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La victoire face à Tarbes (63-52) à La Trocardière bouclant février a permis de rallumer la petite lumière de l’espoir. Sans tambours ni trompettes mais, à l’image de cette équipe : le collectif en tête, le sens du devoir en plus.
Le goût de la victoire. Voilà une saveur oubliée qui, de nouveau en bouche fin février, a su immédiatement effacer l’amertume des regrets… qui seconjuguaient jusqu’alors au pluriel. « Mon côté grincheux me fait regretter de ne pas avoir, au final, récupéré le point-average. Mais on est encore vivant... » Et c’est en fait tout ce qu’attendait Emmanuel Cœuret, au terme de cette 15e journée, après ce succès au courage face aux Tarbaises : « de ne pas se savoir quasi condamné à la relégation ».
 
Sans aucune euphorie, il faut tout de même soulever quelques indicateurs qui invitent à l’optimisme : ce groupe, pourtant lanterne rouge de la division, démontre au quotidien non pas les symptômes d’un grand malade, mais plutôt le dynamisme d’un collectif qui veut y croire.
« Simplement, le fait de gagner fait tellement de bien ! », souriait, à chaud, la co-capitaine Antonia Delaere, capitale de détermination et d’efficacité, lors de ce rendez-vous couperet (20 points, 64% d’efficacité au shoot). Au passage, l’internationale belge est également devenue une future athlète olympique, puisqu’elle a validé mi-février sa qualification pour Tokyo, sous le maillot des Belgian Cats ! « Honnêtement, sur ce dernier rendez-vous de février, on était plus que jamais prêtes mentalement. On a vraiment préparé ce match avec précision, que ce soit techniquement, tactiquement, dans son approche globale. Après, je pense que l’on a su vraiment rester focus pendant la rencontre pour tout donner, y compris quand ça allait moins bien. À aucun moment nous n’avons perdu le contrôle. »
Ronni Williams : « Ce qui m’intéresse, c’est notre progression, notre jeu, notre survie… »
En somme, l’espace d’une rencontre classée à haut risque, les Déferlantes ont su se prouver qu’elles valaient mieux que ce triste bilan de seulement deux victoires jusqu’alors, que les péripéties traversées avaient su les rendre plus fortes, aussi.
Arrivée début janvier, Ronni Williams, avec son détachement tout américain, n’hésite d’ailleurs pas lorsqu’il s’agit désormais d’établir la marche à suivre : « Dans 90% des cas, je ne connais pas l’histoire de l’adversaire ou les joueuses en face. Ce qui m’intéresse, c’est nous : notre progression, notre jeu, notre survie. Je me sens de mieux en mieux, les filles sont super avec moi. On ira chercher ce maintien ensemble. »
On vous le dit, aucune animosité n’anime ce groupe… qui ne dispose plus de marge, non plus.
« De toute façon, nous sommes habitués, c’est comme ça depuis le début... », reprend le coach nantais. « On a réussi à garder la maîtrise malgré les maladresses, à retrouver aussi une densité défensive. Travailler la stratégie c’est bien, mais quand les joueuses l’appliquent... Et là, sur ce match face au TGB, ça a été le cas. »
« Tout partira de cette dynamique collective », confirme Delaere. « Y aller ensemble, même si c’est dur, même si tout ne fonctionne pas parfaitement…. On garde cet enthousiasme en nous. »
C’est ce que l’on appelle apprendre à danser sous la pluie. Le signe qu’elles sont plus que jamais Nantaises….
Crédit photo : Gaëlle Louis