec efficacité était l’unique objectif d’un NBH frustré de sa défaite contre Evreux (75-82) le 27 décembre dernier devant plus de 4000 spectateurs.
Mais l’envie et la hargne des Bretons, bien que devancés avant le dernier quart, ont eu raison de Nantais accusant le coup (76-71). Une vraie contre-performance pour Mienandi et les siens (10e) se voyant ralentis dans la course aux playoffs. Ils ne devront désormais plus lâcher le fil du combat pour gérer ce bloc de 6 rencontres les amenant à la trêve de mi-février. Il faudra une équipe nantaise solide dans les têtes afin de retrouver la confiance après ces trois revers consécutifs… mais ayant déjà prouvé que c’est aussi dans la difficulté qu’ils ont su se forger ! La réception du leader Blois le 16 janvier à la Trocardière ne manquera pas de piquant et d’enseignements…
Oublier les montagnes russes de 2025
« Le bilan est plutôt bon par rapport à toutes les blessures que l’on a eues, notamment celle de Kyle (Riddley) », notait Rémy Valin, l’entraîneur nantais après la der de 2025. En léger positif (9V. / 8D.) avant d’aller s’incliner à Quimper le 11 janvier, Kangudia et ses collègues pouvaient en effet acter une bonne première partie de saison, « surtout quand on compare aux précédentes à la même période ». Le tout jeune arrière nantais de 21 ans aurait même pu évoquer qu’après deux victoires sur les six premières journées, le Nantes Basket Hermine a redressé la barre en alignant sept succès en neuf matches. Efficace.
L’embellie allait pourtant connaître un sacré stop lors des deux derniers rendez-vous de l’année - mardi 23 décembre à Denain (93-86) et samedi 27 décembre contre Évreux (75-82) – et des Nantais un ton en dessous des bonnes habitudes démontrées durant plusieurs semaines, retombant dans leurs travers. « Le vrai bémol, c’est Évreux ! En jouant comme ça, tu ne gagnes aucun match ! Oui je suis déçu », s’insurge Rémy Valin, qui enrage de voir des victoires importantes au classement lui échapper. Sans intensité, point de salut ! Et le résultat est que l’on se fait dominer dans tous les secteurs : le rebond, la défense et cela influe sur l’efficacité offensive. » Un « manque de sacrifices les uns pour les autres. Parfois, on n’a pas fait le boulot. »
Malheureusement, les nuages n’ont pas encore été tous chassés et Nantes a raté le coche pour lancer 2026, avec la désillusion à Quimper. La piqûre de rappel nécessaire ?
Entretenir le goût du sacrifice pour espérer plus
Rude… mais réaliste, les mots de Mathys Kangudia donnaient les éléments de réponses pour enfin espérer regoûter à ce qui fuit le club de la cité des ducs depuis 2017 et une finale épique d’accession perdue face à Boulazac : les playoffs. En se remobilisant et en construisant un jeu plaisant, varié et « redoutable, avec des shooteurs de grande qualité pouvant prendre feu », selon nombre de coaches adverses, le NBH obtiendra ce qu’il veut au combat. Neuf ans plus tard, le constat est amer, les manques identifiés et il reste une demi-saison pour rectifier le tir et ne pas retomber dans ses travers, torpitudes et mauvaises habitudes. « Quand on ne se sacrifie pas et que l’on n’est pas concentrés, on ne peut pas espérer mieux. Si l’on veut conserver l’ambition de viser plus haut, il faut chaque semaine remettre le bleu de chauffe ! On s’est pris pleine tête la réalité de cette division, à savoir une densité qui ne laisse place à aucun relâchement. » On a assez appris de ses erreurs. Janvier, mois des bonnes résolutions, une fois Quimper digéré ? On verra de quel côté tombe la pièce.
