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Revoilà Aurélie Bonnan à la barre des Déferlantes ! Il y a un an tout juste, l’ancienne capitaine et internationale française du NRB avait réussi une périlleuse mission sauvetage, les Déferlantes se maintenant in extremis en LFB.

Au cœur de ce printemps chamboulé, Aurélie Bonnan vient cette fois de succéder à Emmanuel Coeuret, dans le costume de coach principale. Le contexte s’annonce là aussi relevé…mais cette leader dans l’âme est une habituée des baptêmes atypiques !
La période a été évidemment compliquée à négocier… Heureusement pour vous, le club a rapidement été fixé en apprenant son maintien parmi l’élite.
C’est vrai, mais on a tout de même dû envisager deux possibilités de recrutement. Notre priorité était de miser sur des joueuses françaises. On sait que certaines attendaient les garanties d’évoluer dans l’élite. Il a fallu trouver les bons mots, le bon discours pour pouvoir convaincre. Une fois l’annonce du maintien validée, cela a déclenché des engagements. Quoi qu’il arrive, j’avais déjà une idée de ce que j’avais envie de faire avec mon équipe.

Il a toutefois fallu composer également avec de très fortes contraintes, notamment financières… Comment s’est passée cette période de confinement ?
Un état des lieux a été régulièrement réalisé avec les dirigeants, afin d’être certains de savoir vers quoi on pouvait s’orienter. On se doute bien que l’on va être moins attractif que cela soit pour des raisons de finances mais également de résultats. Mais ce n’est pas une fin en soi ! Le sport professionnel, c’est du business ! Cela peut parfaitement se comprendre que les joueuses hésitent, aillent voir ailleurs, réfléchissent un peu plus longuement et différemment quant à une potentielle venue chez nous. L’aspect financier est primordial et malheureusement, au regard de la crise, avoir des garanties reste parfois encore très flou, notamment concernant les partenariats privés. Mais il est hors de question de dépenser ce que l’on n’a pas. Il serait totalement malvenu d’ailleurs d’aller frapper aux portes des entreprises qui, elles aussi, subissent de plein fouet les répercussions de ce Covid–19. La priorité reste la santé de tous les acteurs du sport professionnel.
Au-delà de ces considérations financières, on a passé deux mois à regarder 50 vidéos par jour, à appeler les agents. On était animé par la pression et l’excitation à la fois, car on veut tout faire pour disposer du meilleur effectif possible à la reprise. On a multiplié les échanges avec les filles, car à un moment donné nous n’avions par la certitude de rester en LFB. Et pourtant, des joueuses comme Hatoumata Diakité, Bintou Marizy-Dieme ou encore Camille Lenglet étaient OK pour le double projet et donc partantes quelle que soit la division dans laquelle on allait évoluer.

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Garante de l’aspect technique dans toutes les strates du club

Nous sommes en train de parler de terrain… mais c’est également tout un staff technique qu’il a fallu remodeler.
Tout à fait. À la base, j’ai été recrutée en tant que directrice sportive, à savoir pour porter une vision globale du club, de la formation jusqu’à l’équipe fanion. A mes yeux, on doit envisager la partie technique des U15 jusqu’à la formation de LFB, puisque je suis aujourd’hui coach de l’équipe principale. Bien sûr, chacun gère sa partie mais on échange beaucoup.

Sur le banc, vous serez secondée par Camille Aubert. Ce choix a été naturel pour vous ?
Avec Camille, on se connaît depuis extrêmement longtemps. Je connais ses valeurs humaines, sa connaissance de la vie de club et du haut niveau, mais également du contexte et d’une entité NRB au sein de laquelle elle a évolué (entre 2008 et 2010, NDLR). Elle avait besoin de réfléchir afin de passer complètement ce cap d’ancienne joueuse professionnelle au statut de coach. Du coup, oui, cela s’est fait de façon assez naturelle et de toute façon, même si cela n’avait pas été moi la coach, elle était sollicitée pour nous rejoindre.

Avez-vous de la visibilité sur une date de reprise ?
Déjà, arrêter le championnat a été pour moi la meilleure des décisions. J’irais même plus loin : ça a été une délivrance. Il ne faut pas oublier que pour le sportif de haut niveau, les jambes comptent autant que la tête. C’était une question d’intégrité physique que de mettre fin définitivement au championnat car il aurait été hyper dangereux de reprendre. Alors même si on a hâte de retrouver les sourires des supporters, une salle qui vit, nous ne savons même pas quand nos installations vont rouvrir… Cette adrénaline manque à tous… mais remettons les choses dans leur contexte : il est prématuré de savoir comment les regroupements sportifs se passeront. La priorité aujourd’hui est de garder le club à flot.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien avec Aurélie Bonnan dans la prochaine édition papier du Journal Nantes Sport, qui sortira fin mai…

 

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