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Steve Peironet, libéro venu d’une autre planète !

Le parcours atypique du nouveau libéro nantais, issu du football, est probablement la clé de sa longévité et de son énergie inépuisable. Rencontre avec un joueur délivré de tout carcan.

Ne vous fiez pas à son allure juvénile, son acte de naissance stipule bien une naissance en 1985 ! Son coach n’avait d’ailleurs pas hésité à blaguer sur l’âge de sa recrue lors de la présentation aux partenaires, le pourtant tout frais papa ne semblant pas si loin de l’âge des Célestin Cardin et Timothée Galtié… mais en combinant les deux !
De quoi le faire sourire, Steve Peironnet ayant commencé le volley exactement à l’âge du second (17 ans), déjà international jeune et au contact du groupe professionnel depuis deux saisons maintenant. 
Car vous auriez bien pu effectivement voir le natif de Hyères dans le costume de professionnel d’un ballon lui aussi rond, mais sur des terrains gazonnés ! « J’ai joué au football (milieu droit) dès l’âge de cinq ans, avec l’objectif de passer professionnel. A l’âge où l’on se retrouve généralement à pousser la porte des centres de formation, je me suis lourdement blessé à la main. J’ai vu des potes de ma génération partir à Nice, Monaco, Sedan. Moi je me suis fait opérer… Et ça s’est très mal passé. »

« Avec un père plagiste, je pouvais jouer régulièrement au beach ! »

Se retrouvant alors dans l’incapacité de ne serait-ce que plier la main, Steve Peironet a multiplié les avis. Jusqu’à ce qu’un grand spécialiste de chirurgie orthopédique du centre hospitalier de la Timone à Marseille lui conseille, pour rééduquer sa main et en retrouver toutes les capacités, de se mettre… au volley-ball. « Avec un père plagiste, je pouvais jouer régulièrement au beach et j’ai fini par me dire que je pouvais toujours tenter la même discipline en salle, puisque j’aimais bien cela. Mais je ne m’attendais pas du tout à ce que cela me mène à une carrière ! »
Après un essai à Avignon et un autre à Alès, l’ancien footballeur adopte de façon très naturelle les réflexes de libéro. « De toute façon, ce n’était pas très compliqué : en arrivant, la seule chose que je pouvais faire avec ma main récalcitrante, c’étaient des manchettes (rires). J’étais dans l’incapacité totale de faire une passe. Avec le temps, j’ai totalement recouvré mon articulation et je me suis retrouvé volleyeur pro deux ans après. »

Un parcours presque décidé par hasard, lui qui aurait pu opter pour les sports nautiques, un loisir dont il ne démord pas. Avec un papa ancien champion de planche (record de vitesse) et des années à Ajaccio et Sète pour pratiquer la chasse sous-marine, le surf et le paddle, le néo-Nantais peut toujours davantage se consoler à Rezé, avec la proximité de l’océan Atlantique, que lorsqu’il évoluait en Picardie (à Beauvais, en 2014-2015) ! « Bon en revanche, chez vous, il est quand même vachement froid l’océan (rire) ! Mais je dois avouer que c’est extrêmement ressourçant de pouvoir prendre facilement l’air du littoral ».

Un paramètre non négligeable pour lui, qui reconnaît ne pas s’épanouir exclusivement dans le volley et avoir besoin de sortir du bocal pour s’exprimer pleinement. Retrouver Fulvio Bertini a, évidemment, pesé également dans la balance. « Je connais ses méthodes, je sais comment il fonctionne car je l’avais eu comme entraineur à Beauvais. Il a pris le pari de prendre plusieurs joueurs français… dont moi. On me proposait un contrat de deux ans et cela s’inscrivait à merveille dans ce que je souhaitais pour ma carrière, mais aussi pour ma famille. J’avais envie de me poser, surtout avec l’arrivée de la petite dernière : tout était réuni pour que je mette le cap sur Nantes. »

Un libéro hyperactif qui planche déjà sur sa reconversion…

Le sudiste avait goûté un peu plus au « Nord » avec une dernière saison disputée à Poitiers. Le club poitevin lui avait d’ailleurs proposé une prolongation, que Peironet a finalement déclinée. « J’avais été très clair au début en leur disant que mon objectif principal était vraiment, après une grosse blessure, de me relancer. J’avais bossé comme un dingue pour arriver dans le meilleur état de forme à Poitiers et j’avais derrière moi un jeune que je pouvais aider (Luca Ramon, 20 ans, NDLR). Je crois qu’il a été bien lancé et qu’il était prêt à assumer un rôle de titulaire. Alors, lorsqu’ils m’ont annoncé qu’ils souhaitaient me garder, j’ai simplement répondu qu’ils avaient déjà un libéro opérationnel pour cette saison. Cela me tenait vraiment à cœur que cela se passe comme ça pour lui. Quand j’ai commencé, je n’ai eu personne pour m’aider, avec qui discuter ou tout simplement parfois me recadrer. »

Il l’avoue sans fard : être libéro, c’est parfois frustrant. La moindre erreur à la réception se paye cash, il faut composer avec la tentation d’amener de l’envie, du plaisir et de l’énergie, quand parfois, l’équipe n’y arrive plus... mais tout cela sans pouvoir faire de point ni servir.
Le tempérament tout feu tout flamme du jeune Peironet lors de ses débuts avait parfois du mal à être contenu. Mais aujourd’hui, il a su trouver cet équilibre lui permettant de vivre sa carrière, les matchs et les challenges qui l’attendent avec le recul nécessaire. L’hyperactif a trouvé la solution : « toujours avoir quelque chose d’autre à faire à côté. Mon âge avançant, ça a été de préparer mon avenir. Je suis donc en train de valider un BTS immobilier, le partenaire « Vivre Ici » du club me permettant d’apprendre, au sein d’une agence. Quand je ne suis pas au volley, je fais mon maximum pour appréhender ce nouveau métier. J’ai toujours été comme ça, je dors peu… Et encore moins depuis que la petite est arrivée, mais ça ne pose aucun problème ! ».

 

 

ACTUALITES
Encore un record pour le NRMV !

En mettant sur pied en moins d’une semaine toute une logistique de retransmission à l’occasion du duel européen franco-français face à Cannes, en 16e de finale de la Challenge Cup (élimination 2-3), Morgane Le Gall et ses équipes ont vu tous leurs efforts récompensés avec un retour 100% positif.
3h30 de direct (avant-match + match dont une interview croisée de Frantz Granvorka et Victoria Ravva en duplex depuis Cannes), 6 caméras pour plus de 73 000 personnes touchées pendant le live sur les réseaux sociaux « et une vidéo qui continue à vivre » : l’initiative a su conquérir les supporters et fans « car il était hors de question de les laisser tomber », glisse le couteau-suisse du NRMV. « Le cahier des charges de la CEV était titanesque, le pari était un peu fou, mais j’ai quand même contacté deux entreprises, membres du NRMV BUSINESS CLUB, qui ont accepté de relever le challenge de filmer pour la première fois une rencontre de volley, alors que tous les spectateurs étaient confinés. »
Soutenu par Boulanger et Crédit Mutuel dans son initiative, le club de la Métropole a cravaché pour offrir une qualité d’images optimale, grâce à Production 44 et Mars Vidéos, qui ont permis aux internautes de vibrer pour ce combat exceptionnel !