FC Nantes : Kelvin Amian : « On est déterminés à enchaîner et à continuer sur cette dynamique »

Capitaine sous Luis Castro, le latéral droit a perdu son brassard mais reste l’un des leaders des Canaris. Replacé central droit d’une défense à 3 axiaux depuis l’arrivée d’Ahmed Kantari, le joueur de 27 ans évoque le changement de visage de l’équipe avec la nouvelle tête sur son banc.

Jan 10, 2026 - 11:25
FC Nantes : Kelvin Amian : « On est déterminés à enchaîner et à continuer sur cette dynamique »

Concernant le match de l’OM

Comment vous sentez-vous après la victoire à Marseille ?

Très bien. Cette victoire nous a fait énormément de bien, surtout pour commencer l’année. Le moral est bon et ça redonne confiance à tout le groupe. On attendait ce succès depuis longtemps en championnat, donc forcément, ça fait du bien.

Malgré le but refusé, vous êtes restés très concentrés. Comment l’expliquez-vous ?

Sur le moment, il y a forcément de la frustration, mais on est restés focus du début à la fin. On aurait pu être plus efficaces offensivement, mais l’équipe a su passer au-dessus de cette décision et continuer à jouer. C’est une vraie force collective.

Offensivement, l’équipe a semblé plus dangereuse. Pourquoi ?

Parce qu’on a attaqué tous ensemble. Ça commence par nous, les défenseurs, qui faisons monter le bloc. Les pistons apportent beaucoup sur les côtés et ça crée du mouvement devant. Ce n’est pas seulement le travail des attaquants.

Sur le bilan de mi-saison et le changement d’entraîneur

Aviez-vous le sentiment de manquer de réussite en première partie de saison ?

Oui, clairement. On se procurait des occasions, mais il nous manquait souvent ce petit supplément de réussite : des poteaux, des barres… À Marseille, on a su concrétiser, et ça change tout.

Comment expliquez-vous le changement de visage de l’équipe en quelques semaines ?

À Angers, le coach venait juste d’arriver, on n’avait quasiment pas travaillé ensemble. En trois semaines, on a eu plus de temps pour assimiler ses idées, faire des vidéos, s’entraîner. À Marseille, on savait exactement ce qu’on devait faire.

Qu’apporte Ahmed Kantari par rapport à l’ancien staff ?

Il met beaucoup l’accent sur l’agressivité, les duels, les 1 contre 1 et la répétition des efforts. Chacun sait exactement quel joueur il doit gérer. Si tout le monde respecte ces consignes, on peut jouer sans peur, avec et sans ballon.

Le passage à une défense à trois change-t-il beaucoup de choses pour vous ?

Pas vraiment individuellement, car j’ai souvent évolué à ce poste dans ma carrière. Collectivement, en revanche, ça nous permet d’être plus solides et de prendre plus de risques au pressing, car on est trois dans l’axe.

Qu’est-ce qui fera la différence pour le maintien ?

Rester soudés, y croire jusqu’au bout et prendre les matchs les uns après les autres. Il faudra savoir gagner, mais aussi faire des matchs nuls quand c’est nécessaire.

L’absence d’Awaziem pendant la CAN est-elle un problème ?

On s’adapte bien. Tous les joueurs sont prêts à prendre le relais. Ceux qui ont joué à Marseille ont répondu présent, notamment le jeune Sekou Doucoure qui disputait ses premières minutes avec nous cette saison, donc on a confiance.

Vous n’êtes plus capitaine. Comment l’avez-vous vécu ?

Le coach m’a expliqué son choix dès son arrivée. Il n’a rien contre un gardien capitaine et Anthony (Lopes) est totalement légitime. Ça ne m’a pas perturbé, le plus important c’est le groupe.

Le match face à Nice dimanche à 18 heures.

Comment abordez-vous ce 16e de finale contre Nice ?

Comme un match de Ligue 1. On est déterminés à enchaîner et à continuer sur cette dynamique. 3 victoires d’affilée, ça n’a pas dû arriver depuis longtemps pour nous, et puis la Coupe est importante pour le club, mais on ne s’avance pas trop. On prend les matchs les uns après les autres.

Nice est aussi dans une phase de transition. À quoi vous attendez-vous ?

À un gros match. Les deux équipes sont dans un nouvel élan et ont changé d’entraîneur récemment. À nous de faire le maximum pour dominer et poursuivre l’aventure en Coupe de France.

Propos recueillis par Matthieu CROUIGNEAU