Corsaires de Nantes : William Desmarais : un Canadien en cage
Le gardien canadien a parfaitement su trouver ses marques au sein de l’effectif nantais, apportant avec enthousiasme toute la culture nord-américaine et sa passion du hockey.
Ça l’a évidemment fait sourire de voir les réactions des Nantais face à la neige, avouant toutefois que cela lui a permis de se rapprocher un petit peu de chez lui. « J'ai quand même montré nos premières neiges d’octobre avec 25 cm aux gars », lance dans un sourire William Desmarais, Canadien rodé aux murs blancs et au déneigement de bon matin ! « C'est vraiment pour les plus jeunes que j'étais content, car je les voyais jouer dans la rue, à faire des batailles de boules de neige, et ça m'a rappelé lorsqu'on avait des journées d'école supprimées à Sherbrooke (ndlr : à 130 km de Montréal) ! »
Né dans une famille de fanatiques de hockey sur glace, avec un oncle lui ayant donné le goût de jouer gardien de but, c'est un vrai rêve d'enfant que vit le jeune homme de 24 ans. « Quand j'ai discuté avec François, j'ai vite compris que Nantes serait un excellent point de chute pour moi et que j'allais pouvoir vivre une super aventure. Je n'ai jamais véritablement voyagé, à part pour aller aux Etats-Unis, juste à côté de chez moi. Donc, l'Europe était vraiment quelque chose qui m'attirait beaucoup et une option très régulièrement envisagée par les Canadiens, tant les places sont chères chez nous. »
« dans sa philosophie, le gardien de but doit être perpétuellement un game changer. »
Alors que le joueur ne pouvait passer à côté de cette opportunité, c'est surtout en tant que personne qu’il a su que « ce serait vraiment quelque chose de grand, avec la possibilité de nouvelles connexions, au-delà du fait de découvrir autre chose dans le hockey. » Et embarquer au passage avec lui toute sa famille dans l’expérience, qui viendra le visiter avant le printemps.
En attendant, pour William Desmarais, l’arrivée au Petit-Port et les résultats se débloquent enfin. « La libération, je pense qu'on l'a vécue lors de notre premier entraînement dans notre patinoire (ndlr : en travaux jusque mi-novembre). On se savait déjà chanceux de ne pas être loin et Rezé avait tout fait pour qu'on puisse avoir un bon environnement de travail. Mais c'est un peu comme si tu te sentais toujours à l'hôtel, avec de longs voyages et il n'y avait pas ce côté relaxant et réconfortant de rentrer quelque part à la maison. »
Un home sweet home, donc, qui « a fait du bien mentalement à tout le monde » et devra être moteur pour la suite. « Je pense qu’il est important de ne pas se dire que nous avons devant nous une grosse montagne où l'on pourrait se perdre », prévient celui qui espère mener au mieux sa mission. « Faire des arrêts, des clean sheets, être l'épaule sur laquelle les joueurs peuvent s'appuyer pour se mettre en confiance : je reste persuadé que dans sa philosophie, le gardien de but doit être perpétuellement un game changer. Je me sens vraiment bien à ma place à Nantes, et je sais qu'en ayant plus de constance, on y arrivera. »
Gaëlle Louis
