fbpx
Diapositive 1
L’actualité du sport nantais, 100% GRATUIT Version papier & numérique
La première grande victoire de Benoît Marie en 2013 avec la Mini Transat

Il a terminé il y a quelques semaines aux côtés d’Armel Tripon, -son coéquipier- la Transat Jacques Vabre sur les P’tits Doudous avec à la clé une très belle 5éme place et un premier passage de l’équateur. Avec, à peine arrivé sur terre, plein de projets dans la tête, nourris par les heures passées sur le bateau mais aussi par ses études d’ingénieur. Rencontre avec le nantais Benoît Marie, 34 ans, navigateur, ingénieur, un marin avec la tête et les pieds sur mer, mais aussi sur terre et dans les étoiles.

Benoit, comment ton histoire avec la voile a-t-elle commencé ?

Mon premier souvenir d’enfance, c’est une sortie en mer au large de la Trinité et de Belle-Ile en mer, la nuit avec mes parents. Avec mon père à la barre, me montrant les étoiles. Des étoiles filantes. Un souvenir inoubliable. Et à ce moment là, dans ma tête d’enfant, un déclic et une résolution. « ça, ça me plait, je vais en faire un peu plus ». Après, c’est le parcours classique dans un club de voile, le SNO à Nantes, avec d’abord l’Optimist, l’Europe, puis le tour de France à la voile… Et derrière tout cela, un rêve révélé dés l’âge de 12 ans, pouvoir participer un jour à la mini transat. A cette époque, l’école, ce n’est franchement pas mon truc. Je passe mon temps à gribouiller des bateaux sur mon cahier de brouillon et à rêver. Ma seule envie, c’est d’être dehors, sur l’eau et de dessiner encore encore des bateaux.

Comment Benoit, le jeune garçon passionné de voile mais peu par les études se passionne-t-il alors pour l’ingénierie des bateaux jusqu’à intégrer la plus prestigieuse école à Auckland en Nouvelle-Zélande ?

Cela se passe précisément au départ de la mini-transat à Concarneau en 1999. J’ai 12 ans. Il y a là un bateau qui me fait rêver. Celui de Lionel Lemonchois, un bateau rouge appelé Sampaquita -je m’en souviens encore- un bateau mythique construit avec ses amis. Je demande alors à mon père. « Papa, il coute combien ce bateau ? » « 350 000 francs. » « Et si je travaille, il va me falloir combien de temps pour pouvoir économiser une pareille somme. » Mon père me dit « Si tu ne manges que des pâtes, au moins 10 ans ». Là, je fais un petit calcul dans ma tête. J’avais 12 ans. Encore 10 ans d’études au moins. Plus 10 ans à travailler. Il fallait donc que j’attende 2 fois la vie que j’avais vécue pour réaliser mon rêve. Ce jour là, mon père est très malin - c’est un bon manager mon père - car il rajoute : « Sinon, tu fais un peu plus d’études. Tu vas pouvoir économiser un peu plus et réaliser ton rêve un peu plus vite. ». Cela a été le déclic, renforcé quelques années plus tard, j’avais 15 ans, par une discussion avec mon entourage et le vice-président du SNO, Serge Raphalen, sur ma passion du dessin pour les bateaux. La nécessité de faire des études d’ingénieur pour y arriver. Et d’être le meilleur avec seulement 1 seule place pour 10 candidats. On peut le dire : j’ai fait des études pour faire de la voile de compétition.

12 ans ont passé. Nous sommes en 2013. Benoit remporte avec un bateau qu’il a modifié en partie, la Mini Transat pour sa première participation, à peine 2 ans après la fin de ses études qui l’on mené à décrocher un double diplôme d’ingénieur. Le second à L’Université d’Auckland à la Yacht Research Unit. Benoit rentre dans le grand bain, celui des skippers professionnels. Le début d’une nouvelle aventure.

Prochain épisode : les études à Aukland, le bateau qui vole, l’ingénierie au service des performances sur l'eau.