Coupe de France : Les Nantaises veulent prolonger l'état de grâce
Dauphines surprises de leur championnat, les Jaune et Vert retrouvent la Coupe de France ce samedi face au Mans. Entre gestion de l’effectif et volonté farouche de maintenir leur dynamique historique, les joueuses de Nicolas Chabot abordent ce rendez-vous avec la fraîcheur de celles qui n'ont plus rien à perdre.
Le ciel est serein au-dessus du centre d'entraînement nantais, et pour cause : les voyants sont au vert. Installées à une historique deuxième place en championnat, les Nantaises s'offrent une parenthèse enchantée avec la Coupe de France. Ce samedi, c’est un duel face au Mans qui attend les Canaries. Un "bonus" pour certains, une étape cruciale pour d'autres.
Pour Nicolas Chabot, l'entraîneur nantais, ce match n'est pas une simple distraction dans un calendrier chargé, mais un levier pour impliquer l'ensemble de son groupe. L'objectif est clair : capitaliser sur la confiance accumulée. « On essaie de jouer à fond sur tous les tableaux », confie le technicien. « Ce match doit nous permettre de remettre en selle certaines joueuses qui manquent de rythme ou de confiance, tout en s'appuyant sur celles qui performent en championnat. On aura une équipe un poil remaniée, mais qui restera très performante. »
L'idée n'est pas de galvauder la compétition, mais bien d'exister face à une équipe mancelle réputée solide. « On fera tout pour aller le plus loin possible. La Coupe, c'est aussi une opportunité de stimuler plus de joueuses dans l'effectif pour rester frais partout », ajoute Nicolas Chabot.
« Je suis une bosseuse »
Parmi les cadres prêtes à rugir, l'internationale haïtienne Roseline Eloissaint symbolise cette faim de jeu. Parfois utilisée comme "super sub”, l'attaquante ne cache pas son ambition, tout en respectant l'équilibre du groupe. « La concurrence, c'est bien, ça nous pousse à travailler plus dur. Le coach doit faire des choix difficiles, mais dès que je suis dans le groupe, je profite du temps qu'il me donne », explique-t-elle avec philosophie.
Arrivée de loin, laissant sa famille en Haïti pour le froid ligérien, la numéro 11 s'est forgé un mental d'acier qu'elle met au service du collectif. « Je me regarde dans un miroir et je me dis qu'il faut travailler pour être dans le 11. Je reste toujours focus. La Coupe, c’est du bonus, on va essayer d'aller le plus loin possible ».
Alors que le maintien était l'objectif initial, les Nantaises ont déjà rempli leur contrat comptable. Cette "insouciance", comme la nomme Nicolas Chabot, pourrait bien être leur meilleure arme pour créer la surprise et s'offrir un printemps mémorable, que ce soit sur les pelouses de France ou dans la course au Top 4.
Alexis Andouard
