fbpx

Après des semaines de lutte et des garanties financières pourtant solides, le Stade Nantais s'est vu définitivement relégué de deux échelons en dessous de son niveau sportif pour manquement aux règles dictées par la FFR sur le plan financier. Un gâchis monumental.

Le tourbillon de la vie... Il y a quelques années, le Stade Nantais répondant alors au nom de SNUC se voyait relégué et dans la nécessité de se recréer une nouvelle identité pour retrouver la lumière. Un parcours du combattant, rondement mené sur les terrains et qui les a menés de nouveau à la Fédérale 1, première marche vers la voie de la professionailsation. La coupe du Monde en France approchant à grand pas, voir briller un peu plus l'ovalie dans la cité des ducs n'était plus un rêve mais bien un projet auquel a cru Philippe Saulnier, reprenant les rênes derrière Jean-MArc-Allègre, mais également Vincent Etcheto, souhaitant amener sa pierre à  l'édifice. Sans parler de château en Espagne, on pouvait envisager la bâtisse solide. Mais depuis aujourd'hui et un passage devant le comité directeur de la Fédération Française de rugby (FFR), il ne reste que des ruines à rebâtir... 

La nouvelle équipe dirigeante croyait dur comme fer à la viabilité de son plan de reprise et de développement. Toutefois, la fédération n'a pas plié et s'en est clairement justifié :  « Un rapport d’expertise commandé par le bureau fédéral aux fins d’apprécier la solidité du projet d’un investisseur principal au sein de la société par actions simplifiées (SAS), conclut que l’offre de reprise des activités professionnelles par ce dernier et ses associés, déjà bien engagée, peut être considérée comme sérieuse et solide financièrement «pour la SAS». Néanmoins, l’ensemble des dettes au bilan de l’association ne seraient pas couvertes par la SAS. L’offre de reprise ne résout donc pas à court terme, l’endettement bancaire de l’association. »

Un coup de tonerre pour les repreneurs, mais surtout toute une équipe qui sportivement avait plus que jamais mérité sa place en Fédérale 1 ... voire mieux très rapidement. Mais l'issue finale est bien une relégation du club, placé dans la poule 15 de Fédérale 3. Une frustration sans égale et toute une pléiade de joueurs de talents qui n'auront, contexte sanitaire oblige, pas eu l'occasion de saluer un public de fervents supporters. 

De son côté, Vincent Etcheto - nommé général manager du club - ne sera évidemment plus de la partie à  Laporte . « C’est un énorme gâchis. Je suis dégoûté, a déclaré ce dernier à Actu Rugby.  Elle fait payer à l’ancienne présidence ces deux années où elle n’a pas agi comme il fallait. 800 000 euros ont été mis sur la table, ce n’est pas rien quand même ».