Coupe de France : FC Nantes 1 - 1 (TAB) Nice : Nantes craque aux tirs au but
Ce dimanche soir, à la Beaujoire, devant 19 451 spectateurs et sous une pluie balayée par le vent, le FC Nantes et l’OGC Nice se sont quittés sur un nul (1-1) au terme du temps réglementaire, avant une qualification niçoise lors de la séance des tirs au but. Un duel engagé, indécis et tactique, qui prolonge une série récente équilibrée entre les deux formations.
Le décor était planté très tôt. Nantes, en 3-4-3 avec ballon mais replié en 4-2-3-1 sans possession, tente d’imposer des séquences longues. Nice, lui, presse haut, porté par Wahi et Diop, et cherche systématiquement les couloirs pour exploiter la vitesse de Clauss et Louchet. Dès la 2e minute, Koné se présente seul mais s’excentre trop. Le Gym répond par une pression continue, concrétisée à la 24e minute : erreur de relance de Cozza, centre tendu de Clauss, tête clinique de Diop (0-1).
Nantes ne rompt pas. Guirassy provoque un coup franc dangereux, Cabella frôle la barre, Tabibou teste Dupé de loin. À la pause, l’équilibre est parfait dans les chiffres comme dans le jeu (50 % de possession, 7 tirs à 4).
Un match fermé, une issue cruelle
Au retour des vestiaires, les Canaris montent d’un cran. Le pressing devient plus coordonné, les courses se multiplient. À la 51e minute, Guirassy égalise sur une frappe déviée, récompensant ce regain d’intensité. La rencontre bascule alors dans un faux rythme, haché par les changements et les approximations dans le dernier geste.
Nice obtient une balle de match à la 65e minute : penalty pour une faute de Amian sur Louchet. Wahi s’élance, Carlgren s’interpose. La Beaujoire y croit. Nantes pousse encore, Dupé s’illustre devant El Arabi et Abline, mais le score ne bouge plus.
La séance de tirs au but tranche sans appel. El Arabi échoue face l’ancien de la maison jaune Maxime Dupé, quand les Niçois transforment toutes leurs tentatives. Fin de parcours pour Nantes, qualification du Gym.
Un scénario frustrant pour les hommes d’Ahmed Kantari, généreux mais trop imprécis, face à un Nice réaliste, solide et chirurgical dans l’exercice final. Dans deux semaines, Nice reviendra à la Beaujoire et Nantes espèrera alors une tournure bien différente.
Thomas AMIOT
