FC Nantes : Vahid Halihodzic : « Je ne regrette rien »
Alors que l’entraineur franco-bosnien aborde la dernière rencontre de sa carrière dans un contexte particulier, l’ancien attaquant aura tout tenté pour maintenir le FC Nantes en Ligue 1.
Comment vous avez vécu cette semaine spéciale ?
Après le match, j'étais vidé d'émotions, de fatigue, de détresse. C'est triste d’en arriver là. Je savais que c'était difficile. Je ne regrette rien. Je suis triste pour tout le monde qui aime ce club. C'est une institution, un grand club qui a une richesse, un palmarès énorme. Quand ça se termine comme ça, c'est difficile. J'ai mis beaucoup mes émotions, toute mon âme dans cette mission.
Comment vous voyez ce dernier match face à Toulouse ?
Malgré cette situation, j'ai demandé aux joueurs de continuer de travailler. On a fait un boulot énorme pendant 2 mois. Beaucoup de joueurs ne savent pas de quoi est fait leur avenir Je leur ai dit que si quelqu'un n'était pas capable de jouer, il devait quitter tout de suite le groupe. Si je vois quelqu'un qui ne travaille pas assez, il sera tout de suite écarté.
De quoi vous êtes le plus fier sur ces 2 mois ?
J'ai essayé. J’ai donné un coup de main au club que j'aime. Si j’étais arrivé un mois avant, peut-être que l’issue aurait été différente. Beaucoup de collègues m’ont dit qu’ils ne reconnaissaient plus l'équipe mais ce n'est pas satisfaisant. J'avais besoin de résultats. C'est un mélange de beaucoup de choses à la fin. On n'a pas réussi. C'est un constat terrible. Je ne regrette rien.
Vous êtes arrivé dans un champ de ruines…
Oui, certains joueurs n’étaient pas conscients de quel club est le FC Nantes. Ils ne connaissent pas la responsabilité de porter le maillot Jaune et Vert. J’ai demandé à un joueur s’il connaissait le nombre de titres du FC Nantes. Il n’a pas su me répondre. Ce sont des petites choses qui en disent beaucoup. Je vais rencontrer les dirigeants la semaine prochaine pour leur donner ma vision des choses, mon vécu comme entraîneur. Je veux donner ma vision, mon avis sur ce qu'il faut faire pour le club. Ca ne peut pas continuer comme ça.
Vous êtes inquiet pour l'avenir du club ?
Oui, il faut tout faire pour revenir en première division l'an prochain. Il faut préparer cette année tout de suite pour ne pas retomber dans cette morosité des résultats. Il y a un travail énorme à faire sur le terrain.
Vous avez peut-être un rôle à jouer sur cette dernière rencontre en intégrant certains jeunes joueurs qui pourraient intégrer le groupe pro l’an prochain ?
Avec toutes les blessures dans le groupe, Hugo Lamy et Enzo Mongo, deux joueurs de National 3 que j’ai eu l’occasion de voir jouer à Angers, vont intégrer le groupe. Ce match est difficile à préparer parce que chacun se demande s’il va rester ou partir. Si un joueur n’est pas dans le match, je n’exclus pas de le remplacer au bout de cinq minutes.
Le match de dimanche est particulier pour vous. Ce sera le dernier de votre carrière.
Je suis ravi d’arrêter. Je suis triste pour le FC Nantes mais je resterai supporter du club en Ligue 2. La situation est bizarre. Les gens sont déçus, frustrés, c’est normal. Sportivement, le club ne peut pas continuer comme ça. Il faut un changement

