Arkéma Première Ligue : FC Nantes Féminines : Nicolas Chabot : « Désormais, chaque adversaire est une cible qui vaut 3 points »
Alors que de nombreuses joueuses sont parties en sélection après la victoire face à Fleury, les Nantaises abordent une série de 3 rencontres en 3 semaines avant la trêve hivernale. Installé dans le top 4, le coach nantais revient sur la gestion de son groupe dans cette période et sur la force mentale de son effectif.
Il y a eu 11 joueuses en sélection cette semaine. Ça joue sur le groupe ou la compo de départ avec certaines qui ont eu des gros déplacements ?
Il faut en tenir compte. On est en fin de première partie de saison. On aura joué beaucoup de matchs. Il y a aussi de la fatigue globale parce qu'on a repris autour du 21 juillet. On essaie de le manager et de le prendre en compte dans la façon dont on gère les retours des joueuses. Certaines ont des aménagements spécifiques, des soins, de la récupération. On essaie d'individualiser au mieux la prise en charge de ces filles qu'elles ne se blessent pas, qu'elles puissent récupérer et puis qu'elles puissent être performantes. On va avoir un enchaînement de 3 matchs à jouer. Avec le staff, on voit surtout qu’on a 270 minutes à partager en 3 matchs. Le but, c’est d’avoir un Onze capable de jouer à très haute intensité sur l’entièreté de ces minutes. Il faut qu’il y ait une gestion de groupe bien carrée, bien amenée pour qu'on puisse profiter de ces 20, 22 joueuses de grosse qualité pour bien performer sur ces 3 matchs-là.
Aujourd’hui, vous prenez le pack de 3 rencontres comme une seule ?
Les joueuses se sont fixé des objectifs sur une série de 5 matchs : les 5 derniers matchs avant la trêve hivernale, soit Le Havre, Fleury, Montpellier, Marseille et Strasbourg. Il nous en reste 3 en 3 semaines sans pause. Il faut qu’on soit capable de prendre le maximum de points.
Cette série a démarré de la meilleure des manières avec la victoire face à Fleury. Vous assumez vraiment vos ambitions de top 4 avec cette victoire ?
On a toujours eu l'ambition d'essayer de gagner tous les matchs. On est tous des compétitrices et des compétiteurs. On fera les calculs plus tard. Pour l'instant, on prend les matchs les uns après les autres. On essaie de prendre le maximum de points. En janvier ou février, en fonction d'où on sera, on commencera à faire des calculs. On verra si on peut titiller le haut de tableau La place qu'on occupera à ce moment sera la conséquence de tout ce qu'on aura fait avant. Aujourd’hui, c'est un peu tôt pour se dire qu’on veut jouer le top 4. Tout est très serré.
Cette saison, vous avez gagné 3 ou 4 fois par un seul but contre Le Havre, Fleury ou encore Lens plus tôt. C'est une satisfaction d'avoir cette faculté à gagner même quand c'est serré jusqu'au bout, de tenir et de résister ?
On a vécu différents contextes qui nous permettent de bien appréhender les différents scénarios d'un match depuis le début de la saison. On a cette force mentale, cette résilience. Parfois, on a été mené au score et on a pris l'avantage. On a su garder notre calme et effectuer notre travail. À l'inverse, parfois on a mené, on s'est fait égaliser, on a repris l’avantage. Parfois, on a mené pendant tout le match. Ça nous permet d’être calme et d’avoir de la maîtrise peu importe le contexte, sans paniquer. Sur les 3 matchs qui arrivent, il faut qu'on soit froid dans notre jeu, peu importe l’adversaire. On ne joue pas Montpellier, Marseille et Strasbourg, on joue une équipe qui peut nous rapporter 3 points. Si on gagne, on joue une autre équipe qui peut nous. En rapporter 3 et ainsi de suite. L’idée, c’est de se dire que chaque adversaire est une cible qui vaut 3 points et il faut qu'on aille la chercher.
Cette mentalité enlève toute la pression au groupe. On ne se dit pas ça va être des matchs pièges contre des équipes qu'on attend peut-être un peu moins.
Peut-être qu'on gagnera, peut-être qu'on perdra. C'est la beauté du foot. C'est très incertain. Il n’y a pas de pression parce que tout ce qu'on fait depuis le début de la saison, c'est incroyable. On en profite. Ce n'est que du bonus. Les objectifs qu'on se fixe en interne nous donne cette adresse, cette compétitivité. A un moment donné, on est tous habités par ça. On contrôle ce qu'on peut contrôler dans la préparation de la semaine, des matchs.
